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tifs ICR liDC de» autres, agîUliou <|iie I.i découvert-; et la iémonstration de la vérité peuvent seules apaiser : cl l'autorité voudrait {(ue l'opinion restât dans cette agitation, dans cette inquiétude, conséquence inévitable d'un doute prolongé sur des objets qui ont rapport h la sûreté des citoyens et k la stabilité du gouvemement î Non , certes, l'autorité est trop éclairée pour ne pas sentir que la question de la conspiration vraie ou prétendue qui a «éclaté à Lyon en 1817, doit être éclaircledani! l'inlértl même de l'autorité. Car enfin, il ne s'agit de rien moins qne de savoir si une province de la France est pteinc d'hommes désafTccItonnés , malveillans, déliirant le renversement de ce qui existe ^ ou si, dans cette province, desagenssuliallernes, ou m^-mcdes délateurs et de» provocateurs vokinlaires , qui s'arrogeaient une mission pour l'obtenir ensuite , se sont disséminés, à l'insii du pouvoir suprême , et au mépris de la hiérarchie de tous les pouvoirs, pour inventer et exploiter des conspirations à leur profit. N'est-il pas évident que si la France reste dans )e doute, OA doute aura des conséqnenoesau moins pénibles, peut-être funestes? D'une part, si, ce que nous somm-îs loin decroire, nhais ce que certaines gens semblent se complaire àinsinucr, il existe dans le royaume des mécontens épars, sans chefs, ' sans point deTénnion, cl [lar là même sans moyens réels ^ n'cst-il pas dangereux de leur laisser présumer qu'une vaste province aussi est mécontente ; que les mécu» tens y sont en grand nombre ; que leurs trames à peine brisées peuvent se renouer, et que de la sorte une entreprise criminelle trouverait sur ce point du royaume de l'assentiment et de la syrrtpathîe? D'une autre part, l'opinion, que dej-provocatéurs soudoyés tctideat des pièges à la classe pauvre et in:dhenreuse pour IV^itraiiier à des attentais et la livrer à des geôliers et à des bourreaux , cette opinion qui doit aliéner, révolter, démoraliser le peuple, en lui peignant ses administrateurs comme des ennemis perlideg, ii'est-ellc pas bonne k détruire, si en elTet elle peut être déiruite i* l^n u'éclaii'cissjn' ïien, on laisse ces deux hypotlièsesdésasU'i^usefiùlamei'ci de !qui veut S'en emparer. L'on i^unit tous les iucoitvéuiens, l'on combine detix élémens de niéconteutemeut et de désun'rc. Ce n'est pas làcequepcui vouloir une an ton té juste ctpra dente. ~
Prouver à la Fronce que ses liabitans ne soot point dis posés à conspirer, el que Icnr atlacttcmeiit atix li.i--i est td. qu'on ne peut les en faire dévier qu'en Us trom^paat , c" à<dire , démontrer que l'immcusc uiajorit.3 des François
le bnn onlt-e et th^rît la Charte, c'eut, nous te MiKons* rendre service au gouvernement. Eh bien ! nous essaierons de contribuer à ri^pandre cette conviclion salutaire. Hais nous ne nous déguisons point que c'est à nos risques et périls. Par une étrange complication de circonitances , de passions, d'inléif ts mal entendus, on dirait que, pour plaire à certaines jwrtions de l'autorité, il faut leur dire que l'autorité en général a nombre d'ennemis , «t qu'un moyen de la flatter , c'est de se montrer persuadé qu elle est odieuse.
. Affirmer que rien ne menace le repos public, appuyé, comme il doit l'être, sur la jutliceetla liberté publique, est une assertion qui passe pour téméraire et deniande du eoarage.
Ce préambule était nécessaire pour que nos lecteurs nous excusent , si dans le compte que nous allons rendre de l'oif Vi'agedeM. Sainneville, uousnousiuterdisons to«ite réflexion,
. et si nous nous bornons à l'exlraire et à le citer textuellement. ta connaissance personnelle qu'a du caractère de ce fonctionnaire public l'un des auteurs de ia Minerve en particulier, nous pénètre pour lui de beaucoup d'estime, et ses asscrtioussontpournous, comme individus, d'un très-grand poids; mais, dans notre fonction de critiques , nous rapportons tous les faits sous sa garantie , et c'est pour cela que nous ne changerons aucune de ses paroles. Il n'y aura de diflérence entre son mémtnre et notre analyse , que la hrièvolé , et par là même quelques transpositions in dispensa blet ponr que nos abréviations ne nuisent pas à la clarté , première qualité retjuise dans un exposé de faits.
