Gallia christiana, t. X. Instrum., col
un petit vase en grès rempli de charbon. Le 19 avril, on découvrit le cercueil en plomb de Jean de Mailly, mort en 1473, les restes de Guillaume Marafin, mort en 1501, et le corps de Charles de Hangest, inhumé en 1528 dans un petit caveau. On retrouva sa mitre, ses ornements, ses souliers, ses gants, sa crosse en bois doré et cannelé, son calice et sa patène en étain. Les ossements de ces anciens évêques furent déposés séparément dans des petites fosses en maçonnerie.
En 1743, l'évêque François de la Cropte de Bourzac bénit à l'église de Saint-Martin de Nojon une cloche nommée Jeanne- Pierre et fondue par Gavilier, qui fut transportée en 1795 dans la grosse tour du sud *. Le 13 novembre 1744, la fabrique conclut un marché avec un facteur de Paris, nommé Yéjux, pour la réparation du grand orgue, qui donna lieu à une contestation, car Manceaux, organiste à Saint-Quentin, et Férant, facteur parisien, désignés comme experts, vinrent essayer l'instrument à Noyon le 11 mai 17502. Ils imposèrent au constructeur des retouches assez importantes. La cathédrale se trouvait encore en mauvais état à cette époque. En effet, un procès-verbal de visite, daté du 16 juillet 1742 et divisé en trente-cinq articles, évalue les réparations nécessaires à la somme de 39,289 livres. En outre, il fallait dépenser 99,178 livres pour restaurer les maisons des chanoines. Le chapitre s'adressa encore une fois à Louis XV pour lui demander d'autoriser la vente de nouvelles coupes de bois. Un arrêt du Conseil d'État, qui porte la date du 28 décembre 1745, permit aux chanoines de mettre ces réserves aux enchères, et l'adjudication produisit 60,000 livres3.
L'architecte Claude Bouillette, invité à présenter un devis moins élevé, visita Notre-Dame de Noyon le 24 avril 1747 et réduisit les évaluations à la somme de 21,122 livres pour la cathédrale, et à la somme de 48,950 livres pour les maisons canoniales4. Le 28 juin de la même année, un marchand, nommé Maurice Carpentier, se rendit adjudicataire des travaux de la cathédrale au prix de l'estimation5. Le cahier des charges lui
1. Laffineur (l'abbé), Une visite à Notre-Dame de Noyon, p. 74.