‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 73 sur 150 · Arch. dé l'Oise, G · texte numérisé non relu

Arch. dé l'Oise, G

12 octobre 1722 et terminé le 13 octobre 1724, coûta la somme énorme de 2,694 livres. Le couvreur Baudrimont se chargea de compter les ardoises et de les monter sur les toits1.

Deux marchands de Coucy , nommés Claude Delin et Louis Sauvage, s'engagèrent à livrer les bois de chêne nécessaires à la réparation de la charpente par un marché de 3,000 livres daté du 29 octobre 1722; mais, d'après le compte du chanoine Geuffrin, trésorier de la fabrique, la somme de 8,520 livres leur fut versée en plusieurs paiements. Des scieurs de long débitèrent 593 toises de bois blanc pour faire les chevrons. Dès que le transport des solives fut achevé, l'adjudicataire général, Florent Soupplet, fit signer un marché de 5,000 livres au charpentier Joseph Delafosse le 7 juin 17232. Celui-ci prenait l'engagement de consolider la charpente du transept et du chœur au moyen d'enrayeuses, et il devait remplacer les arbalétriers des noues au-dessus de la croisée. On peut évaluer à 19,500 livres environ la somme totale des travaux de charpente exécutés dans le grand comble de la cathédrale à cette époque.

Le 9 mai 1722, le chapitre avait eu la malencontreuse idée de consulter Jean Beaunof et Claude Poulet, maçons à Chantilly, sur les causes de l'infiltration des voûtes du chevet3. Ces experts prétendirent « que la pourriture de la charpente, des murs et des voûtes du chœur venait du voisinage des deux petites tours de droite et de gauche, qui empêchaient l'écoulement des eaux. » Ils concluaient à la nécessité de les démolir jusqu'au niveau de la corniche de l'abside, afin de prévenir l'effondrement du sanctuaire. Le chanoine Lesquevin, partisan déterminé de ce projet, le fit adopter par ses collègues, et la démolition des tours jumelles fut décidée au commencement de l'année 1723, malgré le projet de restauration présenté en 1721 par le maçon Charles Graux. En parcourant le devis rédigé du 30 juin au 2 juillet 1721, on voit que le petit clocher bâti à l'angle du chœur et du croisillon nord s'appelait la tour de l'Horloge, et que la tour Bazin s'élevait au sud, près de la chapelle de l'évêché. Ce nom lui avait sans doute été donné en 1421, quand le charpentier Thibaud Bazin y avait installé la cloche du beffroi de la ville4.

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