‹ Collection complète des ouvrages publiés sur le gouvernement représentatif et la constitutionChapitre 23 sur 58 · Tome ni, i>^. Partie · texte numérisé non relu

Tome ni, i>^. Partie

de Texistence civile ^ on ne les a point vus murmurer de c# que la justice qu'on leur avait rendue était incomplète. Us n'ont point profité de ce qu'ils obtenaient pour s'arroger da-^ vantage. Leur nombre ne s'est point accru , preuve évidente qu'ils n'étaient animés d'aucun esprit de prosélytisme. Ju8>> qu'à la révolution , on ne peut citer un acte de sédition , un délit quelconque , commis par un protestant pour cause de protestantisme.

S'ils ont eu des torts» s'ils ont mérité la haine des catholiques 9 c'est donc depuis la révolution; et 9 en effet, c'est dai événemens de cette époque que veulent s'appuyer tous les apologistes des attentats de i8i5.

£n 1790, disent-ils 9 les protestans ont ensanglanté leur victoire; en 1793 , ils ont partagé les excès d'une révolution désastreuse ; sous Bonaparte 9 ils se sont emparés de toute l'autorité; durant les cent jours, ils ont profité d'un ascendant passager pour menacer et pour opprimer leurs adversaires.

Telles sont les accusations répétées depuis près de deux ans, tantôt dans les libelles anonymes, écrits ou conunandés par les assassins mêmes 9 tantôt dans les mémoires prétendus justificatifs, destinés à pallier la connivence ou à excuser la lâcheté.

Ces accusations viennent d'être reproduites, comme je l'ai dit en commençant cette lettre 9 dans un pamphlet récent , tel qu'il n'en a jamais paru 9 j'ose l'affirmer, chez aucun te u pie civilisé; tel que n'en ont jamais publié les révoluionnaires les plus fougueux ou les plus atroces. Dans ce pamphlet , on érige en principe les massacres populaires 9 on réclame, pour quiconque se dit offensé, le droit de vengeance illégale que l'homme abdique par cela même qu'il entre en société. Enfin, l'on imprime que le meurtre ne fait que prévenir et remplacer la justice.

Ne me demandez pas, Monsieur, conunentil arrive que 9 dans un moment où certes la liberté de la presse est suffisamment surveillée, et où les phrases les plus innocentes en apparence sont interprétées de manière à valoir à leurs auteurs de longues détentions et d'énormes amendes, un tel pamphlet circule librement sotis les yeux du ministère public. Je ne suis pas chargé d'expliquer ce phénomène; je raconte ce lait et je le prouve 9 laissant à MM. les avocats du roi le soin de nous faire concevoir comment un livre où assassiner s'appelle remplacer la justice, et où, par conséquent 9 la classe peu éclairée trouve d'avance des apologies pour tous les désordres et des jusliGcations pour tous les Grimes, est moins dangereux que tel écrit o(l Ton insinue

qu^un préfet a commis quelque acte arbitrairt, jou qu'un maire a dépassé son pouvoir (a).

Le pamphlet dont i*ai parlé est dirigé contre vous , Monsieur. 11 est destiné à légitimer toutes les horreurs commise^, à Nîmes. Pour y parvenir , Tauteur attribue aux protestans les premières violences qui ont souillé la révolution dans le Midi. Il y parle des miiie victimes égorgées par eux en 1790, iorsqu' aucun parti n'avait encore sauffrrt. Il évoque contre eux les ombres d'infortunés religieux qui ont péri dans un mouvement à jamais déplorable^ mais dont j'indiquerai plus loin la cause et l'origine. Il veut soulever jusqu'aux pierres des éditées dévastés dans une émeute , pour détourner les regards du public d'autres ruines encore fumantes et ensanglantées; et après avoir peint les protestans» à cette époque 9 comme des assassins et des incendiaires , il les présente comme ayant été pltis tard les fauteurs y les favoris , les seuls instrumens de Bonaparte.

