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supérieure du chevet, voûtée par une croisée d'ogives et six nervures et recouverte d'un toit en pierre à pans coupés, fut ajoutée après coup au XIIIe siècle. Une fenêtre en tiers-point s'ouvre dans chaque travée du chœur.

Les nervures en amande et les doubleaux en tierspoint à deux tores du déambulatoire retombent suides colonnettes à l'entrée des cinq chapelles rayonnantes en hémicycle. La chapelle du nord est si peu profonde que sa voûte se confond avec celle du déambulatoire, mais les quatre autres sont surmontées de cinq branches d'ogives à tore aminci et de formerets toriques qui décrivent une courbe en tiers-point, comme l'arc d'encadrement. La chapelle centrale et celle qui s'ouvre à droite de l'axe, où il faut signaler une statue de saint Leu du XIVe siècle, dont la chasuble forme des plis élégants, conservent leurs deux baies en tiers-point flanquées de colonnettes à bague centrale, comme celles des fûts des ogives. Les fenêtres des chapelles du nord-est et du sud sont garnies d'un remplage du XIVe siècle qui se compose de deux meneaux, de trois arcs trilobés et d'un o-rand trèfle. L'architecte de ce déambulatoire s'inspiira certainement de celui de la cathédrale de Senlis.

Porche. — Habilement restauré par M. Selmersheim de 1882 à 1885, le porche est voûté par trois croisées d'ogives neuves, dontles boudins uniques séparent les quatre têtes sculptées à la clef. Quatre arcatures en tiers-point tapissent le revers des bas-côtés. Au sud s'ouvre une porte de la même forme, encadrée par huit colonnettes, cinq tores, deux rangs de bâtons brisés et des fleurs à six pétales. Le portail occidental, dont les

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douze colonnettes reçoivent les boudins, les quatre rangs de chevrons et le rinceau de palmettes des voussures en tiers-point, est surmonté d'un gable plein et flanqué de deux baies géminées du même style. 11 a fallu remplacer toutes les colonnes avec leurs chapiteaux et leurs bases. Les contreforts de la façade sont flanqués de deux colonnettes, comme ceux de Saint-Évremond de Oeil, de la façade de Cateuoy et de Notre-Dame de Chartres.

Un bandeau de feuilles d'acanthe passe sous les dix fenêtres en plein cintre qui éclairent la tribune du porche. On y monte par un escalier voûté grossièrement en berceau rampant dont l'entrée est dans le bas-côté sud. Cette tribune, bâtie vers le milieu du XIIe siècle et surmontée d'une grande rosace à remplage flamboyant du XVIe siècle, s'ouvre sur la nef par un grand arc en tiers-point mouluré. Le gros boudin de ses trois voûtes d'ogives est flanqué de bâtons brisés, sauf à lune des branches de la voûte centrale cantonnée de quatre tètes à la clef. Le profil des doubleaux en tiers-point se compose de trois tores sous un rang de claveaux nus.

Les arcatures en plein cintre de cette salle sont ornées les unes de tores, dans la travée centrale et celle du nord, les autres de bâtons rompus, dans la travée du sud. Les chapiteaux de leurs colonnettes, garnis de volutes et de palmettes, ont leur tailloir plus haut que les chapiteaux des nervures. Il en résulte que l'architecte fut obligé de couper en biais les tailloirs et les chapiteaux des arcatures pour faire passer les ogives, comme on le voit au sud, mais les assises communes des colonnettes prouvent que les voûtes sans formerets furent bien prévues à l'origine.

E. Lefèvre-Pontalis, phot.

Église de Saint-Leu-d'Esserent.

Déambulatoire.

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