‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 80 sur 150 · Arch. de l'Oise, G · texte numérisé non relu

Arch. de l'Oise, G

imposait comme dernier délai le mois d'octobre 1749, mais il est probable que cette clause ne fut pas remplie. Le mémoire qui contient tous ces détails fut rédigé par le chanoine Bonnedame et ses collègues le 30 mai 1754. On y voit que la réparation de la grande voûte du chœur, faite entre les années 1747 et 1751, avait coûté 600 livres1. Il faut en conclure que les arcs-boutants supérieurs de l'abside, dont le mauvais style trahit l'époque de Louis XV, furent remplacés pendant cette période. Le 27 octobre 1746, un sonneur étourdi ayant tiré du haut de la grosse tour du sud un coup de fusil sur des corbeaux, le feu se déclara dans le clocher à huit heures du soir, mais les habitants l'éteignirent en faisant la chaîne2.

Alexandre Margry, marbrier à Senlis, conclut un marché avec la fabrique, le 2 mai 1750, pour poser des dalles de pierre dure sur la terrasse des tribunes du chœur qui était recouverte de plomb3. Il s'engageait à prendre les pierres à Senlis, dans la carrière du Fossé, à fournir de nouvelles gargouilles, ornées de quelques figures, et devait toucher 21 livres 10 sous pour chaque toise carrée de dalles, 43 livres pour chaque toise de chéneaux et 10 livres pour chaque gargouille. Vers la même époque, le couvreur Bayart travailla dans les combles de la cathédrale et de ses dépendances4. Après avoir renouvelé les toitures de la chapelle du Sépulcre ou de Sainte-Luce et de la chapelle du Commun pour 664 livres, en 1750, il remit en bon état les couvertures de la nef, du cloître et de la sacristie en 1751 et en 1752. La fabrique paya son mémoire avec 9,376 livres de vieux plomb provenant des chéneaux et des terrasses. Cet entrepreneur avait été chargé de badigeonner la nef vers 1751, car on lui devait encore 800 livres sur ce compte spécial en 17525.

Le défaut de quittances ne permet pas de préciser les autres travaux exécutés par les entrepreneurs de Maurice Carpentier, mais il fut obligé de faire des réparations non prévues dans le devis de 1747. Comme il réclamait de l'argent à la fabrique, le maître des eaux et forêts de Noyon désigna comme experts le maçon Eloi Graux et le charpentier Joseph Sézille, qui

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