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THÈSES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE TAIIIS

M. P.-H. LEDEBOER

Sur la détermination du coefficient de self-induction.

Les mesures électriques ont atteint un haut degré de perfection. C'est en grande partie le succès des applications de la science électrique, qui a conduit à approfondir l'étude des principes, depuis quelques années. Les exigences de la télégraphie sous-marine ont conduit à la construction d'instruments d'une précision merveilleuse. Les physiciens font servir ces nouveaux appareils à des études dont la délicatesse ravit notre admiration.

Actuellement on sait mesurer par des méthodes rapides et pratiques les résistances, les intensités des courants, les forces électromotrices et les capacités électriques. Toutefois il existe un genre de grandeurs électriques dont la détermination a présenté jusqu'à ces derniers temps des difficultés telles qu'on renonçait le plus souvent à les mesurer. Nous voulons parler des coefficients d'induction et plus spécialement du coefficient dit de self-induction, terme un peu barbare que nous voudrions voir remplacé par un mot français équivalent.

Rappelons un principe bien connu : si deux courants sont à proximité l'un de l'autre et si l'on supprime le courant qui circule dans l'un d'eux, il se produit dans l'autre circuit un courant instantané. L'intensité de celui-ci est subordonné à ce que l'on appelle le coefficient d'induction mutuelle des deux circuits. De même, si l'on supprime le courant qui circule dans un circuit et notamment dans un électro-aimant, on provoque par la rupture du courant le

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phénomène de l'extra-courant. La grandeur de ce phénomène est, de même, proportionnelle à la valeur du coefficient de self-induction du circuit.

Les coefficients d'induction jouent un rôle prépondérant dans certaines questions, par exemple, dans la théorie des machines dynamo-électriques et notamment des machines à courants alternatifs. M. Ledeboer a entrepris et mené à bien la tâche difficile de déterminer ces coefficients. 11 a pris le coefficient de self-induction pour sujet principal d'une thèse qu'il a soutenue récemment à la Faculté des sciences de Paris.

Après avoir soumis à une critique très judicieuse les procédés en usage pour mesurer ce coefficient, l'auteur a créé dans le même but une méthode générale dont il faut louer à la fois l'élégance et la précision.

Les procédés actuels sont, à vrai dire, d'une application plus facile qu'on ne le croit généralement. Ainsi on ne trouve aucune difficulté à appliquer dans un grand nombre de cas la méthode de Maxwell telle qu'elle a été modifiée par lord Rayleigh. Malheureusement on ne peut recourir à ces méthodes dans le cas d'électro-aimant très puissants comme ceux des machines dynamo-électriques : on se trouve arrêté par l'influence perturbatrice que la machine exerce sur le galvanomètre. Il faut alors s'éloigner à une si grande distance de la machine que les mesures deviennent, dans la pratique, d'une extrême difficulté.

Or il existe un galvanomètre qui est complètement insensible à la présence des masses aimantées. C'est le galvanomètre apériodique Déprez-d'Arsonval. M. Ledeboer a eu l'heureuse idée de l'utiliser pour la mesure des coefficients de self-induction. Le succès le plus complet a couronné ses efforts : on peut dire que sa méthode est aussi sûre que rapide. JNul doute qu'elle soit universellement adoptée par les praticiens.

M. Ledeboer a découvert une loi très simple qui lui a permis d'employer le galvanomètre Déprez-d'Arsonval comme galvanomètre balistique ; il a pu, en effet, se servir de cet instrument pour comparer l'élongation produite sous l'influence du passage brusque d'électricité à la déviation permanente obtenue sous l'influence d'un courant continu.