Sans doute, lors même que ces assertions seraient fondées , lors même que l'horrible événement de 1790 serait le crime des protestans 9 ce crime ne légitimerait pas des attentais commis viagt-ctnq ans plus tard, à moins qu'on ne veuille établir parmi nous une succession de meurtres et de ven-. geances. Sans doute, encore, il seroit vrai que^ durant les dix années de l'empire, les protestans aiiraîeni occupé toutes les places , qu^il n'en serait pas plus équitable sous le règne delà charte , après les mots union et ouMi, de les priver des droits qui sont garantis à tous les Français , et de proposer au monarque constitutionnel d'imiter ce que l'on reproche à i'hommQ qui s'était saisi d'un pouvoir illinuté.

Cependant, puisque les faits allégués sont faux, il est bon d'dter ce misérable prétexte à des criminels démasqués , et de les chasser de leur dernier refuge. Je consacrerai donc à ce travail quelques pages, et je m'y livre avec d'autant moins de répugnance, que certes, en disculpant les protestans, je suis loin d'accuser les catholiques. Il faut se pénétrer d*une vérîlé : depuis assec long-temps il n'existe plus de fanatisme religieux ou politique. Les assassins de nos jours n'appartiennent à aucune croyance, comme ils n'appartiennent à aucune opinion. On leur fait trop d'honneur en les associant à une doctrine quelconque. Ceux de la classe supérieuc veulent du pouvoir; ceux des classes inférieures du piilag**. ils arborent toutes les couleurs, parce que leurs propres coîi- Itvn sont flétries; ils enqHruntent tous les masques, parce que

tout déguisement diminue l'horreur qu'ils inspireraient en M montrant tels ({u'ils sont.

Depuis le commencement de la révolution, jusqu'au moift d'ayril 1790, Ntmes avait joui de la tranquillité la plus parfaite. L'union des catholiques et des protestans paraissait , et certainement, dans la partie éclairée des deux communions, elle était sincère. Sur huit députés du ticrs^tat , cinq catholiques et trois protestans avaient été nommés (3). Les seuls symptômes d'agitation qu'on put remarquer, c'étaient Quelques brochures publiées dès le mois d'octobre 1789. Une m ces brochures était intitulée: Pierre Romain, aux eathûiiques de Nimes ; une autre : Lettre de CharieM Sincère à Pierre Romain {^), Dans la première, on recommiandait aux catholiques de fermer l'entrée des cliai^;es et des honneurs aux protestans, leurs ennemis nés ; dans la seconde, l'on examinait sll ne serait pas avantageux d*ex«>

Eulser les protestans du royaume , et l'on conseillait aux abitans du Languedoc de révoquer ceux de leurs députés» et de désarmer ceux de leurs gardes nationaux, officiers et soldats, qui appartenaient à cette communion. Je ne pensé pas qu'on attribue aux protestans ces brochures , qui néanmoins sont antérieures de six mois aux troubles dont on les accuse d'avoir été les auteurs.

Il paraît qu'elles produisirent peu d'effet. Tout resta calme Jusqu'aux décrets de l'assemblée constituante sur les pro-> priétés du clergé. Malheureusement, à cette époque, la ré« volutioii qui, dans ses premiers actes, n'avait froissé qoe des préjugés et des ambitions, en vint à froisser des intérêts^ Ce n'est point ici le lieu de juger les mesures qui furent adoptées à cette époque. Sous quelque point de vue qu'on les envisage, soit qu'on les déclare conformes aux principes du droit public , ou simplement justifiées par les nécessités financières, soit qu'on les condamne comme imprudentes et précipitées, il est évident qu'à Ntmes, comme ailleurs, elles ue piireut occasionner de icrmentation que parmi les catholiques. Les protestans durent y rester tout-à fait étran^rs. Ce fut en effet parmi les premiers que des symptômes d*agitation se manifestèrent.

