LIVRE DE TOUS LES MÉNAGES
2° En trois fourneaux montes de trois autoclaves o, a, a, de la contenance de 300 à i00 litres, garnis de leurs couvercles et soupapes de sûreté. Pi. 2,/?</. 2.
3° Sept fourneaux portant autant de grandes chaudières b, h, h, b, b, b, b de 300 à 400 litres, garnies de couvercles et de forts robinets (1). Pi. 2, fîg. 2.
4° Deux autres fourneaux c, c de 13 centim.
(l) Si dans les grandes opérations il est nécessaire d'avoir de vastes chaudières armées de forts robinets, c'est qu'il serait trop long de laisser refroidir un tel volume d'eau, restant toujours sur un fourneau échauffé, et que d'un autre côté la chaleur, appliquée trop long-temps aux substances, leur ferait beaucoup de tort. On pourra donc se servir, sans inconvénient, dans les petites opérations et dans les ménages, du premier chaudron ou vase de terre pour les bains-marie, pourvu que les bouteilles puissent baigner jusqu'à la cordeline (ou bague); on peut même, à défaut d'un vase assez haut, coucher les bouteilles dans le bain-marie, avec la précaution de les y bien emballer, pour éviter la casse. On peut aussi, lorsque la hauteur de la bouteille excédera celle du vase, le couvrir d'un autre vase, que l'on renversera dessus en forme de cloche. Plusieurs opérations de cette manière m'ont très bien réussi. Les bouchons se fatiguent un peu plus à l'extérieur; mais lorsque les bouteilles sont bien bouchées, il n'y a rien à craindre. Par exemple, il ne conviendrait pas de coucher ainsi les vases bouchés de bouchons de plusieurs pièces, parce que ces sortes de bouchons sont plus tourmentés par l'action du feu, et quelque bien bouché que pourrait être le vase, il serait imprudent de l'exposer.
Les petits bains-marie sont d'autant plus commodes qu'ils se placent partout et se déplacent à volonté; ils refroidissent promptement, et lorsqu'on y peut tenir la main, on en retire les bouteilles : l'opération est ainsi terminée.
Les vases de verre présenteront toujours plus de facilité; et si les boites de fer-blanc, ou mieux encore celles de fer battu, conviennentdavantageaux grandes opérations, il n'en est pas de même dans les ménages particuliers, à cause de la difficulté que l'on éprouve pour la fermeture des boites. Appert.
10 LE COISSERVATEUU.
(10 pouces) de diamètre, surmontés, l'un d'un dépuraloire d, et l'autre d'un petit autoclave d" de la contenance de 60 litres, destiné aux petites opérations. PI. 2, fuj. 2.
La troisième pièce , après les deux laboratoires que l'on vient de décrire, est garnie de 500 à 600 moules en fer-blanc, destinés à couler la gélatine en tablettes (4). -
La quatrième pièce ensuite est celle où s'opère l'évaporation par le moyen d'un appareil, dit: Evaporateur à surfaces , pour la concentration de la gélatine et autres liquides, Pi. 4, fig. 1, inventé par M. CIi. Derosne, et dont voici la description :
A. Réservoir alimentaire supérieur, contenant la dissolution gélatineuse.
B. Régulateur de la quantité qui doit couler dans un temps donné.
C1, C2, C\ Chaudières de circulation dans lesquelles la dissolution gélatineuse coule conlinuelle-
(1) Toute la partie des ateliers décrite par Appert pour la préparation de la gélatine destinée aux usages alimentaires est désormais sans intérêt. Mes expériences sur celte substance, les résultats publiés par l'Académie des Sciences prouvent qu'elle n'est nullement alimentaire. — On comprendra et l'on approuvera, nous n'en doutons pas, les motifs qui nous ont déterminé à conserver intacte la description donnée par Appert ,- il sera d'ailleurs facile aux personnes qui voudront construire des ateliers pour l'exploitation en grand, à l'imitation des siens, de supprimer tout ce qui est relatif à la préparation de la gélatine. Ils pourront encore réduire les appareils, sans les détruire, de manière à préparer la quantité de gélatine employée dans la confection de certains plats d'entremets. Gankal.