Orell', n
est celui d’une divinité de la même catégorie, et cela d’après la comparaison avec une des figures d’un miroir publié par Gerhard l.
Ce bronze remarquable, appartenant au plus beau style de l’art étrusque, formait le manche d’un miroir ou d’un autre ustensile, ou plutôt encore le support d’un candélabre. Au-dessus de la tête de la Lasa on voit encore le fragment d’un gros anneau de fer, qui s’y adaptait. L’objet dont la figure faisait partie a été brisé volontairement dans l’antiquité à coups de pioche ou de pic de tailleur de pierres. Elle fut découverte dans un tombeau de Corneto avec une patère, une situla et deux miroirs, tous également en bronze et tous brisés en morceaux lors de leur déposition dans la sépulture.
18 — Éphèbe nu, debout , les bras abaissés , tenant un disque de la main droite.
Haut., o m. io.
Travail grec de la belle époque.
19 — Femme debout, les bras collés au corps.
Haut., o m. 14.
Elle est vêtue d’une tunique talaire collante et d’un péplos disposé obliquement et étroitement serré, qui laisse le bras droit libre ; les pieds sont munis de chaussures relevées en pointe à leur extrémité. Les cheveux tombent derrière les épaules et le front est surmonté d’une stéphané. Des broderies sont finement dessinées au bas du vêtement, au col et aux manches. Cette figure, d’ancien style étrusque, est fondue en plein.
Malgré l’absence d’attributs bien nettement caractérisés, il est probable que nous avons ici une image divine, celle de Turan , la Vénus des Étrusques.
i. Etrusk. Spiegel, t. I, pl. cxlit.
20 — Enfant assis a terre.
Haut., o m. o32.
Le céras que cet enfant tient à la main doit induire à reconnaître en lui le petit Bacchus. Il est entièrement nu, d’un modelé gras et délicat, exécuté avec une grande finesse. Cette petite figurine, remarquable par sa dimension singulièrement petite, repose sur sa base antique, de même métal et de forme ronde.
21 — Monument votif a Mercure.
Haut., o m. 16.
Le buste de Mercure, coiffé du pétase ailé, avec la poitrine nue jusqu’audessous des pectoraux, est porté sur deux cornes d’abondance creusées en sautoir et remplies de fruit. La partie inférieure des cornes d’abondance est couverte par des branches de chêne croisées, garnies de leurs feuilles. Audessous, cinq clochettes ( tintinnabula ) de forme carrée, sont suspendues à des chaînettes de 1 5 centimètres de long.
Ce monument était destiné à être appliqué à la muraille comme ex-voto dans un temple, ou comme simulacre protecteur dans un laraire privé. Un objet analogue, mais plus riche, est conservé au Cabinet des médailles, qui l’a acquis de E. Durand, le célèbre collectionneur (Chabouillet, Catalogue général des camées , etc., de la Bibliothèque Impériale , n° 2991) ; les bustes de Junon et de Minerve, de petite dimension, y sont placés sur les cornes d’abondance, et celui de Jupiter à leur point de jonction, devant la poitrine de Mercure.
Sur l’emploi talismanique des clochettes comme devant éloigner par leur son les influences funestes, voy. un mémoire du R. P. Luigi Bruzza, Intorno ad un campanellino d'oro trovato sull' Esquilino ed ali uso del suono per respingere il fascino , dans le tome XLVII des Annales de l’Institut archéologique de Rome.
22 — Monument votif a Bacchus.
Haut., o m. o5.
Une grappe de raisin est au centre d’un cercle de fruits, dont une pomme occupe le sommet ; le reste du cercle est formé, à partir du haut, par deux concombres se faisant pendant de chaque côté, deux poires, deux pommes de pin pignon et enfin deux pommes qui, placées côte à côte, le ferment en bas. Au-dessous deux clochettes ( tintinnabula ), de forme ronde, sont suspendues à de courtes chaînettes.
Tous les fruits ici groupés sont connus comme consacrés à Bacchus ; c’est donc à ce dieu que l’objet, de même nature que le précédent, devait être dédié.
23 — Buste de Silène.
Haut., o m. 095. — Planche XII.
Ce buste de haut-relief formait applique dans la décoration de quelque meuble. Silène y est représenté, comme toujours, chauve et barbu. Son front est couronné de branches tordues. La nébride est passée sur son épaule gauche et descend diagonalement en travers de sa poitrine. Il verse dans un scyphos, qu’il tenait de la main gauche et qui est aujourd’hui détruit, le vin d’une outre allongée, portée sur son bras droit.
24 — Applique.
Haut., o m. 04.
Masque de Vent, les joues gonflées, les cheveux hérissés, avec des ailes à la tête, qui souffle dans un buccin.
23 — - Applique.
Haut., o m. 04.
Masque tragique d’un personnage à la tête voilée.
26 — Armature a forme sinueuse, ayant constitué la face antérieure de l'accotoir de droite d'un bisellium.
Long, prise en ligne directe d’une extrémité à l’autre : o m. 52.
L’extrémité supérieure est garnie d’une tête de mulet en haut-relief, couronnée de pampres. Au bas de l’encolure de cette tête de mulet, on voit l’extrémité d’une housse de peau, dont une partie, repliée, est censée montrer la bordure ; sur celle-ci sont de riches incrustations d’argent, imitant une broderie. La volute de l’extrémité inférieure est couverte par un médaillon circulaire, fortement bombé, d’où sort, en haut-relief, un buste d 'Amour enfantin, ailé, nu, les cheveux bouclés sur les côtés et relevés en nœud tressé sur le sommet de la tête. Il a un large feston de fleurs passé autour du col, en guise de collier.
Des pièces semblables existent dans un certain nombre de collections, et toujours l’extrémité supérieure en est décorée de la tête du mulet dionysiaque, qui est quelquefois une œuvre d’art d’un mérite exceptionnel. Depuis longtemps on a reconnu qu’elles provenaient de la décoration du siège honorifique que les villes décernaient à leurs magistrats et à leurs citoyens méritants, sous le nom de bisellium. Mais on s’est complètement mépris sur leur place et leur destination en reconstituant les deux biselliums de bronze trouvés à Pompéi, que possède le Musée de Naples1, ou celui de la collection Pourtalès, actuellement au Louvre2. Le véritable emploi des pièces de ce genre a été définitivement retrouvé par M. Auguste Castel lani, dans sa belle restitution du bisellium du nouveau Musée du Capitole3.
Ce dernier monument, le plus riche et le plus complet de son espèce, établit aussi que la partie comprise entre les deux extrémités, laquelle est à jour dans la pièce que nous décrivons comme dans toutes les analogues que renferment les divers musées, devait être originairement remplie