Tome III, y. Partie
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de l'eusténce civile, on ne les a point vus narmurer 4e t» ^e la justice qu'on leur avait rendue était incomplète. Ils n'ont point profité de ce qu'ils obtenaient pour s'arroger da.vanlage. Leur nombre ne s'est point accru , preuve évidente qu'ils n'étaient animés d'aucun esprit de prgsélytisme. Ju»-
3 n'a la révolution , on nB peut citer un acte de sédition , un élit quelconque, commis par un protestaat pour cause da protestantisme.
S'ils ont eu des torts, s'ils ont mérité la haine des catho- Iif[ues, c'est donc depuis la révolution; et, en efièt, c'est da événemens de cette époque que veulent s'appuyer tous les apologistes des attentats de i8iS.
En 1790, disent-ils, les protestans ont ensan^nté leur victoire; en 1793 , ils ont partagé les excès d'une révolutioB désastreuse ; sous Bonaparte , ils se sont emparés de tout« , l'autorité; durant les cent jours, ils ontprafité d'un ascendant passa^r pour menacer et pour opprimer leurs adversaires.
Telles sont te* accusations répétées depuis près de deux ans, tantdtdaasies libelles anonymes, écrits ou commandés parles assassins mêmes , tantét dansk s mémoires prétendus justificatifa , destinés à pallier la connivence ou à excuser la 14ch«t4«
Ces accusations viennent d'être reproduites, comme je l'ai dit en commençant cette lettre, dans un pamphlet récent» tel qu'il n'en a jamab paru, j'oie l'affirmw, chez aucun teuple civilisé; tel que n'en ont jamais puMié les révoluionnidres les plus fou^upux ou les plus atroces. Dans ce }(amphlet, on érige en principe les massacres populaires^ on réclame, pwir quiconque se dit offensé, le droit de vengeance illégale que l'homme abdique par cela marne qu'il entre en fociété. Enfin , l'on imprime que le meurtre ne lait que prévenir et remplacer la justice.
Ne medemiuidez pas, Uonsieur, comment il arrive q^ie, dans un moment où certes la lîlierté de la presse est suffisamment Burveîllûe , et oi) les phrases les plus innocente» es apparence sont interprétées de manière à, valoir à leurs autetirs de longues détentions et d'énormes amendn, un tel pamphlet circule librement soOs les yeux du ministère public. Je ne suis pas chaîné d'expliquer oe phénomène ; (e raconte ce iait et je le prouve, laissant à HM.. les avocats du roi le soin de nous faire coubevoir comment un livre oii assassiner s'appelle remplacer la justice, et oli, par coasâquent , ta classe peu éclairée trouve d'avance des apologies pour tous les désordres et des justifications pour tons les «rîiu«s, estmuiu» dan^reui ({ue tel écrit oiL i-'ou insiuus
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a43 «{u'iin préfet a commis quelque acte arbitraira, xtu qu'un maire a dépaijaé soiv pouvoir (a).
Le pamphlet dont j'ai parié est dirigé contre vous , Hoosieur. Il est destiné à légitimer toutes les horreurs commise): à Nîmes. Pour y parvenir, l'auteur attribue aux protestans les premières fiolences qui ont souillé la révolution dans le Mi(U. Il y parle dei tniUe victinu» égorgées par eux «n 17901 iortqu'aucun parti n'avait encore souffert. Il ^oque contre eux les ombres d'infortunés reli^ieui qui ont péri dans un mouvement à jamais déplorable, mais dont j'indiquerai plus loin la cause et l'origine. 11 veut soulever jusqu'aux pierres des édifices dévastés dans une émeute , pour détourner les regards du public d'autres ruines encore nimantes et ensanglantées: et après avoir peint les protestans, à cette époque , comme des assassins et des incendiaires, il les présente comme ayant été pins tard les fauteurs , les iavoris, les seuls iastrumeos de Sonaparte.
