‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 71 sur 150 · Arch. de l'Oise, G · texte numérisé non relu

Arch. de l'Oise, G

et Jean Moet, charpentier à Soissons, qui prêtèrent serment devant René Hudeline de Certon, subdélégué à Noyon de l'intendant de Soissons. Ceux-ci firent un nouvel examen du monument le 28 décembre 1720, avant de présenter un devis de 52,226 livres le 7 janvier 1721. Le chapitre trouva sans doute que cette évaluation était inférieure à la somme nécessaire pour restaurer la cathédrale, car Charles Graux, Joseph Delafosse et Thomas Dantier firent une seconde visite de l'édifice du 30 juin au 2 juillet 1721, après avoir prêté serment devant le lieutenant général du bailliage de Noyon1. Leur devis définitif, qui servit de base à l'adjudication, s'élevait à la somme de 82,952 livres. Ces experts avaient tout d'abord examiné le porche, où trois rangs de marches et deux branches d'ogives s'étaient effondrés. Il fallait également remplacer les grilles de clôture et tous les vieux plombs de la terrasse du porche : ce dernier travail devait coûter 7,600 livres.

Au sud, plusieurs voûtes d'ogives du bas côté menaçaient ruine, ainsi que deux fenêtres des tribunes. Les combles de la chapelle de Hangest, de la chapelle de Saint-Nicolas et des tribunes de la nef renfermaient de nombreux bois pourris. Dans la grande charpente de la cathédrale, il était utile de changer onze grosses poutres, un grand nombre de chevrons et 260 toises de couverture, ce qui devait entraîner une dépense de 15,150 livres. Du côté nord, la corniche et les chéneaux de la nef et des chapelles latérales avaient besoin d'être recouverts en plomb, et le comble des tribunes se trouvait en mauvais état. On devait réparer les abat-son et la toiture de la grosse tour du nord, et remplacer la flèche en charpente de la tour méridionale. Les deux petits clochers de l'abside devaient être restaurés, maison comptait diminuer la hauteur de celui du nord2.

En outre, les entrepreneurs proposaient de refaire à neuf l'encadrement de cinq fenêtres calcinées par le feu dans les tribunes du chœur. Les feuilles de plomb qui recouvraient leurs voûtes et la balustrade en bordure, formée de petites arcades en tiers-point, avaient besoin d'être renouvelées. Le soubassement des chapelles rayonnantes était dégradé, et les tempêtes avaient fait tomber seize toises de balustrade sur les croisillons où les plombs des

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