* Depuis deux ans on ne cessait de présenter le départe^
• ment du RhAne comme uD foyer de conspiration... (pag- >■)
> Le 8 juin 1817, une horrible catastrophe parut destinée a
■ justifier ces bruits si long-temps propagés Le sang ré-
■ paiidu en divers lieux par la hache fatale, et le régime de
> terreurpar tout adopté , semblaient attester la gravité du
• crime et le nombre des coupables. Cependant, au milieu
■ de ces scènes d'horreur, des rapports contradictoires font
■ naître des doutes graves sur l'existence de la prétendue
• conspiration , sur la justice des rigueurs dont tant de ci-
■ toyens sont frappés ; et hientàt 00 se demande avec effroi
• si c'est parmi les accusateurs ou parmi les victimes qu'il
• faut chercher les véritables criminels (p. 1 et a), » C'est cette question que H. Sainneville se propose de résoudre.
■ La solution serait difficile, observe-t-il , si avant d'cxa-
■ luiner les événemens en «ux-mëmes , on n« se repré-
DiailizodbvGoOglf
> senlàît pas les cÎFConstances politiques dout i]» ont i-lé ■X précédés, et au miliCTi desquels ils ont pris naissuiici^r » (p. 5). n 11 cummence donc par rappeler l'étnt delà Vronte '€■1 de Lyon av.int l' insurrection du 8 juin, a Tous les bras kq
■ seraient levés (au ao mars), dit-il , s'il n'avait été question t que de prendre la défense du monarque. Mais de certains
> huntmes n'avaient vu , dans le nouvel ordre de clioses, n que le triomphe d'un parti. Ils avaient eu l'imprudence
• d'eiciter des alarmes stir dé grands intérêts. Quand on se 1 vit placé entre ces alarmes et un danf;er bien plus terrible ,
■ plusieurs furëntassez aveuglés pour ne pas voir que c^étaït
■ ce danger qu'il fallait d'abord conjurer (p. 7). »
A Lyon, t les machination! de l'ite d'Elbe n'avaient point
> eu lie con:ipliceB.... La soumission de cette ville doit être -D attribuée aux événcmens qui vinrent la surprendre... et it sur--lout à l'exemple et aux ordres de M. de Fargues, alors
■ maire de Lyon. Ce magistrat ne crut pas devoir s'éloÎE;uer » ni se démettre de sa place , et la résignation d'un royaliste 1 aussi prononcé fit cesser toutes les irrésolutions (p. g). * Nous ajouterons, comme fait que nous avons sous les yeux, la proclamation de M. de Fargueslors du retour de Napoléon. Elie'est telle, qu'aucun de ses adhérens les plus enthousiasU-s n'aurait nefuséde la signer. Elle est datée du 10 mars i8i5, antérieure par conséquent de treize jours au départ du rot. Saos doute cette proclamation même n'était, dans M. do Fargvits, qu'un acte de dévouement de plus à la cause royale. L'iitcueil que son auteur a rencontré après le 8 juiltet, et
■les fonctions qu'il a remplies constamment depuis celta époque , en sont une ) reuve assez évidente. Mais cette proclamation , mai jugée pardes hommes qui étaient placés trop loin des affaires pour en apercevoir les ressorts secrets, a pu les tromper, de même que les places acceptées après le :io mars par des fonctionnaires éminens, qui restaient ii câti3 di? ■ l'usurpateur pour servir le roi , ont pu être d'un exemple dangereux, malgré la pureté des molifs qui animaient Ic.-j, acceptans.
