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CONGRÈS SCIENTIFIQUES

ASSOCIATION FRA1VÇAISE POUR L'AVANCEMENT DES SCIENCES SESSION DE nOUEN (1883)

Section de pédagogie.

Celle section, de formalion récente, n'a pas encore été suivie avec l'assiduité à laquelle on se serait attendu lors de sa création. Le personnel enseignant des divers degrés est pourtant assez nombreux, dans quelque partie de la France que ce soil, pour fournir à cette section des moyens de recrutement suffisants, depuis le simple instituteur jusqu'au professeur de faculté.

M. Bouchard, avocat à Moulins, a présidé la section cette année, et M. Groult a été élu secrétaire.

C'est M. le docteur Dally quia ouvert la discussion par une communication sur les sièges, les pupitres, les méthodes d'écriture et sur les dangers de la prématuration au point de vue des devoirs sociaux

11 a présenté un pupitre incliné, de son invention, essentiellement composé d'une échancrure centrale et de deux ailes ou accoudoirs, permettant de placer les écoliers dans les conditions mécaniques ordinaires des quadrupèdes, lesquels reposent sur quatre soutiens. Les quatre soutiens de l'écolier doivent être les deux ischions et les deux coudes. Malheureusement, les maîtres d'écriture placent les enfants dans une attitude asymétrique telle, que tout le poids du corps repose sur la fesse gauche et sur le coude gauche.

M. Dally expose que celte attitude déforme presque toutes les filles et un très grand nombre de garçons. Il réclame l'abolition de méthodes d'écriture aussi pernicieuses et constate que, malgré l'appui qui a été donné à ses observations, déjà anciennes, par huit corps savants compétents, aucune réforme n'a encore été effectuée sur ce point par le ministère de l'instruction publique.

Ces observations sont fort justes et elles ontété accueillies avec une vive sympathie par la section.

M. Groult, le fondateur des musées cantonaux, a exposé ensuite l'utilité de cette nouvelle création, dont il poursuit la réalisation sur toute l'étendue du sol français.

Un musée cantonal doit comprendre un peu de tout. La section scientifique proprement dite est consacrée à la topographie, à la géographie, à la botanique, à l'histoire naturelle, à la numismatique, à l'archéologie et à l'anthropologie locales. On y trouve des spécimens de costumes locaux, de vieux outils et d'anciens ustensiles de ménage, employés autrefois dans le canton. 11 est facile de réunir ces spécimens, provenant de la région même où existe le musée, sans bourse délier. Une place spéciale peut être réservée aux fétiches ou ustensiles des peuples sauvages que rapporte quelque voyageur, originaire du pays, ou quelque soldat ayant pris part à une expédition en pays barbare. 11 est bon d'assurer ici une place aux échantillons des superstitions qui existent encore a la surface du globe, atin qu'on s'habitue à la connaissance des idées saugrenues dans lesquelles se complaît encore une nolable partie de l'humanité.

Suivant les ressources propres à la région, suivant le hasard, la chance, les heureuses circonstances, il peut arri-

ver et il arrive que l'ethnographie reçoit un développement plus particulier; ailleurs, c'est l'anthropologie. Partout, la géologie et l'histoire naturelle peuvent et doivent Otre absolument complètes pour la région ; mais parfois on rencontre une grande collection d'oiseaux, ailleurs une collection de reptiles, ailleurs encore une collection de minéraux, etc., suivant les circonstances propres à la contrée.

Le musée cantonal deviendrait le réservoir où iraient successivement se rassembler les collections formées par des particuliers dans un but déterminé.

Mais on ne saurait s'appliquer trop à mettre en lumière, en les groupant d'une manière spéciale, tout ce qui caractérise la faune, la flore, la minéralogie et la géologie locales. Il y a, à cet égard-là, quelque chose qui peut servir de modèle; c'est une vitrine admirablement disposée au Muséum d'histoire naturelle de Genève. Pour la collection géologique et minéralogique, on pourrait imiter la disposition adoptée au musée de Perpignan et imaginée par feu M. Companyo. On dispose sous une grande vitrine une planimétrie grossière de la contrée, et on place les divers échantillons auprès du nom de la commune dont ils proviennent. S'il y a des eaux minérales, on enferme des échantillons de ces eaux dans de petites bouteilles, disposées d'après le même système. Créer un musée cantonal, mais c'est mettre les movens d'instruction par l'aspect à la disposition des campagnes, des élèves des écoles, des instituteurs, des agriculteurs, etc. 11 y en a actuellement trois cents ou quatre cents en France; il en faudrait au moins un par canton.

