Galette archéologique, 1876, p. 55 et suiv.; pl. xvm
4. Mus. Hedervar. num. ant., t. I, pl. vii, n° 1 5g ; Müller-Wieseler, Denkm. d. ait. Kunst, t. II, pl. lxxiii, n<> 943.
5. Tœlken. Ver^eichn. d. Gemm. 4. Berlin, cl. 3, section 5, n° 1379; Müller-Wiesele-. Denkm. d. ait. Kunst, t. Il, pl. lxxiii, n° 944.
remarqué une grande analogie de type entre les représentations de Mercure et de Bonus Eventus.
6 — Buste d’Antonin le Pieux.
Haut., o m. 44. — Planche III.
La tête est nue, légèrement tournée vers la droite; Indétermination iconographique est tout à fait certaine d’après les médailles et les autres portraits du fils adoptif d’Hadrien. Le profil régulier, le front haut, la belle chevelure bouclant légèrement sur le front et sur les tempes, enfin la coupe de la barbe appartiennent à cet empereur et ne sauraient permettre de méconnaître son effigie. Les orbites des yeux, originairement remplis de plaques d’émail, qui figuraient la sclérotique et les prunelles, sont vides.
Ce beau buste, découvert aux Fins d’Annecy, a été déjà gravé dans la Galette archéologique , 1875, pl. XXX.
7 — Buste d’homme a la barbe courte.
Haut., o m. 35. — Planche III.
Ce buste provient, comme le précédent, de la découverte faite dans le voisinage d’Annecy, et a été publié en même temps dans la Galette archéologique. Les traits du visage offrent quelque ressemblance avec ceux de l’empereur Tétricus ; mais cette ressemblance n’est pas assez accusée pour servir de base à une attribution. Le buste, dont le travail dur, et bien inférieur à celui de l’Antonin, accuse une main provinciale, paraît d’ailleurs un peu plus ancien que l’époque des empereurs gaulois. Il faut y reconnaître le débris d’une statue municipale, élevée à quelque proconsul de la fin du nc siècle, ou à un individu qui avait rempli des dignités locales dans la colonie de Vienne, du territoire de laquelle dépendait le lieu où tous ces bronzes ont été exhumés. La tête est nue, avec une barbe courte
et les cheveux d’une certaine longueur, ramenés sur le front. Les orbites des yeux sont vides.
Notre planche III, empruntée à la Galette archéologique , présente, sans le scinder, l’ensemble des bustes virils de la trouvaille des Fins d’Annecy. Aux deux que nous venons de décrire, et qui font partie de la collection de M. Aug. Dutuit, elle en joint un troisième, appartenant à M. Feuardent. Ce dernier, d’une proportion assez notablement au-dessus de la nature, et d’un travail encore plus rude que notre numéro 7, retrace les traits d’un personnage inconnu, à la barbe courte, aux contours durement accusés, aux cheveux tombant en mèches droites sur un front déprimé. C’est encore le débris d’une statue municipale.
Les trois têtes ainsi découvertes ensemble, et avec le Bonus Eventus n° 5, portent au cou les traces d’une mutilation violente. Les statues auxquelles elles appartenaient ont été brisées intentionnellement dans l’antiquité, àjune époque que l’on ne saurait déterminer avec précision. Quelques autres débris de bronze, provenant des mêmes statues, furent trouvés dans le sol en même temps : un pied qui correspond aux proportions d’une des têtes, et une main ornée d’une bague et toute martelée. Un peu plus d’un siècle auparavant, en 1760, on avait déjà découvert au même endroit un pied de bronze ayant appartenu à une statue au-dessus de la grandeur naturelle
Rhéa-Cybèle.
Haut., o m. 1 55. — Flanche XIII.
La Mère des Dieux est debout sur une base circulaire. Elle est vêtue d’une ample stola et d’un pallium qui laisse le bras droit dégagé. Sa tête est ceinte de la couronne de murailles flanquée de cinq tours ; ses cheveux sont épars sur les épaules, suivant la caractéristique des divinités chthoniennes. La déesse tient une patère dans sa main droite étendue en avant. Ce beau bronze, d’un travail romain très-fin, offre une grande ressem-