Après les cent jours, ■ un système de réaction fut bien[<)t
* établi (p. 8).» L'ordonnance du 5 septembre mit un terme à cette réaction ; mais < à entendre le parti des réacteurs,
■ cette ordonnance venait de rouvrir tous les critères de la
> révolution. Elle immolait les véritables serviteurs du roi à » leursennemis communs. ElleatlcsIaitainsiqucS.n. u'élait » eulourée que de traîtres (lin seul ministre excepté) (p. i.'i)... » Ppuressayerde convaincre le rti {de la vérité dcccsa^HT-
• lions), que fallait-il? Ini montrer ao peuple inquiet et «é- « diiieux, mourant tle faim au milieu rie ses confulsions,
> attestant, par ses désordrcsi l'impuissance et les dangers n du système adopté , et menaçant sans cesse le trAne d^une
> sanglante catastrophe. Ce plao a-t-il eu efiet été conçu? V L'exécution en a-t-elleété tentée et suiTie? La France en- D tiëre se lèvera pour répondre ajlinnativement , parce que
• la France entière a été témoin et victime (p. i5 et i6}. *
M. Sainneville passe ensuite à ce qui regarde Lyon en par-' ticulier. n De secrets émitsaires répandaient sans cesse de-
■ faux bruits , des nouvelles alarmantes. Les bruits grossis-
■ saient, se dénaturaient de bouche en bouche , et dans leur* f ■ rapides progrès étaient à peine recobnaissableB le soir aux
» yeux de ceux qui les avaient semésie matin.... (p. i8.]Ceia
■ manœuvres prirent plus d'intensité au moment des éitc-
> tiens.... (p. iH). Les géniaux affectaient de vives in qiùé-
M tudes Ils présentèrent un rapport dans une conféreace
» (chez M. de Chabrol).... (p. \q). L'invraisemblance des
■ faits supposés était si grande , le ^ence absolu de tous mes
> af^ens , continue M. Sainneville , sur des choses aussi diffî-
■ cites à cacher, si extraordinaire, que |e dus ajouter peu d6
>> confiance àce récit (p. ai ). Mais il était de mon de-
» voir de vérifier ces faits avant d'arrëtermon opinion. Pour
• diriger plus sûrement mes recherches , je priai les deux » généraux de me mettre en rapport avec les auteurs de ces » étonnantes révélations. Ils s'y refusèrent ^ attestant qu'ils
■ n'avaient ni agens, ni employés.... Le résultat demesper-
> quisitiona fut la preuve que tous les faits consignés au rap-
■ iiort de MM. les généraux étaient aussi complèleaient
> faux qu'ils m'avaient paru absurdes..... (p 33). »
Nous supprimons ce qui regarde d'autres révélations d'une fille que M. Sainneville voulut entendre, et qu'il ne put pai*venir à voir, et les renseîgnemcns fournis par trois témoins, dont deux se présenlaïent comme agens secrets des généraux qui avaient déclaré auparavant n'avoir point d'agens de celte espèce ( p. aS et ZZ ). " Je fus convaincu , dit M. S^iq-
> neville , que tout se réduisait à des opinions et à des espé- » rances coupables, exprimées par des individus sans moyens
■ et saus ressources M. le comte de Chabrol en eut la
H même opinion , et s'en exprima avec une égale franchise
» dans une lettre qu'il écrivit au ministre de la police Il
» y disait que, si l'on pouvait faire honneur à un esprit de » zèle des premières informations, il n'en était pas moins » avéré qu'une tactique coupable s'^ était emiiarée pour
DiailizodbvGoOgle
> pFodoira une agitation (aotiee..... H parlait du soas-ofBcier
• Gaudiié(l'un des révélateun),,ooinined'un homme qui,
> auiieu de se bornera rendre compte, avait pris rinitîutive,
• et proposé lui<méme des enrAlemens, en se disant l'agent
n'd'vw parti puissant (p. 33). Cependant les tribuuaiu
r furent investis de l'afiaire Deux des individus soup-
' a çonnés furent rendus à la liberté sans avoir été mis en ju-
■ ^tnent. De sept autres prévenus, qui n'avaient pu ètr«
■ traduiU que devant le tribunal de police correction nette , t tniia furent acquittés , et los quab<e autres condamnés &
> quelque temps de prison. Encore cotte coudaranation fu^ » elle prononcée, ainsi que M. de Chabrol le mandait à Son
• Excellence le ministre de la police , moins parjutHcù
> 9U« ^r égard pour teuai çui aiai^nt invfaué ia con9~
• jtiralion (p. 35) • Ce qui doit frapper le lecteur, c'est
que t<His ces révélateurs s'adressaient do prélërence à l'uutorilé militaire (p. 36), déclarant qu'une partie de leurs in*trucUons était dene n'en communiquer au lietrtenanl de polîoe, Ot qu'un de» généraux, interrogé à cet égard par M. Sainneville Iui-m4mc , fut conduit enfin à. lui répondre contideotiellemeat que AI. le liouleajuitigéoéral Ganuel lui
. avait expressément recommandé le plus gr;uid secret aveo lui (p. 3o].
