LIVRE DE TOUS LES MÉNAGES
2° Un petit tour pour tordre le fil de fer, lorsqu'il est dévidé et coupé de longueur. PI. 1, /?</. 2.
3° Deux mâchoires à levier pour mâcher les petits et les gros bouclions. Pi. 1, Jî(j. 3 et 4.
4° Un tabouret monté sur cinq pieds, pour ficeler. PI. 1,^.5.
5° Un casse-bouteilles ou billot a monté sur trois pieds , garni d'une forte palette b pour boucher Pi. \,fig. 6. Lajïg. 7 représente la surface. (1)
0° Pinces-cisailles pour tordre et couper le lil de fer sur le bouchon. PI. I, Jig. 8. — Avec cet instrument de nouvelle invention on a l'avantage de pouvoir tordre le fil de fer et le couper, sans être obligé d'employer succcssivementlapincectla cisaille.
7° Cisaille, Pi. 1, Jig. 9, servant à couper le lil de fer en deux parties égales , lorsqu'il est sur le dévidoir,/fy. 2.
8° Crochet et tire-bouchon réunis; le crochet est destiné à couper au-dessous de la bague le lil de fer qui ficelé les bouteilles et bocaux. On se sert du lirebouchon pour les gros bouchons. P. \,fig. 10.
9° Une quantité sufiisanlc de sacs de treillis pour envelopper les bouteilles et autres vases.
10° Deux tabourets couverts en cuir? rembourrés de foin, pour tasser ceux d'entre les objets renfermés dans les vases, qui ont besoin de l'être. M\.\,fiy. 8.
(i) Mon instrument, figuré et décrit à la tin de ce volume; remplace avec avantage le casse-bouteilles et la palette.
Prieur Appert,
0 LE COÎSSEKVATELK.
11° Une presse pour les sucs de plantes , de fruits, d'herbes et le moût de raisin, avec des terrines, vases, tamis, et tout ce qui est nécessaire (1).
La sixième et dernière partie est la cuisine, Pi. 2, fig. 1 : elle est garnie de toute sa batterie, et de sept fourneaux économiques a, a, a, a, a, a, a pour l'apprêt des sauces , sautés , etc. 5 d'une paillasse b pour les grillades, et de deux coquilles c, c, et d'un tourne-broche d propre à rôtir à-la-fois 50 ou 60 livres de boucherie.
Sous le vestibule en sortant est un grand fléau garni de ses poids.
A la suite de ce vestibule est l'atelier de ferblanterie où se confectionnent les boîtes ; il est divisé en deux pièces de chacune 5 mètres (environ 15 pieds) de long sur 9 mètres (28 pieds) de large. Vingt-cinq à trente ouvriers y peuvent travailler commodément.
Plus loin sur le même plan et en retour d'équerre à droite, une très grande pièce de 48 met. (150 pieds) de long sur 9 à 10 mètres de large, divisée en six parties :
Les deux premières en entrant par la cour, d'ensemble 19 met. 40 cent. (60 pieds) de long, forment le laboratoire où s'opèrent la cuisson des substances et l'application du calorique par le bain-marié, ou
(l) Excepté les mâchoires à levier, les tabourets pour tasser et les sacs pour envelopper les bouteilles et la pince-cisaille, le surplus des appareils ci-dessus cités sont connus depuis long-temps, particulièrement en Champagne, où on a l'habitude de boucher parfaitement.