Arch. de l'Oise, G
en vain que les moines protestèrent encore contre l'authenticité des reliques, en faisant assigner le chapitre devant la cour de Rome le 1er avril 1463. Le Parlement leur défendit d'user de ce moyen par un arrêt du 27 décembre 1465 ' .
En arrivant à No von le 24 août 1468, à huit heures du soir, Louis XI se rendit immédiatement à la cathédrale et s'agenouilla dans le chœur pendant le Te Deum2. Le lendemain, il visita l'édifice en détail et son attention fut attirée par un ancien tableau qui représentait le sacre de Charlemagne. Cette peinture se trouvait dans la chapelle de Saint-Éloi, derrière le chœur. Le roi demanda au chapitre de lui en faire peindre une copie3. Il revint à Noyon avec la reine et le duc d'Aquitaine dans les premiers jours du mois de février 1471 et fit dire des messes en sa présence à l'autel de l'Annonciation qui se trouvait sous le porche de la cathédrale, à côté de l'autel de la Visitation4. L'évêque Jean de Mailly, mort à Paris le 14 février 1473, fut enseveli trois jours après dans le chœur, à gauche de l'autel4. Il avait donné au trésor, en 1467, une magnifique chape ornée de broderies et estimée 80 livres5.
Par lettres patentes du mois de juin 1474, datées de Noyon, Louis XI fit diverses fondations pour les deux autels de l'Annonciation et de la Visitation6. Le chapelain, nommé par le roi, avait le droit de porter des bottes avec des éperons et de tenir un fouet à la main quand il venait occuper sa stalle dans le chœur. Le chapitre donna l'ordre de renouveler la décoration de ces autels le 29 juillet 1474, et le roi envoya 93 écus d'or le 15 décembre pour participer à la dépense et aux frais d'une procession solennelle7. L'année suivante, Louis XI renonça au droit de nomination du chapelain8.
Les voûtes de la cathédrale menaçaient de s'écrouler vers 1475. Le chapitre résolut de s'adresser à Pierre Tarisel, maître des
1. Levasseur, Annales de l'église cathédrale de Noyon, p. 1057 à 1064.