Le 20 avril 1790, des citoyens, se disant catholiques de Nîmes , prirent une délibération (5) , où ils témoignaient de vives alarmes sur le sort de la religion catholique, et où ils protestaient contre tout changement dans la hiérarchie ecclésiastique , réclamant pour le catholicisme la jouissance exclusive des honneurs du culte pubUc Ils noaunèrent des

commissaires chargés de tratismettre celte délibération aux diverses municipalités du4tiyaume, avec une lettre dans laquelle, au nom de la religion et du roi, ils les sollicitaient d'y adhérer (6).

Le 1*'. et le 5 mai, ce ne fut plus par des délibérations ou par des libelles que les protestans furent attaqués; des attroupemens se formèrent contre eux ; ils furent menacés, poursuivis, blessés: cette fois encore, ils n'opposèrent point la force à la force. Protégés à peine par des autorités timides ou malveiUantes , ils se contentèrent d'Invoquer la sauvegarde des lois; et j'ajouterai que l'immense majorité de là population catholique de Nîmes était si peu disposée à s« laisser égarer par le fanatisme^ qu'en dépit de la faiblesse et de la partialité de plus d'un magistrat , la proclamation de la loi martiale, enfin obtenue, sulBt pour rétablir l'ordre. Je suis heureux de irendre un pareil témoignage à cette majorité catholique. Il prouvera , j'espèlre , qu'en rétablissant des faitir qui , défigurés , perpétuent depuis trop iopg-temps des haines injustes, je n'accuse aucune communion, et que je sépare d'un petit nombre d'insensés et de brigands une popiàation respectable (7).

Yoilà donc , monsieur , trois occasions dans lesquelles les protestans ne furent nullement les agresseurs, et jusqiCà présent l'on ne peut leur refuser lé mérite prolongé d'une patience soutenue et difficile.

J'arrive à la journée du 1 5 juin, journée déplorable, oti les' detà partis se livrèrent à d'inexcusables excès. Si je ne les décris pas en détail , ce n'est certes point que je ne les déteste également dans tous les partis; je serais enclin même à les juger plus sévèrement dans celui dont j'embrasse la défense. 11 est mille foi!} moins doiiloureux d'avoir à con- ;damner ses adversaires que ses alliés. Mais la question n'est pas, tout lecteur éqbitable' doit le sentir > de savoir si, dans la mêlée, au milieu du danger, après un triomphe disputé, quelques protestans abjurèrent la modération dont ils avaient si long-temps donné l'exemple. La question est de déterminer si les protestans en général furent les auteurs des premiers désordres qui signalèrent cette funeste journée , ou si., forcés à se défendre , ils abusèrent des succès auxquels on les avait contraints malgré eux. Pour décider cette question^ trois faits me paraissent plus que suffîsans.

Premièrement, lorsqu'après le commencement de ces violences , deux hommes signalés comme les chefs des perturbateurs voulurent attribuer aux protestans les atteintes

portées à la paix publique , l'assemblée électorale , composée en majorité de catholiques, déclara, dans un procès-verbal unanime , « qu'elle avait vu avec indignation que ce» deux » hommes rejetaient sur les victimes de leur agression , el a sur celles de leurs complices, le coupable projet d'insur- » rection dont ils étoient eux-mêmes les auteurs (8). » £n second lieu, ce fut après avoir enfoncé les portes d'un couvent , que les protestaus , innocens jusqu'alors de tout^ cruautés , n'imitèrent que trop (qui pourroît ne pas en convenir et le déplorer ) les misérables qui les avoient provoqués; mais les témoins déposent que leurs ennemis , retirés dans ce couvent, s'en étaient fait une citadelle du haut de laquelle ils les fusillaient en liberté (9). Ce fut à la un d'une journée entière, qu'entourés des cadavres de leurs compagnons ainsi massacrés , ifs s'emparèrent de ce refuge de leurs assassins^ et que l'ivresse de la victoire les rendit coupables. Troisièmement enfin , le mouvement qui occasionna toutes les calamités du i3 juin avait si manifestement pris sa souros dans les manoeuvres du parti opposé aux protestaus, que, lors même que ces derniers s'en furent rendus maîtres dans l'intérieur deNtmes, ce mouvement conserva dans les campagnes sa direction première. Ijt peupie, dit un document bien authentique, égaré par des insinuations perfides ^ e$ convaincu que la religion ca>tholiqus était en danger, croyait devoir ia venger, et des forfaits cxécrqMes furent comtnis avec un • sang- froid qui glace d' épouvante (10). Ces forfaits, d'une portion des catholiques f je ne les détaillerai pas non plus. Ceux qui les connaissent , ceux qui peuvent les retrouver dans des ouvrages ouverts à tout le monde, me sauront gré de mon silence (1 1).

