‹ Collection de chroniques, mémoires et autres documents pour servir à lChapitre 11 sur 28 · BATAILLE DE COCHEREL · texte numérisé non relu

BATAILLE DE COCHEREL

Au moment où le roi Jean mourait à Londres, Charles, son fils aine, qui depuis huit ans gouvernait la Francie en qualité de régent , attaqua brusquement, par ses capitaines, les fiefs du roi de Navarre, et s'empara de Mantes et de Meulan. Ces deux places , très-importantes pour les Navarrais , avaient causé jadis de grands dommages aux Parisiens , en arrêtant la navigation de la Seine. Peu de jours après celte expédition , on apprit ^arrivée, à Cherbourg, de Jean de Grailly, captai de Buch. Celui-ci, chargé par le roi de Navarre de gouverner et de défendre ses fiefs de Normandie , marcha en toute hâte pour s'opposer aux progrès des Français. Accompagné du capitaine anglais Jean Jouel , qu'il avait pris à sa solde avec deux ou trois cents aventuriers, il entra bientôt à Évreux.

De son côté, Charles, qui, devenu roi par la mort de son père (8 avril), se préparait au sacre de Reims , donna ordre à Bertrand du Guesclin de quitter Mantes, et de se porter avec ses Bretons contre les Navarrais. ]>u Guesclin obéit, et se dirigea du côté de Vernon. Le chef breton avait reçu, lorsqu'il se mit aux champs, des renforts considérables et un grand nombre de braves chevaliers , parmi lesquels se trouvaient le comte d'Auxerre, le vicomte de Beaumont, le seigneur de Beaujeu, Louis de Châlons, le maître des arbalétriers, et le fameux Ârchiprêtre.

Comment le captai se partit d'Évreox à belle compagnie de gens d'armes pour combattre messire Bertran et les Français, et en intention de ilestonrber le couronnement du roi Charles. — { Liv. I , part. II , chap. 465. >

Quand messire Jean de Grailly, dit et nommé captai de Buch, eut fait son amas et son assemblée, en la cité d'Évreux , d'archers et de brigands, il ordonna ses besc^nes ; et laissa en la dite ville et cité capitaine un chevalier qui s'appelait Liger d'Orgésy , et envoya à Couches messire Guy de Gauville pour faire frontière

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sur le pays ; et puis se partit d'Évreux à tous ses gens d'armes et ses archers; car il entendit que les Français chevauchaient , mais il ne savait quelle part. Si se mit aux champs, en grand désir d'eux trouver. Si nomhra ses gens, et se trouva sept cents lancés, trois cents archers, et bien cinq cents autres hommes aldables.

Là étaient de-lès lui plusieurs bons chevaliers et écuyers , . et par espécial un banneret du royaume de Navarre.qui s'appelait le ^ de Saux. Et le plus grand après et le plus appert, et qui tenait la plus grand'route de gens d'armes et d'archers , c'était un chevalier d'Angleterre qui s'appelait Jean Juiel. Si y étaient messire Pierre de Saquenville , messire Bertran du Franc , le bascle de Mareuil , messire Guillaume de Gauville, et plusieurs autres , tous en grand'volonté de rencontrer monseigneur Bertran et ses gens, et d'eux combattre. Si tiraient à venir devers Pacy et le Pont-de-l'Arche ; car bien pensaient que les Français passeraient la rivière de Seine; voire si ils ne l'avaient jà passée. Or avmt que, droitementle mercredi de la Pentecdje (1), si comme le captai et sa route chevauchaient au dehors d'un bois , ils encontrèrent d'aventure héraut qui s'appelait le roi Faucon , et était cil au matin parti de l'ost des Français. Si très le tôt que le captai le vit , bien le reconnut ; car il était héraut au roi d'Angleterre ; et lui demanda dont il venait , et si il avait nulles nouvelles des Français. « En nom Dieu , monseigneur , dit-il , oil : je me partis hui matin d'eux et de leur route : et vous quèrent aussi et ont grand désir de vous trouver. »— « Et quel part sontils? dit le captai, sont-ils deçà le Pont-de-l'Arche ou delà? »— « En nom Dieu, dit Faucon, sire ; ils ont passé le Pont-de-l'Arche et Vernon, et sont maintenant, je crois, assez près de Pacy. » — « Et quels gens sont-ils , dit le captai, et quels capitaines ontils? Dis-le-moi, je t'en prie, doux Faucon. »~« En.nom Dieu, sire , ils sont bien mille et cinq cents combattans , et toutes bonnes gens d'armes. Si y sont messire Bertran du Gueslin, qui a la plus grand'route de Bretons , le comte de Aucerre , le vicomte