Voici en quoi consiste la loi de M. Ledeboer : on sait que dans un galvanomètre ordinaire périodique, sans amortissement, il existe une relation très simple entre l'impulsion due au passage instantané d'une quantité d'électricité et la déviation permanente due à un courant continu. Dans les galvanomètres ordinaires, qui sont toujours pourvus d'amortissement, la loi devient compliquée, et lorsque l'amortissement est considérable, elle n'a plus lieu. Dans le galvanomètre Déprez-d'Arsonval, le mouvement du cadre dépend de la résistance extérieure du circuit. Or on constate que, lorsque le circuit est ouvert, le mouvement du cadre est un mouvement oscillatoire et presque sans amortissement. "Vient-on à relier les deux bornes du galvanomètre par une petite lame de cuivre, on observe que l'instrument est absolument apériodique, c'est-a-dire que le cadre, écarté de sa position d'équilibre, revient à cette position sans la dé-

passer. En augmentant la résistance extérieure, on peut insensiblement transformer le mouvement apériodique en un mouvement oscillatoire. M. Ledeboer a tiré parti de ce cas intermédiaire, déterminé par la condition suivante : la résistance extérieure est telle que le cadre, écarté de sa position d'équilibre, y revient sans la dépasser. Mais si l'on ajoute à la résistance extérieure une petite résistance additionnelle, le cadre, écarté de sa position d'équilibre, n'y revient qu'après l'avoir dépassée. On peut d'ailleurs calculer cette résistance en partant de l'équation différentielle du mouvement du cadre, comme l'a indiqué M. Ledeboer. Les vérifications numériques montrent que l'accord entre la théorie et l'expérience est satisfaisant.

M. Ledeboer, dans sa thèse, ne s'est pas borné à exposer cette nouvelle méthode pour déterminer le coefficient de self- induction et à rendre ainsi aux électriciens un service direct que ceux-ci, nous en sommes convaincu, sauront apprécier. II a, en outre montré, dans un dernier chapitre (et c'est peut-être là la partie la plus Intéressante de son travail), un autre avantage que l'on peut tirer de la connaissance du coefficient de self-induction.

11 existe, en effet, une relation intime entre la quantité d'électricité fournie par l'extra-courant et les données magnétiques d'un électro-aimant. Nous n'entrerons pas dans les détails de cette question, ce qui nous entraînerait trop loin. Nous dirons simplement qu'il sulfit d'étudier la variation du coefficient de self-induction ou de l'extra-courant pour se rendre compte de l'état de saturation des noyaux de fer de l'électro-aimant. On voit que cette question présente une grande importance pour la théorie des machines dynamo-électriques. De nombreuses courbes montrent que cette relation se vérifie parfaitement. Le lecteur, curieux de ces intéressants phénomènes, en trouvera une exposition très brillante dans l'excellent travail que nous venons d'analyser.

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Nous connaissons de braves gens dont l'unique préoccupation, en dehors de la lutte vitale, d'ailleurs simplifiée par la modestie de leurs goûts, consiste à s'entourer de plantes exotiques. Qu'ils aillent passer une quinzaine sur les plages de la Manche ou de l'Océan, qu'ils gravissent les pentes des Alpes, qu'ils visitent l'Islande ou l'Afrique, leur souci principal et leur plaisir prédominant, c'est d'acclimater dans la plaine Saint-Denis les plantes des dunes, YEdelvoeiss des Alpes, avec ses congénères des régions glacées, et les fleurs des tropiques : le lichen d'Islande au pied du dattier! Allez les visiter huit ou quinze jours après leur retour, et ils vous montreront avec triomphe leurs acquisitions qui végètent côte à côte, et ils croient avoir remporté une victoire sur] la nature. Le botaniste regarde et sourit et se borne à demander des graines pour la saison prochaine.

Inutile de dire qu'il n'en a jamais et qu'on ne lui eu re-

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parle plus. L'erreur de ces braves gens, nous la retrouvons exactement dans la passion de ceux qui veulent coloniser à tout prix : les résultats sont les mêmes dans les deux cas. Ce qui est vrai des plantes l'est des animaux, et de l'homme surtout : tel est le point de départ du très intéressant volume que M. Oroeas vient de consacrer à la question coloniale (1). M. Orgeas conclut, de son étude pathologique et anthropologique, faite à la Guyane, que les races différentes ne prospèrent réellement que dans leur milieu naturel, et que vouloir les faire vivre dans un milieu différent — sensiblement différent — c'est les vouer à la décadence et à l'extinction, parce que leur organisme n'est pas héréditairement adapté à ces conditions nouvelles d'existence.

