‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 78 sur 150 · Arch. de l'Oise, G 1343 et · texte numérisé non relu

Arch. de l'Oise, G 1343 et

toiture de deux galeries. Pendant l'automne, il boucha les crevasses des voûtes du chœur et de la nef1.

Le compte du chanoine Geuffrin, trésorier de la fabrique, commencé le 17 octobre 1722 et terminé le 23 septembre 1730, prouve que les réparations exécutées à la cathédrale pendant cette période coûtèrent 62,447 livres'2. Le mémoire adressé au Conseil du roi, le 30 mai 1754, par les huit chanoines qui s'opposèrent à la construction du nouvel autel, contient quelques détails précis sur la marche des travaux3. Ainsi, un procès-verbal de visite, rédigé le 21 avril 1728, constatait qu'une somme de 45,621 livres avait été dépensée jusqu'à cette date. Les travaux prévus par huit articles du devis étaient restés en suspens. On n'avait pas réparé les grilles du porche, la charpente entre les deux tours, les balustrades du croisillon sud, le soubassement et la couverture en plomb des chapelles rayonnantes, les voûtes du cloître, les pignons de la chapelle du Commun et de la salle du Trésor.

L'ancien dallage et les pierres tombales du chœur n'avaient subi aucun remaniement jusqu'en 1743, mais, dès le 20 octobre 1741, le chapitre avait formé le projet de paver le sanctuaire en marbre4. Avant de procéder au nivellement du sol, on exhuma les restes de sept évêques ensevelis dans le chœur depuis la fin du xme siècle jusqu'au milieu du xvf siècle. JeanGineste, vicaire général, fut chargé de dresser un procès-verbal de cette opération5. Le 17 avril 1743, on ouvrit le caveau de Vermond de la Boissière, mort en 1272 et inhumé sous une tombe en cuivre d'une seule pièce. Son corps avait été déposé dans un cercueil de bois avec une crosse en cuivre ornée de pierreries, un calice et une patène en étain. Le même jour, les fouilles firent découvrir les ossements de Raoul de Coucy, mort en 1425. La pierre tombale de cet évêque était incrustée de lames de cuivre et d'étain, comme celle des cinq autres prélats suivants.

Le lendemain, on trouva dans la sépulture de Florent de la Boissière, mort en 1331, sa crosse en plomb, un calice, une patène et des débris d'ornements épiscopaux. Cette tombe était voisine de celle de Gilles de Lorris, mort en 1388, qui contenait

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