‹ Collection Auguste DutuitChapitre 5 sur 75 · L. Revon, Galette archéologique, 1875, p. ii · texte numérisé non relu

L. Revon, Galette archéologique, 1875, p. ii

blance avec la statuette de la même déesse, actuellement conservée au Cabinet des médailles de la Bibliothèque Nationale, qui est gravée dans Montfaucon, Antiquité expliquée, t. I, impartie, pl. î, n° i ; mais cette dernière est mutilée des bras.

9 — Minerve.

Haut., o m. o85. — Planche XIII.

Figurine très-finement travaillée. La déesse est debout, tenant une patère dans sa main droite. Elle est vêtue d’une double tunique, avec l’égide sur la poitrine formée de deux pièces que réunit le masque de la Gorgone placé au milieu. Le casque qui couvre sa tête est surmonté d’une double aigrette.

io — Buste de Minerve.

Haut., o m. 55.

La poitrine est couverte de l’égide, offrant au centre le Gorgonium. Le casque est l’aulopis grecque sans aigrette, relevée sur le front de manière à laisser le visage entièrement à découvert.

1 1 — Buste de Diane.

Haut., o m. io5. — Planche XI.

La déesse, vêtue d’une tunique sans manches que des fibules rondes (itopraci) attachent sur les épaules, tourne la tête à droite. Ses cheveux sont élégamment relevés et noués en crobyle au sommet de la tête.

i2 — Buste de Vénus.

Haut., o m. i3. — Planche XI.

Les bras sont coupés aux épaules; par devant le buste descend jusqu’audessous des seins. Vénus y est représentée nue, le front garni d’une haute stéphané lisse, sans ornements. Deux boucles de cheveux descendent en avant sur les épaules.

i3 — Silène ægophore.

Haut., o m. 07. — Planche XIII.

Cette petite figurine, extrêmement fine, est portée sur sa base circulaire antique, également en bronze. Chauve et barbu, le précepteur de Bacchus est représenté debout, vêtu d’une penula pastorale qui descend jusqu’à ses genoux. Il porte, couchée en travers de ses épaules, une chèvre dont il tient deux pattes dans chacune de ses mains. C’est l’attitude consacrée des images chrétiennes du Bon Pasteur. Un bronze presque semblable, du Cabinet des médailles, est gravé dans Clarac, Musée de sculpture, pl. 726 H, n° 1791 D.

14 — Satyrisque dansant.

Haut., o m. 06.

Le jeune démon du thiase dionysiaque se tient sur un seul pied, dans une pose très-contournée. Il est entièrement nu et a les oreilles de cheval qui appartiennent aux êtres de son espèce ; mais ses pieds sont humains et il n’a pas de queue.

i5 — Epona.

Haut., o m. o55.

La déesse protectrice des chevaux et des écuries 1 est assise de côté sur un cheval harnaché, marchant à droite. Son costume se compose d’une tunique talaire et d’un manteau qui enveloppe ses jambes ; une stéphané décore son front et elle tient une patère dans sa main droite.

Sur les représentations d’ Epona, voy. Chassot de Florencourt, Jahrb. d. Vereins v. Alterthumsfr. im Rheinl ., t. III, p. 47 et s.; et Christ. Walz, dans la même collection, t. VIII, p. 129 et s.

10 — Dieu italiote.

Haut., o m. 19.

Cette figure offre la plus étroite ressemblance avec celle qui est gravée dans le Recueil d’ antiquités de Caylus, t. III, pl. LIV, n° 1, et celle qui porte le numéro 454 dans la Notice des bronzes antiques du Louvre par M. de Longpérier. Le dieu qu’elle retrace est imberbe, debout, vêtu d’une chlamyde qui laisse l’épaule et le sein droit à découvert. Sa tête est ceinte d’une couronne de larges feuilles de vigne disposées d’une façon rayonnante autour du visage. De la main droite, étendue, il tient une large patère à ombilic ; la gauche soutient une acerra de forme arrondie.

Ce bronze, comme ceux dont nous le rapprochons, appartient à une série toute particulière de statuettes, qui ne se rencontrent que dans l’Italie moyenne et qui offrent toujours la figure du même personnage, avec cette seule variation essentielle qu’il est tantôt imberbe et tantôt barbu. Le culte du dieu qu’elles représentent, à en juger par le nombre de ses images et par les grandes différences de style qu’on y observe, a dû être très-populaire et avoir une longue durée dans la partie de.l’Italie à laquelle il était

1. Augustin. De civ. Dei, IV, 24, 34; Plin. Hist. nat. XVIII, 3 ; Juvenal. VIII, 1 56; Apul. Metam. III, p. 225; Tertullian. Ad nat. I, 1 1 ; Apolog. 16; Minuc. Fel. Octavian. 28; Orelli. Inscript. nos 402 et 4792-4794; Henzen, n“ 5804; voy. Preller, Rœm. Mythoi. ïr« édit. p. 594.

propre. Quelques antiquaires donnent au personnage le nom de prêtre de Bacchus; -mais cette interprétation appartient au système en vertu duquel on prend les idoles de bronze des dieux Lares pour des portraits de camilli ou ministres des sacrifices, et on n’allègue aucune raison pour justifier la singulière multiplicité de ces représentations prétendues sacerdotales. C’est à M. de Longpérier 1 qu’appartient l’honneur d’avoir pour la première fois établi la véritable nature des statuettes de cette classe, en y reconnaissant des simulacres divins. Je suis l’éminent académicien en adoptant la désignation vague de Dieu italiote pour le personnage encore innommé dont elles nous offrent l’image. Mais il importe de noter l’étroite analogie du type de sa représentation avec celui qui a été adopté pour les Génies locaux, en particulier pour le Genius Populi Romani, tant de fois retracé sur les monnaies impériales. Quelques inscriptions nous offrent des dédicaces au Génie, Genius 2, ou au saint Génie, Genius sanctus 3 , sans qualification plus particulière. Il ne serait pas impossible que ce fût ce nom qui méritât le mieux d’être appliqué au type divin dont nous avons ici un exemplaire.

17 — Lasa étrusque.

Haut., o rn. 22. — Planche X.

La déesse est debout, entièrement nue, les pieds chaussés, parée d’un collier et de bracelets; ses épaules sont munies de grandes ailes. Elle élève la main droite, qui tient un bracelet en forme d’anneau. Ses cheveux sont noués derrière la tète. Sur les divinités secondaires, propres aux Étrusques, que l’on représente toujours comme des femmes ailées et auxquelles les inscriptions donnent l’appellation de Lasa , voy. Gerhard, Gesammelte Akademisclie Abhandlungen, t. I, p. 112, 3oi, 33 1 , 3qi et s., pl. XXXVIII. On pourrait aussi, à cause de l’attribut tenu à la main , adopter pour le bronze de la collection Aug. Dutuit le nom de Mean , qui . /

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