La section artistique comprend les œuvres d'art de toutes provenances, les portraits et les bustes de savants et de patriotes qui ont illustré le pays, des tableaux rappelant quelque fait local digne de mémoire. Déjà le ministre de l'instruction publique a doté un grand nombre de ces musées de tableaux, de modèles de dessin et de modelages, qui passent successivement dans toutes les écoles du canton. On ne peut guère songer qu'exceptionnellement à y voir figurer de réelles oeuvres d'art; c'est même inutile; mais il est possible d'y rassembler un grand nombre de gravures et d'en garnir les murailles.

C'est à cette création des musées cantonaux que doiveut revenir une partie des 5 millions réclamés par M. Proust dans son rapport à la commission d'enquête sur les ouvriers et les industries d'art.

La section agricole comprend des spécimens de toutes les plantes et de tous les animaux utiles et nuisibles de la région, des modèles de machines et de bâtiments agricoles, des analyses d'engrais ou de terres offertes gratuitement par l'un ou par l'autre, des types des meilleures races d'animaux. Ceci doit Otre très développé, car c'e?t le cote pratique et, en quelque sorte, professionnel.

La section industrielle contient des échantillons de l'industrie locale et des échantillons similaires des produits étrangers; on y trouve aussi des spécimens des terrains, des échantillons des produits des colonies, des matières premières, etc. L'industrie locale doit trouver là des modèles et des spécimens de tout ce qui pourrait faire concurrence à l'industrie locale.

Il y aurait entin une section d'hygiène.

11 faudrait avoir soin, dans chacune de ces sections, de rassembler en groupe tout ce qui se rapporterait à la région, mais sans refuser les dons, qui se trouveraient un peu tn dehors du cadre fondamental du musée. 11 y a lieu de lou

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accepter, saul'à mettre à la place d'honneur, à la place principale, tout ce qui tendrait à constituer en quelque sorte la caractéristique de la contrée en question.

En intéressant tout le monde à la formation du musée, professeurs et élèves, ingénieurs, cantonniers, industriels, négociants, ouvriers, paysans, etc., on arrivera à constituer quelque chose d'utile, de peu coûteux, à quoi tout le pays s'intéressera, parce que, tout entier, il aura concouru à le constituer et que, tout entier, il en pourra profiter.

Surtout, pour le rendre instructif, il faut multiplier les étiquettes en gros caractères, les notes précises, avec des indications de comparaison, de rapprochement, constituant un enseignement par l'aspect, qui permettra que la visite la plus courte, la plus sommaire, la plus rapide de ce musée ail toujours un résultat pratique pour celui qui l'aura parcouru en tout ou en partie.

M. le docteur Mignot, lauréat de l'Institut, a fait ensuite une communication sur la douce parole, sur l'action bienfaisante et éducalrice d'une parole toujours mesurée dans l'émission et dans le ton.

M. Boudin, principal du collège de Ilonfieur, a exposé les avantages de la lachymétrie. Eu 18G0, M. Lagout, ingénieur des ponts et chaussées, de Nogent sur-Stiue, était chargé de construire en Italie un certain nombre de chemins de fer, avec la condition de n'employer que des Italiens. Forcé d'improviser un personnel, il se lit professeur et surtout vulgarisateur. En une ou deux semaines, il avait appris à ses collaborateurs la somme de notions géométriques qui leur était indispensable. C'est à ce minimum indispensable qu'il donne le nom de « lachymétrie », ce qui veut dire géométrie rapide.

La lachymétrie ou lakimélrie ne connaît guère de vérités qu'elle ne puisse faire comprendre à toutes les intelligences, même à celles qui seraient le moins initiées aux mathématiques. Exemples : La somme des angles d'un triangle, le carré de l'hypoténuse, la valeur de tv, etc.; mais elle s'attache principalement à la mesure des surfaces et des volumes, à la rectification des fausses formules pratiques qui sont encore en usage. Nous ne voulons en citer qu'une, celle du tas de cailloux ou du tas de sable qu'on peut appeler Irapézoïde. La géométrie donne pour ce volume une formule parfaitement exacte ; mais, dans la pratique, on en use peu. On préfère des règles prétendues plus expéditives, par exemple, prendre la moyenne des dimensions ou la moyenne des surfaces de bases.

Dans le premier cas, l'erreur en moins égale une des pyramides d'angle; dans le second cas, l'erreur en plus est de deux pyramides. On voit par là que, selon la formule adoptée, l'erreur peut atteindre 25 pour 100 en moins, ou 50 pour 100 en trop. Ainsi une pyramide, ayant 3 mètres de hauteur et pour base un carré de 2 mètres de côté, vaut H, mètres cubes; or, par la moyenne des dimensions, on en trouve 3, et, par la moyenne des surfaces, G. Un punirait donc acheter ce tas 3 francs le mètre cube, le revendre 2 et bénéticier encore de 3 francs.

Ces vérités sont rendues évidentes par quelques solides composant le matériel lakiniélrique.