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de Beaumont, messire Louis de Ghâlons, le sire de Beaujeu , monseigneur le maître des arbalétriers, messire rArcbiprétre, messire Oudart de Renti ; et si y sont de Gascogne , votre pays , les gens le seigneur de Labretb , messire Petiton de Carton et messire Perducas de Labretb : et si y est messire Aymon de Pommiers et messire le soudicb de TEstrade. » Quand le captai ^ouît nommer les Gascons, si fiit durement émerveillé, et rougit tout de félonnie , et répliqua sa parole en disant : « Faucon , Faucon, est-ce abonne vérité que tu dis que ces cbevaliers de Gascogne que tu nommes sont là , et les gens le seigneur de Labretb? »— « Sire, dit le héraut^ par ma foi, oil. »— « Et où est le sire de Labretb, dit le captai ? »->« En nom Dieu, sire, répondit Faucon , il est à Paris de-lès le régent le duc de Normandie, qui s'appareille fort pour aller à Reims ; car on dit partout communément que dimancbe qui vient il se fera sacrer et couronner. » Adonc mit le captai sa main à sa tête , et dit , ainsi que par mautalent : « Par le cap Saint- Antoine ! Gascons contre Gascons s'éprouveront. »

Adonc parla le roi Faucon pour Pierre , un béraut que F Archiprétre envoyait là ; et dit au captai : « Monseigneur, assez près de ci m'attend un béraut que l'Arcbiprêtre envoie devers vous, lequel Arcbiprétre, à ce que je entends par le béraut, parlerait volontiers à vous. » Dont répondit le captai et dit à Faucon : « Faucon , dites à ce héraut français qu'il n'a que faire plus avant , et qu'il dise a l'Arcliiprétre que je né vueil nul parlement à lui. » Adonc s'avança messire Jean Juiel , et dit ; Cl Sire, pourquoi? »— « Espoir est-ce pour notre profit. » Dont dit le captai : » Jean , Jean, non est ; mais est l'Arcbiprêtre si baretierre, que, s'il venait jusques à nous en nous contant jangles et bourdes, il aviserait et imaginerait notre force et nos gens : si nous pourrait tourner à grand dommage et à grand contraire : si n'ai cure de ses grands parlements. » Adonc retourna le roi Faucon devers Pierre , son compagnon, qui l'attendait aa coron d'une baye , et excusa monseigneur le captai bien et sagement , tant que le béraut français en fut tout content ; et rapporta arrière à l'Arcbiprêtre tout ce que Faucon lui avait dit.

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Coniineiit les Na?arrais«t les Français sçurent nouvelles les uns des autres; et comment le captai ordonna ses batailles. ~ (Chap. 466. )

Ainsi eurent les Navarrais et les Français connaissance les uns des autres , par le rapport des deux hérauts. Si se conseillèrent et avisèrent sur ce, et s'adressèrent ainsi que pour trouver l'un Tautre. Quand le captai eut ouï dire à Faucon quel nombre de gens d'arnnes les Français étaient, et qu'ils étaient bien quinze cents , il envoya tantôt certains messages en la cité d'Évreux devers le capitaine, en lui signiflant que il flst vider et partir toutes manières de jeunes compagnons armés dont on se pouvait aider, et traire devers Coucherel ; car il pensait bien que là en cel endroit trouverait-il les Français ; et sans faute, quelque part qu'il les trouvât, il les combattrait. Quand ces nouvelles vinrent en la cité d'Évreux à monseigneur Léger d'Orgésy , il les fit crier et publier, et commanda étroitement que tous ceux qui à cheval étaient , incontinent se traissent devers le captai. Si en partirent derechef plus de six vingts compagnons jeunes , de la nation delà ville.

Ce mercredi, se logea à heure de nonne le captai sur une montagne, et ses gens tout environ; et les Français qui les désiraient à trouver chevauchèrent avant, et tant qu'ils vinrent sur la rivière que on appelle au pays Yton , et court autour devers Évreux, et nait de bien près de Couches (1) ; et se logèrent tout aisément, ce mercredi , à heure de relevée , en deux beaux prés tout au long de celle rivière. Le jeudi matin se délogèrent les Navarrais, et envoyèrent leurs coureurs devant pour savoir si ils orraient nulles . nouvelles des Français ; et les Français envoyèrent aussi les leurs pour savoir si ils orraient nulles telles nouvelles des Navarrais. Si en rapportèrent chacun à sa partie, en moins d'espace que de deux lieues, certaines nouvelles ; et chevauchaient les Navarrais, ainsi que Faucon les menait , droit à l'adresse le chemin qu'il était venu. Si vinrent environ une heure de prime sur . les plaines de Coucherel , et virent 4es Français devant eux qui déjà ordonnaient leurs batailles ; et y avait grand'foison de ban-

(I) l4i rivière d'Iton prend sa source dans l'Eare an peu aa-dMSUs da Pont>de dans le Perche, passe à Évreux et se jette l'Arche.