Ces manœuvres oontiauèrent. f Vn gend^nne fut ar^
j> rété pour s'ttre mis en rapport avec des personnes qu.'(Hi
• lui avait désignées eomme professant des opinions dour teuMs , s'être préscnU à elles oomnie un t^oier de l'an-
■ clenve armée, décoré et privédesoldeet de retraite, etleLB*
• avoir adressé d^s f^aposltlons ooupaUes il déclara qu«
» ses démarches avaient pour objet de découvrir des bona- « partjftas afin de les litver ensuite à l'autorité (p. 56 ).
• V» nommé Brunet truvailluil Hvec non moins d'ardeur & » faire des dupes. A peine arrêté, H. de la Coltimbe, adjun dant de place , viut en perMoDC le véolamer. J'exigeai, dtt' 4 H. SanaeHiUe* unedemandeparécrit; elle me fut adressés,
• stBnHiet fut nisieB liberté. H. deb Colomkeme]HY«iit
• afon dençpihieamployevuo iuslrumentauseidangereux... M (p. 4^ ). Un autre , dénonciateur de trois des principaux » lahrioans de Lyea , reconnut n'avoir )eué quslê rdle d'un
' • «9«U propocateur (p. 44 )- ^o quatrième, avait en-
• gagâdea gens du peuple à se proou^r des armes.... et cela »fi0ur.i£t compromstirt , pour tei perdre, afin de tm « nwMtv deduns ,ptd£k» cûtvaaincrt qu'Us mçtchinaitt^ » ( P> 5a ). > Ici •« r^iroduU une observation déjà fitite. Le
DiailizodbvGoOgle
aaa d»nier de ce6 agèns^dCclara qu'un des généraux lui aTait reproché d'avoir stirvi la police civile de préférence à la police militaire ( p. 53 )•
M. Saiiineville termine cette partie de son mémoire en ra|)procl)aiit un passage de la réponiie du général Ganuel à M. Fabvier, d'une quittance signée par le général lui-même. Dait§ le premier , le général a/fîrme qu'aucun agent n'ofpjiarUnattà la potiee miUtaire ; dans la teooude , il reconnaît avoir reçu de M. SainneviUe douze cents francs^nfeméoursenient d» ftareitU tom/ne dééoUrêic pour frais d» itautejioUce ( p- ô(î ).
•> Nous arrivons au S juin , r^rend H. Sainnevillc dam s sua troisième chapitre; au 8 juin, jour de deuil et de
> tai'mes pour le département du lUiôue , jour de scandale
■ et de douleur pour la France entièi-e (p. S; ). • M. SainneviUe était absent. Il était parti , laissant le département dans le calme le plus profond. Tous les bruits de cnnapiratibn avaient cessé ( p. 58 ). Le 9 juin , le gouveiiiemeut fut instruit de l'explosion subite, par une dépêche télégraphique, BtM. SainneviUe se trouva de retour k Lyon le i3( p. 63 ). <■ Ce qui me frappa, dit-il, c'etit que plusieurs jours avant
■ cette explosion, les appvéts en avaient été annoncés , non B par des bruits vagues , non par des on dit , mais par des K déclarations positives , par des avis officiels, d'où je coii-
■ cluais qu'il eût été facile de prévenir toute espèce de mou-
• vement ( p. 64 J- » M. SainneviUe détourna ses regards de dessus les hommes ■ dont la joie, au milieu de la douleur
' ■ générale , semblait annoncer le triomphe et les excès d'un
■ paiti, bien plus que te triomphe et les rigueurs de la jus- .» tice... et M livra sans relÂohe.... à la recherche descauset
■ d'un événement qu'U avait peine à comprendre (p. 63^.
■ Je ne tardai point, dit-U, à concevoir les doutes les
■ plus graves sur la réalité de la prétendue conspiration.