On en conclut très facilement la mesure exacte de ce volume, le plus important de ceux que l'on rencontre tous les jours clans la pratique. 11 suftiî de multiplier la moyenne des

longueurs par la moyenne des largeurs et par la hauteur, puis d'ajouter l'erreur déjà indiquée, à savoir, une pyramide ayant pour longueur la demi-différence des longueurs, pour largeur, la demi-différence des largeurs, et pour hauteur, celle du tas.

La takimétrie est plutôt un mot nouveau qu'une chose nouvelle. Tout professeur désireux de se mettre au niveau de ses élèves fait de la takimétrie, de la taki arithmétique, de la taki mécanique, de la taki-lechnie, en un mot; mais il appartenait à M. Lagout d'en faire un corps de doctrines, une méthode d'enseignement, la seule qui convienne à ceux qui n'ont ni le temps qu'exigent les longues études mathématiques, ni la préparation intellectuelle que réclame leur sévère logique. Or ceux-là, c'est le grand nombre, ce sont les ouvriers, ce sont les enfants des écoles primaires, ce sont même les jeunes gens qui se destinent aux études classiques, qu'ils ne peuvent aborder avec fruit qu'à un certain âge, et pour lesquels la takimétrie constitue la meilleure démonstration.

Du reste, l'Université l'a compris, et les nouveaux programmes imposent dorénavant aux commençants plusieurs années de véritable enseignement takimétrique.

« J'ai été d'autant plus heureux de cette innovation, a ajouté M. Boudin, que je l'avais introduite depuis longtemps dans mes classes... J'avais constaté moi-même la nécessité de préparer les élèves aux études mathématiques par quelques connaissances pratiques, auxquelles ils s'intéressent beaucoup plus qu'à des théories. »

M. Boudin a ajouté que, si M. Lagout avait voulu s'en tenir là, son système n'aurait soulevé aucune objection. Mais il a voulu en faire sortir la science entière. C'était dépasser le but, car, pour arriver là, il fallait imaginer un système plus complexe et plus aride que celui qu'il cherchait à remplacer. 11 revenait ainsi, sans le vouloir, à celte vieille géométrie qui, quoi qu'on dise, a bien marché depuis Euclide, puisqu'elle a été débarrassée d'une foule de vérités secondaires et inutiles et qu'elle reste la meilleure base des saines études mathématiques.

Les exagérations de M. Lagout ont failli compromettre le sort de la takimétrie en la faisant accueillir trop souvent ironiquement par ceux qui eussent pu contribuera sa vulgarisation.

A. la suite de cet exposé, la section de pédagogie, frappée des avantages de la takimétrie, considérée comme une géométrie pratique et facilement comprise, a émis à l'unanimité le vœu qu'elle se répande dans les écoles primaires et professionnelles ainsi que dans les cours d'adultes.

M. Serrciueu, directeur de l'école communale Dumé d'Aplemont, au Havre, a ensuite parlé de l'enseignement par les projections photographiques.

Ce système, que MM. Molténi et Ceorges Henaud cherchaient à vulgariser dès 1872, dans des conditions alors très dilliciles à surmonter, tend aujourd'hui à prévaloir. Il est même à craindre qu'on ne l'exagère et qu'on ne \euille le substituer complètement à celui qui consiste à faire appel à l'effort de raisonnement. On n'aura d'hommes supérieurs, d'hommes énergiques, d'hommes faits, d'esprits assouplis, que par l'habitude de l'effort et le raisonnement; mais rien n'empêche de compléter l'action du raisonnement par un enseignement parfois plus saisissant t-t susceptible en outre de fournir une démonstration tangible à l'appui dos conclu-

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sions établies par la logique. Dans cette mesure, l'enseignement par l'aspect devient une excellente chose.

L'enseignement photographique n'est qu'une forme particulière de l'enseignement par l'aspect. On projette dans l'obscurité, au moyen de la lumière oxyhydrique ou de la lumière électrique, des images transparentes photographiées sur verre. Cet enseignement peut rendre de très grands services à l'histoire naturelle, à la géographie, même à l'histoire, à la cosmographie, pourvu qu'il soit conçu d'une manière scientifique, méthodique, qu'il \ienne à l'appui d'un enseignement bien compris et qu'il ne soit pas — ce qu'il est encore trop souvent — un gâchis, un salmis de toutes sortes d'enfantillages. S'il ne devait pas se modifier, il irait contre le but que l'on poursuit dans l'enseignement. Or, malheureusement, jusqu'ici, dans les élablissements officiels qui, animés d'un esprit de progrès plus vif que les aulres, ont déjà adopté le système de l'enseignement par les photographies lumineuses, cette méthode n'a encore été qu'un véritable joujou, et, par suite, son emploi ne donne pas le quart des résultats qu'il y a lieu d'en attendre. Une leçon de trois quarts d'heure et un quart d'heure de projections à l'appui de la leçon, quelquefois même dans le courant de la leçon, voilà comment il y aurait à procéder, si l'on voulait arriver à quelque chose de sérieux. Sans doute, cela exige des amphithéâtres ou des classes installés ad hoc. Cela se fera sans doute avec le temps.