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niêres et de pennons, et étaient par semblant plus tant et demi qu'ils n'étaient. Si s'arrêtèrent lesdits Navarrais tous oois au dehors d'un petit bois qui là sied ; et puis se trairent avant les capitaines , et se mirent en ordonnance.

Premièrement, ils firent trois batailles bien et faiticement tous à pied , et envoyèrent leurs chevaux, leurs malles et leurs garçons en ce petit bois qui était de lès eux; et établirent monseigneur Jean Juiel en la première bataille , et lui ordonnèrent tous les Anglais , hommes d'armes et archers. La seconde eut le captai de Buch , et pouvaient bien être en sa bataille quatre cents combattants , que uns que autres. Si étaient de lès le captai de Buch le sire de Seaux en Navarre , un jeune chevalier , et sa bannière, et messire Guillaume de Gauville, et messire Pierre de Saqucnville. La tierce eurent trois autres chevaliers , messire le basde de Marueil , messire Bertran du Franc et messire Sanse Lopin ; et étaient aussi environ quatre cents armures de fer. Quand ils eurent ordonné leurs batailles, ils ne s'éloignèrent point trop l'un de l'autre , et prirent l'avantage d'une montagne qui était à la droite main entre eux et le bois , et se rangèrent tous de front sur celle montagne par-devant leurs ennemis; et mirent encore > par grand avis , le pennon du captai en un fort buisson épineux , et ordonnèrent là entour soixante armures de fer pour le garder et défendre. Et le firent par manière d'étendard eux rallier, si par force d*armes ils étaient épars; et ordonnèrent encore que point ne se devaient partir, ni descendre de la montagne, pour chose qui avenist : mais si on les voulait combattre , on les allât là quérir.

Comment mosire Bertran da Ooesclin et les seignenrs de France ordonnèrent teurs batailles.— (Chap. 107.)

Tout ainsi ordonnés et rangés se tenaient Navarrais et Anglais d'un côté sur la montagne que je vous dis. Pendant ce ordonnaient les Français leurs batailles, et en firent trois et une arrière-garde.

La première bataille eut messire Bertran du Guesdin atout les Bretons , dont je vous en nommerai aucuns chevaliers et

yGoode

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écuyers, premièrement monseigneur Olivier de Mauny et monseigneur Hervé de Mauny , monseigneur Êon de Mauny frères et neveux du dit monseigneur Bertran , monseigneur Geoffroy Feiron, monseigneur Alain de Saint-Pol, monseigneur Robin de Guite, monseigneur Eustache et monseigneur Alain de la Houssoye, monseigneur Robert de Saint Père, monseigneur. Jean le Boier, monseigneur Guillaume Bodin , Olivier de Quoiquen, Lucas de Maiiiechat, Geoffroy de Quedillac, Geoffroy Païen, Guillaume du Hallay, Jean de Paifigny , Sevestre Budes , Berthelot d'Angoullevent, Olivier Feiron, Jean Feiron, son frère , et plusieurs autres bons chevaliers et écuyers que je ne puis mie tous nomm^ ; et fut ordonné pour assembler à la ba^ taille do captai.

La seconde > le comte d^Aucerre; et si étaient avecques lui gouverneurs de celle bataille le vicomte de Beaumont et messire Baudoin d'Eunequins , maître des arbalétriers ; et eurent avec eux les Français , les Normands et les Picards, monseigneur Oudart de Renty, monseigneur Enguerran d'Eudin, monseigneur Louis de tiaveskerques, et plusieurs autres barons chevaliers et écuyers.

La tierce eut TArchiprétre et les Bourguignons ; avec lui monseigneur Louis de Châlons , le seigneur de Beaujeu , monseigneur Jean de Vienne, monseigneur Guy de Trelay , messire Hugues y ienne^ et plusieurs autres ; et devait assembler cette bataille au basde de Marueil et à sa route.

Et l'autre bataille qui était pour arrière-garde , était toute pure de Gascons, desquels messire Aymemon de Pommiers, monseigneur le soudich de l'Estrade , messire Perducas de Labreth et monseigneur Petiton de Curton furent souverains et meneurs. Or, eurent là ces chevaliers gascons un grand advis : Ils imaginèrent tantôt Tordonnanoedu captai, et comment ceux de son côté avaient mis et assis son pennon sur un buisson , et le gardaient aucuns des leurs, car ils en voulaient faire étendard. Si dirent ainsi : « Il est de nécessité que quand nos batailles seront assemblées , nous nous trayons de fait et adressons de ^and* volonté droit au pennon du captai, et nous mettrons en peine du conquerre : si nous les pouvons avoir, nos ennemis

en perdront moult de leur forée, et seront en péril d'être déconfits. » Encore avisèrent cesdits Gascons une autre ordonnance qui leur fut moult profitable , et qulleur parfit leur journée.

