Ibid., fol. 21, 37 et
23 juillet 1 852 pour les reliques de saint Médard et de saint Mummolin l .
La restauration de la cathédrale, commencée en 1843, s'est continuée jusqu'à nos jours sous la direction successive de trois architectes, M. Daniel Ramée, M. Aymar Verdier et M. Selmersheim2. Le 24 juillet 1842, M. Ramée présentait à la Commission des monuments historiques un devis pour la réparation partielle du croisillon sud. Après avoir démoli une de ses travées jusqu'au ras du sol en 1843, il refit le mur avec des matériaux neufs et consolida la charpente du transept. Une seconde série de travaux fut exécutée en 1845 par l'entrepreneur Eloi Lequeux, qui employa un crédit de 9,561 francs à réparer les marches, les contreforts, les voûtes, la terrasse, la balustrade et les pinacles du grand porche de la façade.
Les premiers travaux de M. Ramée n'étaient que des expédients, car M. Mérimée signalait, dès 1850, le mauvais état des chapelles du rond-point dont les couvertures en bitume s'étaient fendillées. M. Aymar Verdier, qui avait succédé à M. Ramée, rédigea un premier devis de 51,104 francs, daté du 7 décembre 1850, pour réparer la toiture du chevet, des chapelles rayonnantes, des tribunes du chœur, des chapelles du bas côté nord, du clocher méridional et du cloître. En outre, il insistait sur la nécessité de baisser les combles des tribunes de la nef qui masquaient les fenêtres hautes, et il se proposait de restaurer la salle du trésor, les travées droites du sanctuaire, les fenêtres des chapelles de l'abside, le porche du croisillon sud et la balustrade du croisillon nord. Le second devis, qui se montait à 18,620 francs, comprenait la restauration partielle de la salle capitulaire.
En 1852, la démolition d'une maison acquise par la ville dégagea le chevet de la cathédrale, et les maisons à pans de bois et en briques bâties au xvie et au xvii6 siècle contre le mur occidental de la salle capitulaire disparurent à la même époque. Cette belle salle, dont la porte principale avait été mutilée au xvme siècle, était divisée par des cloisons modernes en plâtre. Sa restauration, confiée aux soins de MM. Sauvage et Milon, entrepreneurs à Paris, fut l'objet d'une première campagne, qui dura