C'est l'honneur du Havre d'en avoir compris l'importance. 11 s'y est constitué une société d'initiative pour répandre l'usage des projections, non seulement dans les villes, mais aussi dans les campagnes.

M. A. Collin, professeur à Rouen, a ensuite exposé une méthode rationnelle pour l'enseignement de l'histoire universelle. L'auteur de cette méthode a imaginé de présenter l'Histoire des nations sous forme de tableaux analytiques et graphiques , traduisant d'une manière symbolique les récits des historiens.

Jusqu'à présent le travail de l'élève se réduisait à bien peu de chose. Nonchalamment penché sur sa table, celui-ci parcourait d'un œil distrait le résumé de l'histoire ancienne ou contemporaine, un peu effarouché par des dates et des mots qui ne lui disaient pas grand'chose. M. Collin pense qu'un travail personnel peut seul donner des résultats satisfaisants. Les Tableaux sont pour l'histoire ce que sont pour la géographie les cartes muettes. Le plan est fait, et les divisions y sont indiquées d'une manière permanente. Pendant que le professeur fait son cours, l'élève note au fur et à mesure, sous une forme précise et méthodique, les faits qu'on lui met sous les yeux. Il arrive à avoir, à la fin de chaque année, une suite de tableaux rédigés par luimême, dont Paîtrait est pour lui bien grand, puisqu'il en est le véritable auteur et qu'ils lui permettent de repasser avec fruit en quelques heures toute la matière de son examen.

M. Dali.y a parlé ensuite de l'état de la gymnastique en France. Il a rappelé tout d'abord qu'il a déjà traité celte question aux congrès internationaux d'hygiène de Bruxelles, de Paris et de Genève, et il a déclaré qu'il ne se lasserait pas d'appeler l'attention des hygiénistes sur cette branche si importante de la science dont ils s'occupent. Selon l'orateur, la gymnastique a subi dans ces dernières années en France

un grave échec, et c'est le gouvernement qui le lui a infligé en transformant aulant qu'il l'a pu les exercices gymnastiques en exercices militaires.

Les municipalités ont suivi le gouvernement dans cette voie, et des sommes énormes, plusieurs millions, ont été consacrées à l'achat de jouels d'enfants, de vareuses et de bérets, qui constituent tout ce qu'il y a de sérieux dans l'organisation des bataillons scolaires. Chacun sait, en effet, que le maniement du fusil s'apprend en quinze jours au régiment, souvent en vingt-quatre heures, quand on est adroit. Ce qui ne s'apprend qu'à la longue, c'est la résistance à la fatigue, l'esprit d'abnégation et le sentiment que l'on fait une élude utile. Or, en vérité, il n'élait pas besoin de fusils de bois pour exercer les jeunes écoliers à la marche et à la course, qui sont les deux exercices fondamentaux de la gymnastique.

Ce sont précisément ces deux exercices qui sont le plus négligés en France. Dans quelques départements de l'Est, on a organisé des caravanes topographiques, qui, il y a quelques années, ont rendu de brillants services ; mais presque jamais ni l'État ni les communes n'ont organisé de simples promenades pour exercer les enfants à une marche à fond et en ordre.

La commission de gymnastique, qui existait au ministère de l'instruction publique et qui été supprimée pour être remplacée par la célèbre commission de l'éducation militaire, a rédigé trois manuels, dont deux pour les garçons et un pour les filles, qui sont d'une grande valeur tant par leur précision que par leur clarté. Cette commission avait proposé un système d'éducation corporelle, qui mettait aux mains de l'instituteur le soin de la direction de cette partie de l'éducation.

Malheureusement, le ministre qui prit à cette époque le ministère mit la chose aux mains de militaires, qui devaient être détachés de leurs régiments et parmi lesquels il y avait même des officiers. Cette réforme inapplicable n'a jamais reçu, en effet, d'exécution, de telle sorte qu'en voulant mieux faire, on n'a rien fait. On a reculé, au contraire.

Aux yeux de M. le docteur Daily, il s'agit de savoir si la gymnastique ne doit pas être abandonnée dans les établissements publics, car, telle qu'elle fonctionne, elle est plutôt nuisible qu'utile.

Trois demi-heures de gymnastique par semaine, cela ne signifie rien. 11 faudrait, de l'aveu de tous ceux qui se sont occupés de la question, six heures au minimum et une promenade de six heures. Le cri unanime des maîtres de l'enseignement est que le temps manque. C'est pour les exercices corporels que le temps ne devrait jamais manquer.