La thèse de M. Orgeas a pour elle les analogies empruntées aux règnes végétal et animal ; elle a pour elle les chiffres et les faits. Il ne lui est pas difficile d'établir, en effet, que la mortalité des colons est excessive, bien que ceux-ci soient, en général, des éléments vigoureux et résistants. Quelle part faut-il faire à l'organisme même, et quelle part aux erreurs de régime, provenant de l'ignorance ou de l'inattention? Cela est difficile à apprécier; mais le fait reste constant.

Chaque race a son tempérament, sa résistance vitale particulière, à l'égard des causes de destruction qui l'entourent; elle est adaptée au milieu qui lui est habituel et se trouve dans les meilleures conditions pour y prospérer. Mais elle n'est pas adaptée à un milieu trop différent; elle n'est pas armée contre les dangers nouveaux et inusités qu'elle y rencontre; elle y succombe à la longue, ou bien ne s'y maintient qu'avec une extrême difficulté. Ceci n'est pas de la politique : c'est de la physiologie; et si l'on peut faire fi de la première, il n'est pas permis d'en user impunémenl ainsi à l'égard de la seconde. Certes, l'homme est un organisme assez llexible, en ce sens qu'il peut résister parfois à des inllucnces violentes, dont l'action a peu de durée. Mais qui conclura, de ce que l'homme peut résister à 100° de chaleur dans l'étuve, pendant dix minutes, qu'il peut résister à celle de 50° ou 60° pendant un an ou un mois?

L'homme s'adapte, à la longue, à des différences considérables, à condition que les transitions soient ménagées; mais la transplantation radicale, complète, ne saurait donner de bons résultats. Comme l'edelweiss des Alpes, dans la plaine Saint-Denis, il végète quelque temps, mais ne porte pas graine et s'éteint misérablement, sauf de rares exceptions. Est-ce à dire que la colonisation est chose impossible, de par des lois physiologiques? Nous ne le pensons pas, mais il faudra que l'humanité ait acquis un savoir et une méthode qu'elle ne possède encore pas, ainsi peut-être que des ressources qui lui font encore défaut, pour coloniser d'une façon qui ne soit pas trop meurtrière. Et nous sommes encore loin de l'époque heureuse où l'homme saura mieux utiliser son intelligence et ses ressources pour le bien-être

(1) La Pathologie des races humaines et le problème de la colonisation, par le docteur J. Orgeas, ancien médecin de la marine. — Un vol. in-8° de 121 pages ; Paris, 0. Doin, 1886.

et le maintien de son existence, où il se dirigera d'après les données de la science, dans le but d'avoir une vie longue, saine et paisible, condition première du bonheur, des œuvres utiles et grandes.

Tant que l'homme négligera, comme il le fait, les conditions physiologiques et hygiéniques fondamentales de l'existence, tant qu'il n'aura pas appris quels sont ses véritables besoins, et la façon dont il doit les satisfaire pour arriver à l'équilibre le plus parfait, il sera mal adapté à la lutte pour l'existence, sur son sol natal, à plus forte raison dans un milieu étranger, dans un climat différent du sien, soumis à des influences contre lesquelles il n'a pas coutume de se prémunir.

Le livre de M. Orgeas sera lu de beaucoup de personnes, et nous sommes persuadé qu'il saura changer la manière de voir de plusieurs. Conçu en dehors de toute préoccupation politique, il est sincère et de bonne foi, et l'auteur ne fait que de la physiologie et de la pathologie, désireux qu'il est de bien faire pénétrer ce qu'il croit être la vérité. A notre avis, la part de vérité que renferme son livre est malheureusement trop grande : c'est ce qui nous a poussé à le faire connaître.