Sans doute, lors même que cesassertions seraient fondées, lors mâme que l'horrible événement de 1790 serait le crime des protestans, ce crime ne légitimerait pas des attentais coimnls vîn^-cinq ans plus tard, i moins qu'on ne veuille établir parmi nous une luccessioQ de meurtres et de ven-. geances. Sans doute, encore, il seroit viai que, durant les dix années de l'empire, les protestans adraient, occupé toutes les places , qu'il n'en serait pas plus équitable sous le règne delà charte, après les mots «nûm et ouM*, deles priver des droits qui sont garantis à tous les Français , et de proposer au monarque constitutionnel d'imiter ce que l'on reproche k l'hommQ qui s'était saisi d'un pouvoir illitnité.
Cependant, puisque les faits allégués sont faux , il est bon d'èter ce misérable prétexte à de^ criminels démasqués , pt de les chasser de leur dernier refuge. J e consacrerai donc à ce travail quelques pages, et je m'y livre avecd'a'itanfmoim de répagnauce, que certes, en disculpant les protestans, |e suis loin d'accuser les catholiques. Il faut se pénétrer d'nne vérilé : depuis assee long-temps il n'existe plus de ûnatisme religieux ou politique. Les assassins de nos jotirs n'appartiennent k aucune croyance, comme ils n'appartiennent à. aucune opinion. On leur fait trop d'honneur en les associant Ji une doctrine quelconque. Ceux de la dasse supérieu c veulent du pouvoir; ceux des classes inférieures du piflase. Ils arborent toutes les couleurs, parce que leur.t propres coulàmn sont flétries; ils «aprunteat tous les masques, parce que
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tout déguisement dlminne t'horreur qu'ils inspireraient en w moatraot tels qu'ils sfMit.
Depuis le commencement de la réTiAutîoD, |iisqu'au moiA d'avril 1790» Hhnes avait (oui de la tranquillité la phis parfaite. L'union des catholiques et des protestons paraissait , ftt certaiaem«it, dans la partie écluirte des deux communions, elle était siaoère. Sur huit députés du tiers-^at, cinq catholiques et trois protestans avaient été nommés (SJ. Les seul» symptômes d'agitation qu'on pirt remarquer, c'ëtairat ^ilelques brochures puhliées dès le mois d'octobre 1789. Un« de ces hrochures était intitulée: Piem Romain, aux eathotiques de Nfmcê ; une autre : Lettre de Char(et Sincère à Pierre Romaiti (4)- Dans la première , on recomnrandait aux catholiques de fermer l'entrée des cllai^;eg d des honneur» aux protestans, leurs ennemis nés; dans la seconde, l'on examinait s'il ne serait pas avantageux d'expulser les protestans du royaume, et l'on conseillait aut habitans du Languedoc de révoquer ceUs de leurs députéi» et de désarmer ceux de leurs giôdes nationaux, ofBciera et soldats, qui appartenaient à cette communion. Je ne pensé pas qu'on attribue aux protestans ces brochures , qui néaO'^ moins sont antérieures de six mois aux troubles dont on les accuse d'avoir été les auteura.
Il paraît qu'elles produisirent peu d'efttt.- Tout resta cabne Jusqu'aux décrets de l'assennblée constituante sur les propriétés du clergé. Malheureusement, à cette époque, la révolatioii qui, dans ses premiers actes, n'avait ftmmé qae des préjugés etdesambitions, en vînt à froisser des intérâtsi Ce n'est point ici le lieu de juger les mesures qui furent adoptées à cette époque. Soua quelqne point de vue qu'on les envisage, soit qu'on les déolure conformes aux principe* du droit public, ou simplement iustifiées par les oéceasiléR fioancières, soit qu'on les cot] dam ne comme imprudente* et précipitées I il est évident qu'à Nluie^, comme ailleurs, ellet ue purent occasionner de iermentaliou que parmi les calfaolii|UL'8. Les protestans durent y rester tout-à fait étrangers. Ce fut en effet parmi les premiers que des symptômea d'agitation se manifestèrent.