En calculant le temps consacré aux travaux intellectuels dans les lycées de France, on constate qu'il s'agit ici d'un minimum de dix heures de classe et d'étude, l'écolier étant assis, et parfois même une durée de onze heures et demie. Croit on vraiment par là faire sérieusement de la culture mentale? La thèse serait aussi absurde à soutenir pour le cerveau que pour l'exercice musculaire, qui, pratiqué également par les enfants pendant douze heures, pourrait aussi bien les conduire à un amoindrissement rapide.

Il n'y a, en réalité, que cinq ou six heures de travail mental qui puissent être véritablement utiles dans une journée. Une élude de trois heures consécutives ne vaut peut-être pas une élude d'une heure bien employée. Les longues heures de classe ou d'étude font prendre des habitudes de paresse mentale, qui rendent parfois difficile le travail rapide.

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Revenant à l'éducation corporelle, M. Daily déclare qu'à ses yeux elle est à peu près nulle en France dans les établissements d'instruction. Heureusement, l'initiative privée a fait mieux que l'État, sous l'influence de quelques hommes dévoués. Les sociétés de gymnastique se sont formées de toutes parts et rendent à la culture corporelle quelques-uns de ses avantages pour la nation. 11 existe en ce moment dans notre pays plus de cent cinquante sociétés de gymnastique, dont cent trente-cinq sont fédérées. Elles comptent plus de dix mille membres actifs. Si l'on avait consacré a les subventionner seulement une partie des grosses sommes dépensées en jouets, on fût arrivé à des résultats importants et à la création de gymnases municipaux, avec adjonction de préaux balnéaires, dont l'usage fait partie de l'hygiène au premier chef.

M. Daily s'est élevé, en terminant, contre ceux qui veulent voir dans la gymnastique un amusement. Non, c'est un travail, il ne faut pas se le dissimuler, aussi ennuyeux qu'un autre, s'il faut employer ce mot, que toutes les autres espèces de travail d'acquisition; mais il est plus nécessaire encore à l'éducation.

Tout cela est parfaitement juste, et il est certain que, pour notre race abâtardie et physiquement en décadence, la première nécessité qui s'impose est celle de la création de gymnases municipaux et de bains publics, et nous considérons cela comme bien plus urgent que de jouer au soldat. Ce qu'il faut refaire, c'est notre race; ce qu'il faut avant tout, c'est donner à notre corps une vigueur et une force qu'il ne pourra acquérir que par un exercice régulier et fréquent, que par une réduction sensible de la durée des heures d'étude. Six heures par jour devraient être un maximum pendant la période de croissance. On pourrait y arriver l'oit bien en réduisant le nombre des élèves dans chaque classe à un maximum de trente, en i-ubstituant des' leçons de trois quarts d'heure aux leçons d'une heure, enfin en déchargeant considérablement les programmes de détails qui n'ont pas de raison d'être à l'école primaire non plus qu'à l'école primaire supérieure, non plus même que dans l'enseignement secondaire spécial ou classique. Ces programmes sont faits par des universitaires qui n'ont aucune notion des possibilités pratiques ni d-B besoins de noire société française moderne. On charge les programmes de détails inutiles qui ne serviront jamais qu'à des gens spéciaux, et pendant ce temps-là les principes et les lignes principales sont négligés et ignorés. Ces détails doivent être reportés à l'enseignement professionnel et technique.

Chacun, après avoir reçu une éducation générale sommaire et soignée, s'appliquera, suivant les nécessités de son existence et de sa profession, à l'étude des connaissances spéciales à sa vocation particulière.

M. Groult, dans une nouvelle communication très pratique, a examiné comment, dans notre pays, l'initiative privée peut combler les lacunes de l'éducation nationale, sans aller toujours demander de l'argent à l'État et aux communes, qui pajent actuellement 214 millions par an. Avec ces 214 millions par an, mieux employés, on pourrait arriver a des résultats à peu près doubles. Mais tout coûte plus cher à l'État qu'aux particuliers. Les particuliers pourront former des collections assez importantes avec fort peu d'argent. L'État n'aura rien qu'en le payant, et en le payant parfois à des prix fort élevés.

L'enfant est rendu à treize ans à sa famille. Il faudrait éviter qu'il n'oublie ce qu'il a acquis à l'école primaire. C'est à l'initiative privée à s'occuper de celte question ; c'est pour cela aussi qu'on a imaginé les cours d'adultes; mais il y aurait lieu de faire encore quelque chose pour eux au point de vue de la gymnastique. La création de gymnases municipaux, dont parlait précédemment M. Daily, résoudrait le problème.

