‹ Collection de calculs urinaires et d'instruments de chirurgieChapitre 21 sur 39 · TROISIEME SECTION · texte numérisé non relu

TROISIEME SECTION

«RAVIERS ET CALCULS CREUX. N°* 1 A 25. — CALCULS A FENTES. N°* 26 A 43. — CINQUIÈME SÉRIE.

On remarque sur la coupe d'un très-grand nombre de calculs, des creux et des vides, des stries, des fentes. Ce carton présente divers échantillons de ces concrétions.

Les concrétions urinaires à cavités centrales se forment autour d'un noyau de matières organiques, c'est-à-dire, d'un globule muqueux, d'un caillot sanguin, ou de toute autre substance qui finit par s'altérer et se réduire en poussière.

Ce noyau provisoire est formé quelquefois par une matière végétale qui se putréfie, et qui laisse un vide au centre de la concrétion. Plusieurs des calculeux que j'ai opérés par la lithotritie, avaient introduit dans leur vessie des matières végétales qu'on n'a pu retrouver.

La cavité centrale de ces calculs varie de configuration et de volume. Des calculs très-volumineux ont une cavité centrale très-petite. D'autres, au contraire, ont la croûte trèsmince et la cavité énorme. Les débris des matières organiques qui disparaissent parfois, sont très-visibles dans la plupart des calculs à grandes cavités.

Tous les échantillons que j'ai groupés sur ce carton offrent des particularités notables. Quelques-uns ressemblent à des

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noyaux de fruits ; d'autres offrent les apparences d"une ampoule. Cette configuration n'est pas rare.

Quand la cavité centrale est considérable, la croûte se brise et laisse voir une poudre noire.

Quelquefois ces calculs creux présentent aussi des fentes et des vides.

Les uns sont oblongs, les autres arrondis : les mis sont anguleux, les autres aplatis. Quelquefois la cavité est très-régulière.

Calculs lamelles à fentes. — N°* 26 à 43. — On

passe par une transition insensible des calculs creux à ceux qui ont des fentes et des vides.

Les couches larnellées qui constituent les calculs d'acide urique. au lieu d'être serrées les unes contre les autres, de manière à former une masse compacte., se trouvent fréquemment isolées, séparées par des intervalles ou des fentes prolon gees, d'où résultent des interstices et des vides.

Comme complément de l'exposition que j'ai faite de ces calculs dans mon Traité de V affection caleuleuse. j'ai réuni ici un certain nombre de pièces qui présentent cette structure.

On remarquera que ces fentes prolongées se trouvent principalement autour du noyau, ou vers le centre, à la place du noyau, ou entre le noyau et l'écorce. vers la circonférence , et quelquefois sous la croûte extérieure.

CARTON Nil

KXF0L1AT10N DES CONCRETIONS URINAIRES. CALCULS EXPOLIES. N" i 'A 3n. — SIXIÈME SÉRIE.

À le bien considérer, l'extuliatioii n'est qu'un mode particulier de morcellement des concrétions urinaires. Les calculs s'exfolient spontanément, soit dans la vessie, soit après l'extraction.

Parmi les nombreuses variétés dé a acrétions. <i<ma- Ions d'abord les graviers et les calculs d'acide urique, dont le- dernières couches larnellées se détachent avant d'étresolidement tixées sur la masse. Dans beaucoup d'atit - s, la croûte une fois formée se brisé spontanément. Ces fragments expulsés par l'urine ont été pris souvent pour des graviers ordinaires; mais si on les eût examinés, de près, on eût découvert des traces manifestes de leur adhérence à la mass pierreuse. C'est, en outre, sur les calculs exfoliés qu'il esi possible surtout d'étudier la disposition des lames et des lamelles concentriques dans les graviers et les calculs lamelle-. Pour cette étude, il convient de choisir les concrétions dont la texture est la moins serrée. En effet, dans les fragments ou les éclats les plus propres à faire saisir la superposition des lamelles., il y a toujours un peu de confusion précisément à cause de l'extrême adhérence des lames les unes aux autres : on ne peut les séparer, les isoler sans lebriser. Il n'en est pas de même pour les concrétions à structure

peu serrée, où les lamelles les plus minces se détachent facilement, de sorte qu'on peut les considérer sous leurs deux faces, et saisir les rapports des unes avec les autres et leur mode de juxtaposition.

Cette disposition est remarquable clans ces échantillons d'un blanc sale que j'ai réunis sur ce carton. J'appelle notamment l'attention de l'observateur sur cet énorme tas de débris d'une grosse pierre extraite par moi en 1829. L'extraction se fit par l'hypogastre, à l'hôpital Necker. On ne trouva point de noyau au milieu de ces débris dont nous ne présentons que la moitié (1). J'ai choisi les éclats les plus volumineux. Ils sont aplatis, minces pour la plupart, et presque tous lisses et unis à la surface extérieure. Quelquesuns sont même recouverts 'd'une couche brillante d'une teinte jaune. Chaque fragment est un assemblage de plusieurs lamelles très-fines, très-serrées, mais peu adhérentes, par conséquent faciles à isoler. Les couches régulières résultent de la réunion des lamelles. La cassure présente* une disposition d'un aspect cristallin, d'une structure en apparence fibreuse; on dirait des écailles superposées. Ce mode de cristallisation imparfaite se remarque dans les pièces où les principes de l'acide urique sont associés, soijt au phosphate, soit à l'urate d'ammoniaque.

Nous ne décrivons pas les graviers (nos 1 à 15 ) qui présentent les principales formes d'exfoliation.

N° 16. Petit calcul oblong, aplati ; structure lamellée, régulière, très-serrée. Extrait de la vessie d'un enfant de 8 ans. L'exfoliation, très -superficielle, était antérieure à l'opération.

Nos 17, 18, 19. Calculs oblongs, aplatis, à structure compacte et lamellée, exfoliés dans la vessie longtemps avant que j'en fisse l'extraction par la taille.

(1) Voir le carton et la boite.

j;atalo<.i î; si

Le premier, dontla croûte s'est détachée en grande partie, appartenait à un enfant de 5 ans. Lea deux autres appartenaient à des adultes qui avaient des rétrécissements de l'urèthre non dilatables et qu'il fallut opérer par la taille.

Ces cas d'exfoliation furent les premiers qui attirèrent mon attention.

N° 20. Ici l'exfoliation est profonde. Sur Les deux fragments de cette grosse pierre, la croûte blanche s'est en grande partie détachée irrégulièrement.

Il nous paraît inutile de décrire les fragments et les éclats qui viennent ensuite, et les écailles destinées à montrer la juxtaposition des lamelles.

Le n° 30 résume toute la démonstration.

Les derniers fragments (27 à 35) sont particulièrement destinés à faire voir la disposition des couches intérieures et leur concavité. Dans ces fragments, la séparation de* lamelles est très-difficile. Le calcul n° 36, extrait récemment, n'a pas résisté à Faction de la scie, il s'est brisé.

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