‹ Collection complète des ouvrages publiés sur le gouvernement représentatif et la constitutionChapitre 25 sur 58 · Tome III, 5\ /^arli · texte numérisé non relu

Tome III, 5\ /^arli

vlioDt assoupies j aOn 3e traiter atec elles ; ii leur rendrait <de Texistence par ses appels , de Timportance par ses promesses , de rîrrîtatioD par ses manques de foi ; et ce serait bien à tort qu'il se flatterait qu'après les avoir ainsi ressuscitées pour un objet particulier , fl les empêcherait de franchir ce -cercle. Elles se seraient retrouvées en présence, elles s'attaqueraient sur tous les terrains ; el les discordes , et les attentats» fruits inévits^^les des haines ranimées , seraient le résultat d*un calcul aussi dangereux qu'inconstitutionnel.

Je ne me livrerai point ici aux développemens dont cette taàtière serait susceptible. J'aime à croire qu'instruit par l'expérience , le ministère sentira qu'il doit rester impartial pendant que le peuple exerce ses droits. Il n'oubliera pas , ;qae ses alliés subits des élections dernières sont aujourd'hui •es ennemis les plus implacables , et que sa transaction '4'un jour lui a valu de leur part des reproches et des atta- 'ques dé toute une année. Dans les départemens, les préfets ne se permettront point des moyens qui, même en réuMîè* *sant 9 laissent au moins une tache fâcheuse sur qui les eu- *pl&ie. Us n'imposeront point des exclusions arbitraires et in- ' justes» comme prix des réparations et des actes de justice. Ils 'ne répandront point de fausses nouvelles » ils n'accréditeront 'point de bruits calomnieux. De leur côté, les citoyens réflé- 'idiiront'que , s'ils ont déjà obtenu quelque chose, ils doi- Tent ce qu'ils ont obtenu aux hommes qui Tout demandé, et non pas à ceux qui disaient toujours que tout était bien ; *et ils ne verront qu'une dérision bizarre dans la promesse *4é les écouter , à condition qu'ils renonceront à choisir des ^oi^anès qui aient le courage de se faire entendre.

Agréez encore une Jbis , Monsieur, mes remerciemens *poùr la confiance que vous m'avez témoignée, et pour l'occasion que vous m'avez fournie de plaider une cause qui 'est celle de ma famille et la mienne, et qui intéresse l'esprit 'humain sous le rapport des lumière^ , la France sous cselui de nndustrie et de la tranquillité publique; la morale,

{^ tarce que la tolérance estuiie partie essentielle de la morale; 'humanité, enfin, parce qu'il s'agit d'effacer les vestigea et ^^e prévenir à jamais le retour d'une persécution qui, sous ^dtvérses formes, a duré trois siècles.

î J'airiionn«ar4;«tre, «te.

■BSNJAMIN CONSTANT,

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