L'auteur de la communication passe en revue les diverses oeuvres d'initiative privée existantes, telle que la Société d'instruction élémentaire, la Société Franklin, la Ligue de l'enseignement, etc. Mais tout cela est bien peu de chose pour un pays grand comme la France.

Partout s'organisent des [êtes d'enfants; il faudrait aussi créer des théâtres ruraux ambulants, former des cercles cantonaux, organiser des voyages d'instruction dans toutes les communes. C'est aux particuliers à se mettre à la besogne, à faire le possible chacun dans la mesure de ses forces. C'est ainsi qu'on combattra l'émigration des campagnes vers les villes, c'est ainsi qu'on développera la vie publique et qu'on donnera une consistance réelle à notre démocratie, afin qu'elle soit une chose et non plus seulement un mot.

M. Boi'cbard, président de la section, a ensuite lu un travail sur l'état de l'instruction dans le diocèse de Rouen avant

L'enseignement supérieur était donné par l'école diocésaine, simultanément avec plusieurs monastères. Le premier maître de l'école diocésaine, dont on retrouve le nom, est Gislebert, de 1131. On enseignait la logique et la grammaire à 200 élèves.

Le diocèse de Rouen possédait onze collèges, en plus desquels il faut mentionner les séminaires et le collège protestant de Qué\illy.

La troisième et dernière partie de celle élude était consacrée à 1 histoire des petites écoles avant 1789. Ces écoles étaient ouvertes à tous, selon le vœu de Chailemagne, qui preserhait au clergé « de former des écoles d'enfants et d'y appeler les lils des serfs aussi bien que ceux des hommes libres ».

Au moyen âge, Rouen possédait cinq écoles. Dès le xue siècle, Fécamp, Eu, etc., avaient aussi leurs écoles. Les campagnes avaient également les leurs.

Au xvie siècle, les écoles s'améliorent. Dès 1520, dans toutes les écoles du diocèse de Rouen on enseigne la grammaire, la lecture, l'écriture, l'arithmétique et la doctrine chrétienne ; et il est également question des tilles, qui sont souvent citées à la suite des garçons.

En 1683, sur 38 églises paroissiales du doyenné de Foucarmont, 26 possédaient des écoles, dont 14 dirigées par des curés et des vicaires et 12 par des magisters. Dans d'autres doyennés (Havre, etc.;, sur 56 églises, 42 avaient des écoles.

Sur 1159 paroisses visitées de 1710 à 1717, qui ne formèrent plus tard que 759 municipalités, 859 avaient des écoles de garçons et 306, des écoles da filles.

En 1790, sur 102 communes, pour lesquelles on a des renseignements, il n'y en avait que 13 qui n'eussent pas d'école.

M. Georges Renaud, professeur aux écoles supérieures de

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la ville de Paris, directeur de la Revue géographique internationale, a commencé ensuite un exposé assez approfondi de la situation de l'enseignement moral et civique en France. Cet exposé est le résultat d'environ trois cents observations personnelles qu'il a eu l'occasion de faire dans des examens ou autrement. Il a montré que cet enseignement n'existe pour ainsi dire pas encore à l'heure actuelle.

Les élèves sont à peine formés à cet égard; quelques-uns avouent franchement qu'on ne leur a rien enseigné du tout à ce sujet ; d'autres déclarent qu'on ne s'est préoccupé de leur en donner quelques notions que la veille des examens.

Sans doute, le temps manque à l'école pour ces nouvelles matières. C'est pour cela qu'il est absolument à désirer de diminuer le nombre des élèves d'une même classe, de le réduire à 30 au maximum, d'abaisser la durée des leçons à trois quarts d'heure, de décharger les programmes des détails dont on prétend les encombrer, et l'enseignement civique aura une place toute marquée.

M. Renaud ne croit pas beaucoup à l'utilité de l'enseignement didactique et pédagogique de la morale. La morale ne s'enseigne point dans des cours, mais dans la pratique de tous les instants de la vie, et il faut pour cela l'autorité et l'intervention de la famille.

11 n'en est pas de même de l'enseignement civique. On devrait déjà avoir acquis cet enseignement antérieurement, en partie par l'élude de l'histoire, en partie par l'étude de la géographie. Par l'histoire, on doit apprendre ce que c'est qu'une république ou qu'une monarchie ; par la géographie, on a appris ou dû apprendre quelle différence existe entre une commune, un canton, un arrondissement, un département. On a dû y entendre parler du maire, du préfet, des ministres, etc., des tribunaux. Eh bien, M. Renaud a constaté que tout cela ne s'enseigne pas actuellement dans les cours de géographie de la plus grande partie des écoles, même à Paris. Les cours sont trop chargés pour que cet enseignement puisse jamais arriver à y trouier une place.

