‹ Collected papers (volume 4)Chapitre 34 sur 43 · VII ■ ID • FEBR ■ OBIIT RANOLDVS · texte numérisé non relu

VII ■ ID • FEBR ■ OBIIT RANOLDVS

ILLE FVIT NATVS DE GESTA FRAN CORVM . ANI MA EIVS REaVI ESCAT IX PAGE.

AM. ILLE FEG ISTAM EGGLESIA

E. Chanliat. del.

Clocher de Vieux-Pont-en-Auge.

LES CLOCHEHS Dl" CALVADOS 7

Le second étage ne doit j)as cire antérieur au XI* siècle, comme le troisième rpii est ajouré par des baies simples. Sur chacune de ses faces s'ouvre une baie en plein cintre recoupée j)ar une colonnetle centrale et deux arcades de la même forme. Il faut en conclure que les architectes de cette époque subdivisèrent les ouvertures des tours d une façon

K. ClKiuliat, del.

Clocher sud de Saint-Etienne de Caen.

Plan du dernier étage

très précoce, comme on peut le constater dans les tours de façade de Saint-Etienne de Caen et de l'abbatiale de Jumiéges. à Ang-uerny. à (Sommes, à Parfouru-l'F^clin. à Vieux- Pont-en-Auge. Le constructeur du clocher de Brantôme (Dordognel adopta la même disposition vers la fin du XP siècle.

8 LES CLOCnERS DU CALVADOS

Ruprich-Robcrt est d'avis que labsence de contreforts aux angles d'un clocher latéral normand est une preuve de sa grande ancienneté, mais il suffît de constater que des tours bâties à une époque avancée du XII'' siècle, comme celles de Saint-Contest. de Saint-Loup ou le clocher sud de Saint-Pierre-sur-Dives. présentent ce caractère, pour n'y attacher aucune importance au point de vue de la date. En réalité, les clochers épaulés par des contreforts plats sont plus nombreux que ceux qui en sont dépourvus.

La présence de Vopus spicatum dans le soubassement dun clocher est une meilleure preuve de sa construction au XP siècle, car l'usage de cet appareil ne s'est pas du tout arrêté à lan mille pour le plaisir des amateurs de classification (1). J'en ai vu des exemples dans les murs de la nef à Lion-sur-Mer, à Périers et à Vienne, dans les clochers d'Anguerny, de Gommes et de Quilly, mais comme l'appareil des étages supérieurs n en renferme aucun spécimen, sauf à Parfouru-rÉclin, il est possible que ces trois tours aient été bâties en deux campagnes. Néanmoins leurs caractères archaïques doivent attirer lattention. comme ceux du clocher central de Secqueville-en-Bessin. Les étages fort peu élevés de ces tours sont en retrait les uns sur les autres et soulignés par un bandeau : des arcalures d'un style très fm décorent le premier étage, qui est toujours plein, aucune moulure ne se profile sur les baies simples ou subdivisées par une colonnette en délit. Les colonnettes d'angle destinées à adoucir la sécheresse des arêtes apparaissent dans le clocher de Gommes. ainsi que dans la tour du sud à .Tumièges et dans les clochers de Brantôme (Dordogne).de Hhuis el de Morienval (Oise), de Retheuil (Aisne), qui remontent égalo ment au XI" siècle. Les clochers normands de cette époque

(1) L'emploi de Vopus spicatum dans le Calvados jusqu'au milieu du XII« siècle s'explique par la faible épaisseur de lit de certains bancs de pierre de cette région.

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