Dans un nouveau volume, récemment paru, M. C. Creighton soutient, ou du moins expose une thèse que sa nouveauté rend intéressante, et qui n'a rien de banal (1). Cette thèse, c'est que la maladie — à l'état chronique — est la résultante d'une mémoire organique. Les tissus prennent l'habitude d'un certain mal, et grâce à cette habitude, le mal dure indéfiniment, il peut sembler au premier abord singulier d'accorder à des tissus inconscients la mémoire, la base de la conscience du moi. Pourtant il y a chez eux — et l'étude de la contraction musculaire surtout le démontre — une sorte de mémoire élémentaire qui se confond avec l'habitude, une mémoire consistant en une disposition (Stitnmung des Allemands; particulière de la substance nerveuse, selon l'expression de Hering. De même, le développement de tissu embryonnaire, pour réparer les pertes de substance, est considéré comme un fait de mémoire organique, ainsi que la reconstitution des ostéoblastes, après lésions osseuses, pour la formation des tumeurs mésoblastiques, pour les kystes dermoïdes de l'ovaire. Dans tous ces cas, pour M. Creighton, il y a réminiscence de l'activité embryonnaire. Passant ensuite à la pathologie, l'auteur aborde successivement diverses sortes d'affections qu'il explique par une mémoire ou habitude organique : les catarrhes, diverses affections cutanées, certains réflexes pathologiques, certaines fièvres, etc. Quand l'habitude d'un mal est bien ancrée dans l'organisme, nous nous trouvons en présence d'une diathèse, qui est l'expression de la mémoire organique poussée au plus haut degré. M. Creighton étudie ainsi diverses diathèses : la lèpre, la syphilis, etc. Le cancer est, lui aussi, le résultat d'une habitude des

(I) Illustrations of unconscious memory in disease, including a theory of alteratives. — Londres, II. -K. Lewis, 1880.

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tissus; il en est de même pour la tuberculose. Nous ne pouvons discuter ici, ni même rapporter, avec le détail qu'ils comportent, les arguments de M. Creighton : nous devons cependant signaler combien ces idées sont en désaccord avec les données actuelles de la physiologie pathologique, au moins pour la lèpre, la syphilis et la tuberculose, maladies parasitaires dont la chronicité n'est que le résultat d'une tolérance relative de la présence des microbes au sein des organes, tolérance ayant probablement pour cause certaines qualités spéciales du terrain, peu propres à une végétation bactérienne rapide.

Nous noterons, en passant, l'application qu'il fait des médicaments altérants, dans les maladies dues à une mémoire organique. Il les conseille beaucoup, les considérant comme des dérivatifs, comme des agents susceptibles de distraire les tissus de leur habitude pathologique. Pendant le temps que dure cette distraction, les tissus oublient leur habitude; ils s'en débarrassent, et, au bout d'un certain temps, l'organisme peut être sans danger laissé à lui-même, sans distraction, c'est-à-dire sans médicament altérant : l'habitude est perdue. Il est certain qu'il existe quelques affinités entre cette théorie des altérants et la théorie homéopathique. Il n'en est pas moins singulier de voir transporter dans le domaine organique une médication jusqu'ici réservée au seul domaine psychique, de voir recommander pour un mal organique un médicament qui distrait les tissus, comme l'on recommande pour une grande douleur un voyage qui distrait l'intelligence, ou une occupation nouvelle qui l'absorbe. Pour toutes ces raisons, le livre de M. Creighton s'adresse non seulement au pathologiste, mais encore et surtout au physiologiste et au psychologue. Ce dernier retrouvera avec intérêt dans le domaine physique des phénomènes qu'il étudie dans le domaine psychique, et le physiologiste cherchera à justifier de son mieux l'assimilation ébauchée. M. Creighton n'a pu qu'esquisser son sujet, mais n'est-ce rien en un pareil sujet ?