De là l'utilité d'un enseignement spécial, formant l'objet d'un cours particulier, où ces matières, indispensables à tout citoyen d'une société démocratique en possession du suffrage universel, soient enseignées avec plus de soin et d'une façon toute particulière.

En réduisant la durée des leçons, en diminuant le nombre des élèves de manière qu'il soit possible de les interroger néanmoins tous successivement au moins une ou deux fois par mois sur chaque matière, en veillant à ce qu'ils aient des cahiers bien tenus, enfin en se bornant à enseigner les lignes principales de chaque branche de connaissances suivant une méthode simple et claire, on peut arriver à trouver du temps pour tout sans fatiguer les enfants.

Aujourd'hui, au contraire, on les écrase de détails. Les examinateurs et les programmes sont responsables de cet état de choses. Les questions sont posées sur des détails et non sur des ensembles. Chaque matière peut se résumer dans vingt questions principales, auxquelles on est tenu de répondre sous peine d'Otre un âne ; si vous savez le reste, tant mieux ; si vous ne le savez pas, tant pis. Vous l'apprendrez, si vous avez le goût d'apprendre; ou vous en aura donné la clef.

Dans l'enseignement civique, le mal est le même. Pas d'ensemble, mais des détails mal sus, sans coordination entre eux.

Quelle est la hiérarchie des tribunaux en France? Pas un élève, sur trois cents élèves d'élite, n'a répondu à celle question correctement.

Qu'est-ce que la république?

Pas un n'a donné une réponse satisfaisante et précise. Des mots, des phrases, souvent plus ou moins creuses, voilà loul ce qu'on obtient comme réponse.

A qui la faute ? La faute en est sans doute à ce que cet enseignement est de création toute récente, à ce que les livres mis dans les mains des élèves et des maîtres sont faits sans méthode, sans vues d'ensemble. Les uns sont des lhres de lecture ; l'élève s'y noie. Ceux-là sont condamnés au point de vue pédagogique. Ce ne sont point des livres d'enseignement.

Celui de M. Paul Rert est et reste encore ce qu'il y a de' mieux entre tous. Il est cependant bien défectueux. Par exemple, au point de vue de la hiérarchie des tribunaux, par suite de comparaisons trop fines et trop cherchées qui échappent aux élèves, ceux qui ont étudié dans ce manuel font des réponses qui sont de véritables contresens.

Le livre de M. Paul Bert manque de méthode, pédagogiquement parlant. Il est, en outre, surchargé de détails. On ne saurait exiger des élèves qu'ils sachent plus du quart ou du cinquième des matières contenues dans ce petit volume, qui gagnerait à être élagué, simplifié et remanié, en même temps qu'il y aurait lieu de le rendre moins indigeste.

Il faut rendre, il est vrai, à ce livre la justice qu'il a été le premier publié et qu'il a dû frayer la voie aux autres, qui, du reste, l'ont fort mal suivie.

M. Renaud a terminé en exprimant le désir de voir publier des manuels d'enseignement moral et civique, extrêmement sommaires, réduits à un minimum de connaissances, mais renfermant, à l'appui de chaque chose, une explication nette, précise, raisonnée, pour bien faire comprendre la rni.<m, d'être de notre organisation sociale, politique et administrative. Ces explications viendront en aide à la mémoire de l'élève dans les efforts qu'elle a à faire pour retenir les faits, rendus plus saillants et plus saisissables. Tout cela exige du tact, des connaissances sûres, un esprit dégagé de toute espèce de préjugés, un esprit clair, net, précis, possédant en même temps des notions de pédagogie pratiques. Cela doit se trouver dans le personnel pédagogique, si distingué et si nombreux, que possède la France. Oui, cela se trouvera certainement, on n'en saurait douter.

M. Dali.v a demandé la parole pour combattre les conclusions de M. Georges Renaud. Loin de désirer la réforme de l'enseignement moral et civique, il en demande la suppression. Il est d'avis qu'on surcharge les enfants, qu'ils ne peuvent rien comprendre à cet enseignement ni en tirer aucun profil. En outre, on veut leur faire connaître et comprendre des choses que les sénateurs et les députés ne savent même pas eux-mêmes. Expliquer la Constitution, mais c'est une lâche qui divise les meilleurs esprits.