> Mais ces doutes , l'instruction seule pouvait les édaircir et
• les changer en conviction, en fournissant des preuves posi- .■ tives Je m'empressai de proposer aux diverses auto-
» rites de faire ceUe instruction en commun; mais cette H communauté de travail et d'impartialité ne fut point
» agréée J'essayai d'obtenir queligues lumières en inter-
D rogeant, après M. le maire de Lyon , quelques-uns de*
■ prisonniers Mais on finit parme refuser toute commu-
■ nication avec les personnes arrêtées ( p. 65 ) M. le
• préfet, quipendantlong-tempsavaitiugéleschosescomiRC 1 moi-même, paraissait avoir sujùtemeiit cliangéd'opinipn. .;
« ee qu'il avuit cAnsidiiré comme des chimb«s avait prit à
■ BCA yeux le caractère de la réalité [ p. 66 ). ■ Des obstacles presque îiisurmoa tables s'opposaient à ce qu'aucune lumiër« ne fût répandue sur ces événemens si déaastceusemeut bizarres. Ces obstacles étaient « l'éclat qu'avait déjà jeté In
■ prétendue conspiration, la terreur qu'avaient répandue et a qu'augmentaient chaque jour les mesures des auloritéi ■ » militaires et ckiles, et tes actes de l'autorité judiciaire.
» Comment parvenir à faire démeqtir des mouvemens dont > la nature et la gravité avaient été officiellement et soleu-
* nellemeut proclamées (p. 66)? • Ces difficultés ne purent £tre vaincues que ■ lorsque le gouvernement envoya dam » le département du RhAne un lieutenant du roi, avec les
* pouvoirs qui manifestaieut la volonté et fournissaient les
* moyens d'atteindre la vérité Cette vérité alors retrouva
■ le courage de se montrer , et les nkalhsureux la force d« D se plaindre ( p. 67 ). •
M. Sainneville fait connaître ensuite l'ensemble des preuves si lentement et si diUiuîtement acquises. Avant d'entrer nous-mêmes dans cette partie de notre travail, nous réclamons de la justice de nos lecteurs le témoignage que jusqu'ici nous avons apporté dans notre exposé toute la modération et toute la réserve possibles. Nous avons retranché desphrases même de M. de Sainneville tout ce qui tenait à une indignation naturelle , et , en admettant les faits , à une indignation légitime ; et cette réserve , nous ne nous la sommes pus im> posée uniquement par [vudence, Jtne autre oonsidératiou nous a dirigés.
Nous pensons, comme nous l'avons dit plus haut , qu« tous les faits relatifs aux événemens de Lyon doivent être connus. Les ténèbres dont on les environnerait seraient plus Ëlcheuses que le spectacle que le grand jour pourra nous offrir, quelque affiigeant que puisse être ce spectacle : mais si tous les faits doivent être connus, rtous pensons aussi , dans la sincérité de notre âme, que ce doit être bien plutôt pour préserver l'avenir des récidives, que pour revenir sur le passé autrement que par l'opinion , que nul pouvoir n'empêche d'être un juge inévitable ; et voici nos motifs que noua professons avec une franchise complète.
Toutes les fois que, dans un pays où des partis existent, l'autorité croira suivre une routehabile et politique, en s'isolant de tout ce qu'elle appelle des partis, et en les opposant l'un h l'autre, il en résultera que chaque parti , voulant forcer l'autorité «i h rapprocher d« lui de préfêrenee , se ré-
.DiailizodbvGoOgle
aa'f
Jouira des fautes qàfipouna CfMnmettre lo parti cootraire-: mais il ne se bornera pqs umpleàieut à s'en rt^jouir , il pas- «era né cessa immcnt du senti^ipiit que le» fautes de ses eq- Demis lui sout profitafaleB , au désir de leur vnir , et hientdt de leur faire commettre dos fautes ; et de ce désir it passera eucore à celui de vofr arrivel' ou d'amsqer des événeniena dont le malheur ou le crime leur Boit attribué. Les partis se teadront ^insi des pièges , et porldrout en triomphe à l'autorité toutes les conjectures , tous les faits, toutes les inventions qui, dans un état de clxwe ordinaire, affligeraient les Meilleurs eUoyena; ils se battront, pour ainsi dire, à coups •de ooiisf irai ions dont ils s'accuseront mHlutilkin«it. Cet état sera déplorabio , mais le principe en sera au fond dans le système adopté. Quand l'autorité marche aatiuualemept, elle est asxea forte pour n'avoir besoin de se ieter dans lae bras d'au«uit parti; et dès-lers chaque parti sacbaat qu'elle ne se juttera pas dans ses bras, et qu'il n'y a rien à gagner pour lui aux fauteti du parti contrair*, ne les provoquera plus.