, Ce ao avril 1790, des citoyens, se disant catholiques de ntmes , prirent tino délibération [5) , où ils témoignaient dé vives alarmes sur le sort de la religion catbtdique, et ojï ils protestaient contre tout changement dans la hiérarcliie ecclésiastique , réclamant pour le catholicisme la jouîssanca exclusive des honneurs du culte public. Us aommireot dai
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commtsgaires charma de IratismeUre cette délibération aux diverses municipal ités du-^royaume, arec une lettre danft laquelle, au nom de ta reli^on et du roi, ils les sollicitaient d'y adhirer (6). ' '
Le i". et le 3 mai, cène fut plus par des déiibérallons ou par des libelles que les prote^ans furent attaqués; des attroupemens se formtrent Contre eux ; ils furent menacés , poursuivis, blessés : cette fois encore, ils n'opposèrent point U force à la force. Protégés & peine par des autorités dmidei ou malveillantes, ils se contentèrent dlnvotiuer la sauvegarde des lois ; et {'ajouterai que l'immense majorité de la population catholique de Rimes était si peu disposée h sa laisser égarer parle fanatisme, qu'en dépit de la faiblesse et de la partialité de plus d'un magistrat , la proclâmatioa Ae la loi martiale, enfin obtenue, suf&t pour rétablir l'ordre. 3e suis heureux de rendre un pareil témoignage à cettb majorité catholique. Il prouvera , j'espëtr , qu'en rétablissant des faitx qui , défigurés , perpétuent depuis trop long-temps des haines injustes, je n'accuse aucune communion, et que je sépare d'un petit nombre d'insensés et dé brigands une popnlation respec1id>le (y).
ToSlà donc , monsieur , trois occasions dous lesqudles les protestans ne furent nullement les agresseurs, et jusqi|,'à présent l'on ne peut leur refuser le mérite prolongé d'une patience soutenue et difBcile.-
J'arrtve à la journée du iS juin, journée déploraMe, où les'deux partis se livrèrent à d'ineicu sables excès. Si je ne les décris pas en détail , ce n'est certes point que je ne les déteste également dans tous les partis; je serais enclin même à' les juger plus sév^ement dans celui dont j'embrasse la défense. Il est mille fot*i nioins douloureux d'avnir l'i con- 'danriner ses adversaires qu« ses alliés. Hais la question n'est ^as, tout lecteur équitable' doit le sentir, de savoir si, dans la mêlée, au milieu du danger, après un triomphe disputé, quelques protestans abjnrèreut la modération dont ib avaient si long-temps donné l'Axempic. La question est de déterminer si les protestans en générai furent les auteurs des pre- , miers désordres qui signalèrent cette funeste journée , ou st,, forcés k se défendre , il^ abusèrent des succès auxquels on les avait contraints malgré eux. Four décider cette question, trois faits me puraissent plus que sufKsans.
Premièrement, torsqii'aprës le commencement de ces violences , deux hommes signalés comme les chefs des perturbateurs voulurent attribuer aus protestons' les atteintes
portéei à la paix publique , l'awemblëe électorale , csnapoiév
' ea maJM-ité de catholiques, déclara, dans un procèa-verbal
unanime , > qu'elle avait vu avec indignation que ces deux
• hommes rejetaient sur les vicliiues de leur agreision , et ■ sur celles de leurs complices, le coi^table projet d'insur-
• rection dont iU éloient. eus-mèmcH les auteurs (6)- • Eu second lieu, ce fut a)>rès avoir enfiaucé les portes d'un couvent, quelesprotestans, innoce os jusqu'alors de toutçs cruautés , n'imitèrent que trop (qui pourrait ne pas en convenir et le déplorer ) les misérables qui les avoient provoqués; mais les témoios déposent que leurs ennemis , retirés dans ce couvent, s'en étaient fait une citadelle du haut de laquelle ils les fusillaient en liberté (9). Ce fut à la fin d'une journée entière , qu'entourés des cadavres de leurs compagnons ainsi massacrés, i(v s'emparèrent de ce r^uge de leurs assassins, et que l'ivresse de la victoire les rendit coupables. Troiaiëmement enfin, le mouvement qui occasionna toutes les calamités du i3 juin avait si manifestement pris sa source dans les manœuvres du'parti opposé aux protestans, que, lors m£ine que ces derniers s'en furent rendus maîtres dans l'intérieur de ^itmes, ce mouvement conserva dans les cam-
E agiles sa direction première. /^ peupte, dit un docunient ien authentique , i^aré par des instnuatiwis perfides, et convaincu gtte ia religion catiiotifue était en danger, croyait devoir ia venger , et des farfails exicrt^hiet furent comtnis avec unsang-froUt qui giace d'épouvante (10). Ces forfaits, d'une portion des catlioliqueSi je ne les ilt^tuillerai pas non plus. Ceux qui les connaissent, ceux qui peuvent les retrouver dans des ouvrages ouverts a tout le monde, me saurontgré de mou silence (1 1).