On sait que chaque année les pêcheurs de Terre-Neuve sont l'objet de conflits entre nos concitoyens et les habitants de cette île « aux contours prodigieusement ciselés, aux nombreuses tourbières, aux lacs innombrables, aux grandes forêts, aux montagnes rocheuses, au sol riche en mines de charbon, de cuivre, d'argent, etc. » C'est sous le régime d'Elisabeth que les Anglais prirent possession de Terre-Neuve ; mais, en réalité, les Français, après en avoir été aussi les maîtres pendant tout le cours du xvn6 siècle, en furent les véritables colonisateurs. Us ont conservé jusqu'à ce jour des droits de pêche, du moins sur une partie de ses côtes. Mais ce n'est pas à ces questions, si intéressantes qu'elles soient, ce n'est pas à de profondes et solennelles études, comme il le dit lui-même, que le livre de M. Henm de la Chaume est entièrement consacré (1); il est, avant tout, « une page de la vie à l'étranger d'un Fran-

(1) Terre-Neuve et les Terres-Neuviennes, par Henri de la Chaume. - Un vol. in-12; Paris, E. Pion, Nourrit et C'% 1886.

çais jeune : — il avait vingt ans lorsqu'il débarqua sur les côtes d'Amérique — artiste et poète à son heure ». Cependant tout un chapitre, de cinquante pages, ne traite absolument que des droits que possède la France, droits séculaires très nettement définis par des traités, notamment celui de 1783, et par une proclamation de Charles Hamilton, gouverneur et commandant en chef de l'île de Terre-Neuve, en date du 12 août 1822, délimitant très nettement le territoire de pêche réservé exclusivement à nos nationaux. Tandis que l'auteur nous fait ainsi profiter de la compétence toute spéciale qu'il a acquise sur ce sujet, dans les dix-sept mois qu'il passa dans cette colonie anglaise, en qualité d'attaché au vice-consulat de France, d'autre part, son livre est une série d'amusantes études sur cette île trop peu connue, où l'on pêche tant de phoques, et où les jeunes filles sont aussi charmantes, aussi aimables qu'originales. M. de la Chaume fait un portrait des plus attrayants et à la fois des plus exacts, de la jeune Terre-Neuvienne à laquelle les parents laissent en tout temps une liberté de vie, qui, à nous autres Français, paraît tout d'abord des plus étranges. Elles jouissent, en effet, de l'entière faculté de donner rendez-vous à des jeunes gens — honni soit qui mal y pense — de les recevoir en tête-à-tête, le soir comme le jour, sans que les parents soient préalablement consultés sur le choix de ces jeunes gens attirés chez eux. Il y a là, comme le dit l'auteur, une confiance absolue de la part du père et de la mère, confiance méritée, à coup sûr, puisqu'elle n'est jamais ébranlée dans l'esprit des parents. « Comme j'étais loin de la France! ajoute-t-il avec raison, quelle différence de mœurs, de vie! Et comme ce commerce perpétuel et intime devait mettre au cœur de l'homme un tendre respect et une affectueuse estime pour les femmes ! »

Un autre sujet de stupéfaction pour l'auteur, c'est l'absence à Saint-Jean, la ville principale de Terre-Neuve, de conseil municipal, d'état civil, d'impôts directs; de sorte que les caisses du Trésor sont remplies uniquement par les produits de la douane augmentés de quelques autres revenus insignifiants. 11 est vrai, par contre, que les rurs sont des cloaques, et les trottoirs des casse-cou, et que rien n'a été fait pour le plaisir de la promenade ou pour l'agrément des yeux.

Dans une seconde partie de son livre, non moins intéressante que la première et intitulée « Une fugue dans le nord de l'Amérique », M. de la Chaume rend compte d'une rapide excursion qu'il fit à travers le Canada en passant par Québec, Montréal, Torento, etc.

ACADÉMIE DES SCIENCES DE PARIS

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