Archives de la fabrique, registre I, fol
des chaînages et des tirants en fer dans le croisillon sud, en bouchant l'une des travées de sa galerie inférieure.
La réception solennelle de la duchesse de Berry à la cathédrale eut lieu le 25 mai 1821. Cette cérémonie fut présidée par Mgr de Bombelles, évêque d'Amiens1. En souvenir de la mission prêchée pendant l'hiver de 1824, une grande croix de bois, déposée aujourd'hui dans la première chapelle du bas-côté nord, fut dressée derrière l'abside de la cathédrale le 26 décembre de la même année2. En 1828, M. Croizet, architecte à Compiègne, dressa un devis des réparations les plus urgentes de l'édifice. Ces travaux furent adjugés pour 2,440 francs au serrurier Lebel, qui dut fournir des tirants pour arrêter l'écartement des murs. En même temps, on répara deux piliers de la cathédrale. Dans la nuit du 24 au 25 octobre 1833, des voleurs forcèrent le tabernacle du maître-autel, qui contenait un ciboire moderne, car le trésor, autrefois si riche en objets d'art, ne renferme plus que deux beaux calices du xvne siècle. Le 15 mai 1835, les marguilliers adressèrent une lettre au ministre des Cultes pour demander le classement de Notre-Dame de Noyon parmi les monuments historiques3. La commission, créée en 1837 et organisée le 19 février 1839, accueillit favorablement leur désir et confia la direction des travaux à M. Daniel Ramée.
Dès l'année 1837, cet architecte signalait des lézardes dans les voûtes du cloître, et le 2 avril 1839 il présentait au conseil de fabrique un devis de 11,414 francs4. Grâce à la générosité des habitants de Xoyon, aux dons de la famille royale et aux subventions ministérielles, les toitures furent remises en bon état, mais, par mesure d'économie, M. Ramée eut la fâcheuse idée de faire couler du bitume sur les voûtes des chapelles rayonnantes et des tribunes qui étaient dépourvues de couvertures. Le grand orgue, déjà réparé en 1817 et en 1825, fut remis complètement à neuf en 1840 et en 1841, par la maison Daublaine-Callinet5. Les reliques de sainte Godeberte furent transférées dans une nouvelle châsse le 1er août 1841, et la même cérémonie se renouvela le