IV INTRODUCTION
ner la décomposition, ceux enfin qu'on soustrait à l'action de l'air atmosphérique.
Les seconds sont ceux auxquels on enlève l'humidité surabondante, à l'aide de sucre , de l'alcool, des acides, des sels, etc.
Parmi les corps conservés sans intermède , il en est qui, par la nature même et la dose de leurs élémens, peuvent arriver à une certaine durée sans aucune espèce de préparalion. Telles sont les racines, les tiges, les écorces, les feuilles dont le tissu est compacte , résineux ou sucré. Les fruits des ombellifères, les amylacées, les amandes et les autres semences émulsives sont aussi dans ce cas. Il suffit de les tenir enfermés dans des boîtes en bois garnies de papier blanc, loin du contact de l'air et de l'humidité.
Les racines, les liges, les feuilles, les fruits, etc., qui contiennent une certaine quantité d'eau , ne peuvent être conservés que privés de cet excès d'humidité. Pour cela, ils doivent être desséchés complètement.
On arrive facilement à ce résultat en coupant par tranches les corps trop volumineux, en les étendant ensuite sur des claies en couches minces, et les plaçant ou dans un séchoir (espèce de grenier aéré exposé au midi), ou mieux dans une éluve dont on élève progressivement la température, pour ne pas les exposer à une espèce de cuisson , lorsqu'ils sont encore liés aqueux. On renouvelle souvent les couches et on laisse à l'étuve jusqu'à ce que la dessiccation soil complète.
Nous devons faire remarquer, comme règle générale, que plus la dessiccation sera prompte, plus la conservation sera assurée. El nous ajouterons que, quel que soit le corps soumis à celte préparation, s'il est bien desséché, et qu'il soil enfermé