M. Daily, par la même occasion, entre dans l'examen de la manière dont est faite la discipline des élèves des établissements de l'État. Il la trouve déplorable. 11 n'y a plus de respect des maîtres; il ne peut y avoir aucun profit des études avec de semblables habitudes. Et c'est à ces enfanls-là qu'on veut donner l'enseignement civique 1

M. Renaud répond que M. Daily vient de greffer une se-

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conde question bien différente sur celle qu'il avait soulevée lui-même. M. Renaud, sur la question de discipline, partage absolument l'opinion de M. le docteur Daily. Il croit qu'il existe actuellement, dans les sphères supérieures de l'enseignement et parmi ceux qui sont plus spécialement chargés de l'administration des établissements publics, des théories sentimentales, en matière de discipline, qui sont absolument déplorables. On veut que l'enseignement soit donné familièrement, et cela, avec des classes de soixante et de quatrevingts élèves. On n'aboutit ainsi qu'au trouble et au désordre, fait trop général aujourd'hui, surtout à Paris. Il faut qu'un professeur plaise aux élèves; de sorte qu'un professeur, qui fait son devoir, en exigeant du travail, de l'attention et de la tenue, est mal vu. Tout cela est contraire à l'intérêt de l'enseignement, à l'intérêt des enfants, à l'intérêt du pays. On n'a que fort peu de discipline, et les punitions distribuées augmentent nécessairement d'autant, parce que moins on veut s'occuper de discipline, plus on est obligé d'en faire, et dans des conditions bien plus difficiles et bien moins profitables. Cela est vrai en pédagogie comme en politique.

Mais, revenant à la question de l'enseignement civique, M. Renaud est d'un avis absolument opposé à celui de M. Daily. Il n'avait parlé que de la réforme de l'enseignement civique, étant admis que cet enseignement existe. Doit-il exister? Ceci est une autre question. M. Renaud se prononce énergiquement pour l'affirmative.

M. Daily voudrait reporter cet enseignement à un âge plus avancé. Malheureusement, il oublie que la plupart des enfants quittent l'école à treize ans, et que, si l'on ne donne point cet enseignement à l'école primaire, la plus grande partie des entants n'en auront jamais reçu la moindre notion. Dans un pays de démocratie et de suffrage universel, ceci est inadmissible.

Sans doute, cet enseignement ne profite pas à des enfants de douze ans comme il pourrait le faire dans l'enseignement primaire supérieur ou dans les classes supérieures de l'enseignement secondaire. Actuellement, on ne le donne pas dans ces dernières. Mais il faut se plier aux nécessités du pays et faire le possible, quitte à accroître les résultats obtenus, en s'efl'orçanl de faire mieux dans les cours d'adultes et dans renseignement d'un ordre plus élevé.

M. Hoël, fabricant à Paris, a ensuite présenté un instrument qu'il appelle le baromètre des écoles. A ce baromètre, M. Hoël a appliqué le mètre, le niveau à bulle d'air, la boussole, le Kl à plomb, la loupe, l'aimant, l'hygromètre de Saussure et le thermomètre. Tout cela est réuni sur la même planchette. Ce baromètre est destiné principalement aux écoles de campagne et est accompagné d'un texte démonstratif. L'idée en a été accueillie très chaleureusement par la section.

M. Delauue a encore insisté sur la nécessité de préciser les droits etles prérogatives du certificat completd'études primaires supérieures. Jusqu'ici, ce certificat n'a pas encore été bien déterminé. Nous croyons, quant à nous, qu'il y a là un diplôme de plus qui sera aussi funeste que les autres. Un simple certificat d'études, délivré par les professeurs de l'école où l'élève a fait ses études, avec l'indication des notes qu'il a obtenues dans le courant de ses classes, serait bien plus équitable, bien plus juste, et on soustrairait ainsi les en-

fants aux mois d'abrutissement qui précèdent les examens de cette nature, examens qui, du reste, ne sont souvent qu'une loterie et qu'une chance.

Il ne faut pas abuser des examens, surtout des examens généraux, dont les diplômes sont délivrés inévitablement avec plus ou moins de complaisance. Il n'y a d'utile, au point de vue social, que les concours et les examens spéciaux, complétés par les certificats d'études que délivreraient les établissements d'instruction publique eux-mêmes. Tout le reste est nuisible, tant au point de vue social qu'au point de vue économique, et devrait être supprimé. Cette question fera l'objet de l'une des premières discussions de la section de pédagogie au congrès de lîlois, car elle y sera mise à l'ordre du jour par son président, M. Daily, élu pour la session de 188/|.

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M. J. Jeannel : Les trombes de Villefranche-sur-Mer. — M. Daubréi : Les cendres volcaniques du Krakatoa. — MM. J. Chambrclcnl et A. M » Les bactéridies charbonneuses dans le lait des animaux atteints du charbon. — M. A Schneider : Développement du Siylorhynchus. — M. E. Cal I Les puits préhistoriques de Mur-de-Barrez. — M /'. Gonnard : Sui La vaugnérile d'Irigny. — M. Bouquet de la Giye : Oscillations de la mer sous l'influence des éruptions volcaniques. — M. F. de Lesseps : Les mouvements de la mer dans le port de Colomb, conséquence de la catastrophe de Java. M. Stanislas Meunier : Contribution à la théorie volcanique,

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