Jetons un voile sur tant d'horreurs! 'Reconnaissons que la guerre une fois engagée , Its deux partis ont mérité de cruels reproches. Mais n'accusons pas ceux qui long-temps étaient demeurés victimes patientes , d'avoir donné le signal des excès qu'ils n'ont que le tort d'avoir imités. Qtui intérêt avaiefU, en effet , les protestons d exci-ler des ttouhies ? q a* avaient-ils à regretter ? que perdoient-iis ? Ce n'était p /int aux protestans que ia révolution enlevait des privilèges flatteurs, des dignités émif lentes, un rang éclatant daris lacoiUrée, desrichesses immenses: ils gagnaient tout à la révolution, car ils étaient privé'S de tout sous l'ancien régime. Ils recouvraient la plénitude des droits civils ; et , voués aux inanufacturcs et au commerce. Us devaient désirer la tra/nquillité publique , et voir avec uià

tr4Mnêp&rt de joie ê^étobtir un gauvememéiU iHtre, d&nt i'heureutt influence devait ij^miter à Uur fortune en favo^ riaofU leur industrie et en agrandiuant leurs retatiom commerdaieê ( i a). Qu*ob n^attribue donc plus aux protesta ns de Nimes les malheurs de 1790; qu'on ne s*en autorise pas pour légitimer les attentats de 1 8 1 5 ; et qu^enfin , aujourd'hui que tous les partis sont désarmés , Tère de la réconciliation commence !

Vous remarquerez 9 sans doute 9 Monsieur , que Tai laissé de côté un fait qui m'eût fourpi des armes bien plus acérées et bien plus irrésistibles que toutes celles que j'ai employées. Je n'ai point parlé de cet étrange mémoire, rédigé, imprimé, publié, par l'un des chefs de la révolte et des massacres exercés sur les protestans en 1790; mémoire dans lequel cet homme se vante d'avoir travaillé à orgauiseri sous un prétexte religieux, la guerre civile dans le midi (i5]. Ce mémoire toutefois existe; il est authentique ; plusieurs exemplaires en sont déposés dans des mains sûres : je le possède moi-même. Mais il tient à des questions trop délicates ; il réveillerait des souvenirs trop tristes ; et , si je n'y suis pas •réduit par des dénégations imprudentes, ou par des attaques qui seraient mal calculées, je ne m'en prévaudrai ])as. .. Je crois avoir rempli la première partie- de ma tiiche* Les pTûtestans n'ont potnt immolé de victimes à Nimes , lorsqu'aucun parti n'at^ait encore souffert (\^). Les premières victimes immolées ont été des victimes protestantes. • Je passe à la seconde assertion* Les protestans de Nimes ont-ils exercé de l'ascendant durant la révolutiou ? En ontils abusé ? Se sont-ils emparés de toute l'autorité sous Bonaparte ? Etrange délire de leurs accusateurs ! Tout ce qu'ils aUèggent contre les hommes qu'ils veulent attaquer retombe, •sur le parti qu'ils pensent défendre ; et si je n'étais pas empressé moi-même de répéter, sans cesse que la religion n*d rien de commun dans notre siècle avec les fureurs des factions et les désastres des guerres civiles , les réfutations auxquelles me forcent ces prétcsndues catholiques si zélés, deviendraient en apparence des accusations coiitre les catholiques.