Jetons un voile sur tant d'horreurs 1 Reconnais sou s que la gueri'i: une fois engagée , lis deux partis ont mérité de cruels i-«procbes. Hais n'accusons pas ceux qui long-tcntps étaient demeurés victimes patientes , d'avoir donné le signal des excès qu'ils n'ont que le tort d'avoir imités. Qtui intérêt avaie.nt, en effet, ies protesiatui à exciter des ttouùtes ? ^a'avaient-iù à regretter ? que perdoi^nl-iis ? Ce n'était p 'int auic proteetans <}ue la révolution enlevait des pri^ oiiéges flatteurs , des dignité émitientes, un rang éclatantdatistaeoiUrée.desrichessesimmenses: ils gagnaient tout à ta révolution, car ils ttaicnt privés de tout sous , l'ancien régime. Ils recouvraient la plénitude des droits . civils ; et , votUs aux inanufartures et au commerce , Ht ^dtvcàent désirer ta tranquillité publique , et voir avceua
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frofUplBn à* jbiù fiteéiùt un ^MHwmemMt UArut d«H« i'A«wr«w«e if^hteneatievait i^ouur à leur fortune en favuriaant Umt induttrit et enoffrandistatU tturg retatÙMU eonvnerciaiet{t3). Qu'ona'Attnbuedoaepluaauxprotestao» de Ntmes les malbeun do 1790; qa'oii ne s'en autorise pas ^KHirl^iMmerlesatteotalstls i8i5; etqn'enfia, aujourd'hui que tous les partis sont dèlannés , l'ère de la réconciUatioa uMvaienoe I
:. Vous remarquerez , sans doute , Monsieur , que i*ai laissé de cùté un fait qui m'eût fourni des armes bien plus aoérées Ot bien plus irrésistibles que toutes celles que j'ai emptoyéea. Je n'ai point parlé de cet étran^je mémoire) rédigé, imprimé, publié par l'un des chefs de la révolte et des massacre* exercés sur le» [HWteslaRS en 1790; mémoire dans Lequel «et homiùe se vante d'avoir travaillé à oi^auiser, soua un prétexte rsligieui , la guerre civile dans le midi (i5]. Ca qtémoire toutefois eÛHte ; il est authentique ; plusieurs exemplaires en sont déposés dans des mains sûres : je le possède moi-même. Mais il tient à des questions trop délicates ; il {réveillerait des souvenirs Irop tristes; et, si je n'y suis pat «éduit par des dénégations imprudentes, ou par des attaque» ' qui seraient mal calculées, je ne m'en prévaudrai pas.
..Je crois avoir rempli la première partie-de ma tache. Les protettant n'&nt patnt imv^otii de victimes à Ninus , tars- 9 u'<wcu» parti n'avait t/n^ort souffert ( 14). Le» premières "victimes immolées ont été des victimes protestantes.
■ Je passe à la second* aqscrtioa. Les prolestans de Mmes oat-i^ exercé de l'ascendant durant la révolution ? En ontils abusé ? 8e sont-Us emparés de toute l'autorité sous Bonapute ? Etrange délire de leurs accusateurs ! Tout ce qu'ils ftUèggenl contre les hommes qu'ils veulent attaquer retombe, sur le parti qu'ils pensent défendre ; et si je n'étais pas iem< pressé moi-même de répéter, sans cesse que la religion n'a rjen de commun dans notre siècle avec les fureurs des factions et les désastres deâ guerres civiles , les réfutations auxqudles me forcent ces prétendues catholiques si zélés, de- Tiendraîent en apparence des aocusalioas coiitre les catholiques.