Gommât les Gascons s'avisèrent d'un bon avis par quelle manière le captai serait pris et emporté de la bataille. — ( Chap. 468. )

Assez tôt après que les Français eurent ordonné leurs batailles , les chefs des seigneurs se niirent ensemble et se conseillèrent un grand temps comment ils se maintiendraient ; car ils véaient leurs ennemis grandement sur leur avantage. Là dirent les Gascons dessus nommés une parole qui fut volontiers ouïe : « Seigneurs , bien savons que au captai a un aussi preux chevalier et conforté de ses besognes que on trouverait aujourd'hui en toutes terres ; et tant comme il sera sur la place et pourra entendre à combattre , il nous portera trop grand dommage : si ordonnons que nous mettions à cheval trente des nôtres, tous des plus apperts et plus hardis, par avis , et ces trente n'entendront à atitre chose fors à eux adresser vers le captai ; et pendant que nous entendrons à oonquerre son pennon, ils se mettront en peine , par la force de leurs coursiers et de leurs bras, à dérompre la presse et de venir jusques au captai; et de fait ils prendront ledit captai , et trousseront , et remporteront entre eux, et mèneront àsauveté quelque part, et jà n'y attendront fin de bataille. Nous disons aussi que, si il peut être pris ni retenu par telle voie , la journée sera nôtre , tant fort seront ébahis les gens de sa prise. » Les chevaliers de France et de Bretagne qui là étaient accordèrent ce conseil légèrement, et dirent que c'était un bon avis, et que ainsi serait fait. Si trièrent et élurent tantôt entre eux et leurs batailles trente hommes d'armes des plus hardis et i^us entreprenans par avis qui fussent en leurs routes, et furent montés ces trente, chacun sur bons coursiers, les plus légers et plus roides qui fussent en la place, et se trairent d'un lès sur les champs , avisés et informés quel choseils devaient faire \ et les autres demeurèrent tous à pied Kur les champs en leur ordonnance , ainsi qu'ils devaient être.

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CkMnment les seigneurs de France eurent conseil à savoir quel cri Ils crieraient, et qui serait leur cbef ; et commeut messire Bertran fut élu à être chef de labataiUe. — (Ghap. 169.)

Quand ceux de France eurent tout ordonné à leur avis leurs batailles , et que chacun savait quel chose il devait faire , ils regardèrent entre eux, et pourparlèrent longuement quel cri pour la journée ils crieraient , et à laquelle bannière ou pennon ils se retrairaient. Si y furent grand temps sur un état que de crier: Notre* Dame , Aucerre ! et de faire pour ce jour leur souverain le comte d'Aucerre. Mais ledit comte ne s'y voult oncques accorder, ainçois se excusa moult doucement , en disant : « Seigneurs , grands mercis de l'honneur que vous me portez et voulez faire ; mais tant comme à présent je ne veuil pas cette , car je suis encore trop jeune pour encharger si grand faix et telle honneur , et c'est la première journée arrêtée où je fusse oncques ; pourquoi vous prendrez un autre que moi. Ci sont plusieurs bons chevaliers, monseigneur Bertran, monseigneur l'Archiprêtre, monseigneur 1^ maître des arbalétriers, monseigneur Louis de Châlons , monseigneur Aymemon de Pommiers , monseigneur Oudart de Renty , qui ont été en plusieurs grosses besognes et journées arrêtées , et savent mieux commeut tels choses se doivent gouverner que je ne fais ; si m'en déportez , et je vous en prie. » Adonc regardèrent lea chevaliers qui là étaient l'un l'autre , et lui dirent : « Comte d' Aucerre , vous êtes le plus grand de mise , de terre et de lignage qui soit ci ; si pouvez bien par droit être chef. » — « Certes, seigneurs, vous dites votre courtoisie Je serai aujourd'hui votre compain, et vivrai et mourrai et attendrai l'aventure de lès vous ; mais de souveraineté n'y veuil-je point avoir. » Adonc regardèrent-ils l'un l'autre lequel donc ils ordoniieraient. Si y fut avisé et regardé pour le meilleur chevalier de la place, et qui plus s'était combattu de la main, et qui mieux savait aussi comment tels choses se doivent maintenir, messire Bertran du Guesclin. Si fut ordonné de commun accord que on crierait : Notre-Dame, Guesclin ! et que on s'ordonnerait celle journée du tout par ledit messire Bertran.

Toutes choses faites et établies , et chacun sire dessous sa bannière ou son pennon , ils regardaient leurs ennemis qui étaient

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