. £n effet , après le 3i mai 1793 , toutes les autorités établies à Ntmes , et. parmi lesquelles siégeaient quelques protestans ,'f urent destituées par un conventionnel catholique. Un catholique fut nommé maire , un tribunal révolutionnaire fut organisé ^ et tous les membres de ce tribunal furent fsAfk parmi les catholiques. . £e iribunal condamna à mort

C3nt quarânté-^ix victimes, et dans la liftte de ces yieîimtê on voit ks noms de cent vingt*cinq protestang , signatafreé de Tadresse en faveur da Louîh XYi , après la journée du se juiu 1 7ga. Plus de cinq cents protestans furent mis hors la loi , ou portés sur des listes d'émigi;^ Leurs biens furent vendus, leurs femmes, leurs enfans emprisonnés. Plu» de deux mille furent arrêtés comme suspects.

Mais, sous Bonaparte, ils ont été les principaux instra-i* mens de son gouvernement despotique (i5) ! Répondons de nouveau par des £siits positifs, par des calculs précis. Vousmême , Monsieur , scmblez avoir ignoré quelques-uns de cet faits , et n'avoir pas eu les données de ces calculs ; car vona me imites, dans votre lettre , Thonneur de me dire que les protestans et les catholiques eurent , sous l'empire, un partage àrpeu-près égal dans les emplois et les administrations. Or , jusqu'au 3i mars 1814, il y a eu deux cent soixante ha- Intans de filmes, ou du département du Gard, appelés, soit aux diiTérens corps législatifs , soit aiuc emplois administratifs du judiciaires. Sur ces deux cent soixante employés, il y a en soixante-quatre protestans et cent qnatre-vingt-seLee catholiques. En 1811, le tribunal civil et le tribunal d'appel furent établis à Ntmes, et sûr quarante- cinq individus qui y entrèrent , iîy eut quaraute-un catholiques et quatre protestansv

A qui fc*ra-t-oa cruîie, en effet, que les protestans eussent tant dv, droits à la bienveillance de Bonapaile? Y avait^il litKCtte de catholiques pour le servir? Manquait- il de préfets pour vanter le restaurateur du culte, tet d'évèques pour célébrer le conquérant du monde ? Les mandemens étaient^ils tellement rebelles , qu^il lui fallût recourir aux prônes? Favo* l'isail-il le protestantisme, celui qui. lorsque tous les liens avec la cour de Home paraissaient rompus* a conctti au nom de la France un concordat qui n'est devenu tolérabie que comme point de comparaînon ? Favorisaît-ii le protestan*« tîsme, celui qui , dans ses manifestes contre rAnf:leterre, dénonçait aux Tidëles les hérétiques Anglais ? Certes , je n# veux pas insinuer que Bonaparte préférât un cuite à Fautre. La véritable religion est toujours amie de la liberté; etquii'onque vent un pouvoir absolu , rencontre dans toutes les religions des bornes importunes. Mais Bonaparte, tel que nous Pavons connu, avec le génie 4|ui en lit un héi*os, avec les erreurs qui en firent un despote, pouvait-il aimer le proti?stantisme, qui, en Irancé, a devancé dans ses conception* hardies les premièi^es idées de liberté politique; le protestantisme , qui , sous Charles «Quint, a mis un obstade à b

monarchie aniveneUe; le^protestantisme» ciuqueirAugkterre doit le triomphe du système représentatif?

Il me reste à traiter do la part que les protestaus du Gard ont prise à la révolution du ao mars. Quant à leur condiiiie durant les cent jours et à Tafireuse réaction dont ils ont été victimes, tout se trouve dans les trois parties de votre excellent ouvrage. Je pourrai donc 9 après avoir rétabli <3ncore quelques faits antérieurs » lâcher de répondre aux questions que vous m*avez adressées, et, m*appuyant de la connaissance du passé 9 essayer de ti'i^cer des règles pour Taveuir.

J*ai rhonneur d*ètre , etc.

BENJAMIN CONSTANT

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