BGLISE DE SA1NT-LEU-D ESSE KENT
Le porche de Saint-Denis, consacré en 1140, offre une disposition du même genre.
M. Selmersheim a fait monter dans cette tribune des chapiteaux du XII' et du XIIIe siècle fendus ou effrités, le socle de fonts baptismaux du XIIIe siècle à cinq colonnes, des tètes de statues el un retable en pierre peinte du XIV' siècle, qui représente l'histoire de saint Nicolas el des trois enfants, la Crucilixion et la Mise au tombeau.
Clocher roman. — 11 est difficile de savoir si le clocher nord de la façade fut amorcé ou démoli, mais celui du sud est encore intact. Cette tour du XIIe siècle, éclairée à l'étage inférieur par des baies géminées en plein cintre qui s'ouvrent à l'ouest et au sud, présente des baies hautes de la même forme, également encadrées de colonnettes et de moulures, mais elles sont subdivisées par deux petites arcades cintrées avec boudin sur l'arête, qui retombent sur un fût central en' délit. Au-dessus, de courtes colonnettes relient les angles de la tour, les écoinçons et la clef des archivoltes à la flèche octogone décorée de seize boudins et d'écaillés en dents de scie. Dans la partie basse, les boudins sont remplacés par des colonnettes octogones restaurées, maintenues par des bagues et terminées par un tleuron: c'est une particularité dont je ne connais aucun autre exemple. Les arêtes des pyramides d'angle sont déjà garnies d'une crête dentelée.
Au sud, on voit bien les arcs-boutants superposés qui partent de la même culée pour épauler le triforium et les voûtes hautes au-dessus de l'imposte des fenêtres de la nef. Les bords des dalles qui les recouvrent sont garnis de pointes de diamant. On a rajouté
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plusieurs arcs-boutants intermédiaires à l'époque moderne. Dans la double travée qui précède le chœur, les arcs-boutants supérieurs viennent s'appuyer sur des contreforts primitifs. Toutes les fenêtres sont encadrées par deux colonnettes et un boudin.
Abside. — Les clochers de l'abside, épaulés par des contreforts d'angle et terminés vers le milieu du règne de Philippe-Auguste, sont ajourés au premier étage par de grands oculi cerclés de grosses étoiles et d'un tore. Plus haut s'ouvrent des baies géminées en tiers-point encadrées par deux colonnes, deux colonnettes, deux boudins et un cordon de dents de scie. La bâtière, encore intacte, repose sur un rang de pointes de diamant, comme le second étage. La tourelle d'escalier à pans coupés sort dune cage carrée et sa petite flèche en pierre conserve des crochets sur ses arêtes.
Les fenêtres des chapelles rayonnantes, appuyées sur un bandeau torique et flanquées de deux colonnettes, s'ouvrent au-dessous des petits modillons frustes de la corniche. Au XIIe siècle, le chevet n'était pas épaulé par des arcs-boutants, mais quand l'architecte du XIIIe siècle voulut en ajouter six après coup, il utilisa les contreforts peu saillants qui se trouvaient entre les chapelles pour leur faire porter des culées un peu plus larges. Le premier arc qui s'appuie sur ces culées passe sous la toiture du déambulatoire et traverse le mur de fond du triforium, élevé à la même époque: l'autre vient buter sur la tête des contreforts primitifs au sommet de l'abside. Des pointes de diamant se détachent sur leurs dalles de couronnement comme sur les corniches de la nef et du chœur.
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