Passant ans éw^nwnensdu 8 juin 1817, dont 11 ne naus a feît connaître iusqu'ici que les antéc^dcns , ÎH. SainnerilH: ■abordeonepremii^rc question, celle de savoir si l'es projets des factieux étaient prévus par les autorités, avant d'avoir éclaté (p. 68). Or,*legénéralCanuef convientipiele? juinausoirll
■ fut préven(\ qbe la conspiration flevait s'exécuter le lende-
■ mart)....0«edéclarallon écrite de H. delà Colombe, adju- » dantdeplace, prouve que legénéralenétaitinstruitplusieurs
* joursauparavantjpuisquerundesagensreconnus del'anlo- I ritémilitairese irouvaitaumïlieu des agitateurs, tf. lèmaire B assure avoir suisi tous les fils de ia conspiration , plusieurs B jouVs avant son explosion. M. le préfet publie dcslettreS
■ qn'fl avait reçues bien avant ie 8 juin , des avis sur !c D danger que courait la tranquillité publique ; et en elFet , cbiis n les premier» "jours de juin, ie maire de Sainl-Genis-Laval « f de cette commune devenue ensuite si déplora blcme ut
* célèbre) avait écrit deux fois à M. le préfet que sa comn mune était agitée, et demandait formellement que le car » pitaine OudHi en fut éloigné { p. 69 ).
» Qi;el )is4ige fit-on de ces rensf igpemens si positifs et si u multipILésP Qo n'accorda aux maires auc»n des moyeni I ïlécessiiires pour prévenir le complot annoncé.... Oudi^
■ aeui'éseula, le 5 ou le 6 juin, chez le général Canuet : il » ne fut point arrêté.... ; et lé 8, il but $| ^i^ge^ ^s «4
S35 '■ cotamune avec un sous-officier Se genaarmetîe , qui pan raissait ne se douter de rien.... ( p. 70 ). I.a force arm^. » ne fut point envoyée dans les comtnunas menacées, dont
■ les maires avaient fonneltenient annoncé les désordres....
• Les gendarmes résidant à Suint-Genis , oti était Oudin,
• et dont le maire avait manifesté tant d'alarmes.... , sa » trouvèrent absens toute la journée, pouf leurs afiàires ou n pour leurs plaisirs ; le brigadier seul était resté à «ou
• poste, et, après avoir passé au cabaret une partie du
■ jour avec Oudin , il s'éloigna de Saint-Genis au moment » où le mouvement allait commencer..... ( p- 71. ) Je n'ai
> point à rechercher, continue M. Sainneville , quelle a été n l'intention des uns ou des autres en agissant ainsi; mais
■ • se seraient-ils conduits autrement, slt était possible qu'ils
■ eussent été dans la confidence du mouvement projeté, et ' H qu'ils eussent jugé nécessaire de le laisser éclater , sauf Jl '• prendre àeS mesures ponr en arrêter les suites? (p. 7?. ) •
A Lyon, aucune agitation ne se manifesta; mais là non plus t aucune mesure n'avait été prise d'avance pour pré- « venir une explosion si elle eût été à craindre. Les comi » mbsaires de police n'avaient reçu aucune instruction
■ (agarde nationale aucun ordre.... ; les troupes elles-mémef '' > n'avaient pas iâit la plus légère démonstration , le 8 juia ,
• avant trois heures de l'après-midi, et cependant, dès six
■ heures du matin, suivant M. de Farguet, à dix heures « s d'après M. le prévOt de Lyon, le signal de l'iasHrrection » avait été donné (p. 74)- "
Voyons maintenant en quoi consistèrent les démoastra- . lions criminelles des can^agnes.
; Le département du ILhdne se eotapoeeàe 361 nommuoea. Dans ce nombre, onze seulement prirent au mouvement una part quelconque... (p. 77 ). Les communes les plfui peu~ ' plées ne fournirent pas un seul insurgé (p. 7S )....; dans la ^ totalité des couimuneB agitées, et dont la population s'élève . au moins à dix mille âmes , deux cent cinquante hommes au plus parurent participer à l'insurrection.. .; mais, parmi ces - dsux cent cinquante hommes , t combien peut-on compter
> de véritables cuinspira leurs ? Combien Se sont mis en mou-
• vementsans savoir ce qu'ils faisaient, sans but coupable^
> entraînés par lebruit , l'exemple et la curiosité ?... . Le locsia
■ ayant été sonné la nuit.... , plusieuf:».... se trouvèrent au » milieu du mouvement, y étant accourus avec des seaux, » croyant élr« appelés au secours d'ujie mAÎSOs incendiée-»