En effet , après le 3 1 mai i^gS , toutes les autorités établies à NtflieS) et. parmi lesquelles siégeaient quelques protcfttans, furent destituées par un couve ntionnel catholique. Un catholique fut nommé maire , un tribunal révolutiounaire fut «Kganisé , et tous les membces de ce tribunal furent* jtrisc parmi les catbolî^ues. £i£ iribuoal condamna k mort
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«ant qiMMBtMta TietfnMi, et dans la )iM« de en tEcOm^ oD voit lea Dam» de cent ^-iDg(-oiItl{ proteMans , rignatakeé de l'adreise en faveur d« LoufM XVI , âprfo la founii* dn >o juiu 1 7ga. Plus de cinq cents {trotntani fntent mis horli la loi , ou portés sur des listes d'éinigci^ Lvurs bienu fitfenl . vendus, leurs femmes, leurs enfans emprlMwnéa. Plus te deux mille furent arrAtés comme suspecta.
Hais, sous Bonaparte, ils oat été les principaux Enstm^ mena de son gouvernement despotique (■ 5) ! Aépondons d«- •ouveau par des faits positifs , par des calculs précb. Vou»méme, Monsieur, sembler avoir ignoré quelques-uns de ce* fails, et n'sToir pai eu les données de ces calculs; car vea» me laites, dans votre lettre , l'honneur de me dîna que kr prolettans et les catholique» eurent , sous l'empire, un pa^ tage à-peu'près égal dans les emplois et les administrations. Or , jusqu'au 3i mars 1814, il y a eu deux cent Boitante babitans de filmes , ou du déparlement du Gard , appelés , soit aux différens corps législatifs , soit aux emplois administratifs du judiciaires. Sar ces deux cent soliiSnte employés , il y a «n soixante-quatre prateslans et cent quatre-vingt-seize catholiques. £n 1811, le tribunal civil et le tribunal d'appel fUreM établis à Nîmes, et siir quarante-cinq individus qui y entrèrent , 11 j eut quaratite-un catholiques et quatre prote9tan%
A qui fera-t-on croire, en effet, que les protestons eussent tant de droits à la bienveillance de Bonaparte 7 Y avait-il disette, de catholiques pour le servir? Manquait' il do préfets pour vanter le restaurateur du culte, fet d'évéques pour célébrer le conquérant dn monde ? Les myndemens étaient-ito tellement rebelles, qu'il lui faliât recourir aux prOnes? Favorisait-il le protestantisme, celui qui. lorsque tous les liens avec la cour de Home paraissaient rompus, a conchi au uonk' de la France un concordat qui n'est devenu tolérnhle que comme point de comparaison? Favorisatt-il le proteHtantisme, celui qui , dans ses manifestes contre l'Angleterre *' dénonçait aux fidèles le» hérétiques Anglais? Certes, )• neveux pas In^nuer que Bonaparte préfét-dt un culte à l'autre. ■ La véritable religion est tOuiours amie de la liberté; et quiconque vent un pouvoir absolu , rencontre dans toutes 1m> religions des bcrties împortuties. Hais Bonaparte, tel que nous l'avons cotitlu, avec le génie ([ni en Ht im héros, aveo les erreurs qui «n tirent un despote , ponvait-il aimer le pra-' trstantisme, qui^eâ FVa'ncé, a devancé dbns ses Guuoeptiont' hardies tes preinrèi«a idées de liberté poHIiqilé; le prote»-- Irtntîsme , qui, sotaS Charles^Quint, a mis-un obstatAeàla-
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=49 inonaKliieaBlTMMBeile>proteiUntjBne,(iuquetrAuglfiterra
doit le triomphe du système représentatif?
II me reste à traiter du la part que les protestaus du Gunl ont prise à la révolution du ao mars. Quant à leur coniUiifé durant les cent jours et à l'affreuse réaction dont ils oiit été victimes, tout se trouve dans les trois parties de votre excellent ouvrage. Je pourrai donc , après avoir rétabli «ncure quelques laits aotérieurs, IJcber de répondre aux questions que vous m'avez adressées, el , m'appuyant de la connaissance du passé, essayer de tracer des c^la» pour l'avenir.
J'ai l'hoonem- d'être , etc.
BENJAUIN CONSTANT.