‹ Collection de chroniques, mémoires et autres documents pour servir à lChapitre 23 sur 28 · UN DUEL JUDICIAIRE · texte numérisé non relu

UN DUEL JUDICIAIRE

Le duel de Jean de Carrouge et de Jacques le Gris fit alors grand bruit en France. Les circonstances qui Tavaient provoqué étaient étranges, inexplicables, et, par cela même, elles ajoutaient à l'émotion des contemporains. Le parlement ordonna le combat , par arrêt (1). Le roi lui-même intervint dans cette affoire, et il alla visiter, avec ses oncles, laplace oh le champ se fit. Comme il n*y avait, pour le crime dont Jacques le GHs était accusé , aucnn témoin, on eut recours, pour connaître la vérité, à une lutte à main armée, à un combat à outrance. On voulait, comme on disait alors , à défaut d'une sentence du parlement ou du roi 4 en appeler Siu Jugement de Dieu.

Comment deux champions joutèrent à Paris à outrance. L'un avait nom messire Jean de Carrouge, et l'autre Jacques le Gris. — (Liv. III, cb. 49.)

En ce temps était grand' nouvelle en France et ailleurs ens es basses marches du royaume, d'im gage de bataille qui se devait faire à Paris jusques à outrance : ainsi avait-il été sentencié et arrêté en la chambre département à Paris; et avait le plaid duré plus d'un an entre les parties; c'est à entendre d'un chevalier qui s'appelait messire Jean de Carrouge et d'un écuyer qui s'appelait Jacques le Gris , lesquels étaient tous deux de la terre et de l'hôtel du comte Piene d'Alençon,et bien amés du seigneur. Et par espécial ce Jacques le Gris était tout le cœur du comte, et l'amait sus tous autres et se confiait en lui. Si n'était-il pas de trop haute affaire , mais un écuyer de basse lignée qui s'était avancé, ainsi que fortune en avance plusieurs; et quand ils sont tous élevés et ils cuident étreau plus sûr, fortune les retourne en

(I) F'oyezy dans l'édition de M. Bu- lement (.^juillet, 15 septembre, 21 €bon I des extraits des registres du par- nepteml^r/ 1 380 ).

]aboue et les met plus bas que elle ne les a eus de commencement. £t pour ce que la matière du eliamp mortel se ensuivit, laquelle fut moult à merveiller, et que moult de peuples du royaume de France, et ailleurs, informés de la merveille, vinrent de plusieurs pays à la journée du champ à Paris, je vous en déclarerai la matière, si comme je fusadoncques informé.

Advenu était que volonté et imagination avait été prise à messire Jean de Carrouge, pour son avancement, de voyager oultre mer, car à voyages faire avait été toujours enclin. Et prit congé au comte d'Aiençôn d'aller au dit voyage, lequel lui donna légèrement. Le chevalier avait une femme épousée jeune, belle, bonne, sage, et de bon gouvernement; et se départit d'elle amiablement, ainsi que chevaliers font quand ils vont ens es lointaines marches. Le chevalier s'en alla, et la dame demeura avecques ses gens ; et se tenait en un chastel sus les marches du Perche et d*Alençon; lequel chastel on nomme, cem*est avis, Argenteuil ; et entra en son voyage et chemina à pouvoir. La dame, si comme je vous ai déjà dit, demeura entre ses gens au chastel, et se porta toujours moult sagement et bellement.

Advint, vez ci la question du fait, que le diable, par tentation perverse et diverse, entra au corps de Jacques le Gris, lequel se tenait de lès le comte d'Alençon son seigneur, car il était son souverain conseiller; et se avisa d'un très-grand mal à faire, si conlme depuis il le compara ; mais le mal qu'il avait fait ne put oncques être prouvé par lui, ni oncques ne le voult reconnaître. Et Jacques le Gris jeta sa pensée sur la femme à'niessire Jean de Carrouge, et savait bien qu'elle se tenait au chastel d* Argenteuil entre ses gens petitemeut accompagnée. Si se départit un jour, monté sur fleur de coursier, de Alençon , et vint tant au férir de l'éperon que il arriva au chastel , et là descendit. Les gens de la dame et du seigneur lui firent très-bonne chère, pourtant que leur seigneur et lui étaient tout à un seigneur , et compagnons ensemble. Mémement la dame , qui nul mal n'y pensait, le recueillit moult doucement, et le mena en sa chambre, et lui montra grand'foison de ses besognes. Jacques requit à la dame , qui tendait à sa maie volonté à accomplir , que elle le menât voir le donjon ; car en partie , si comme il disait, il était

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là venu pour le voir. La dame s'y accorda légèrement, et y allèrent eux deux seulement ; ni oncques varlet ni chambrière n*y entra avecques eux,' car pour tant que la dame lui faisait si bonne chère, comme celle qui se confiait de toute son honneur en lui, ils se contentaient. Si très tôt que ils furent entrés au donjon , Jacques le Gris clouit Thuis après lui, ni la dame ne s'en donna oncques de garde qui passait ; et cuida que le vent l'eut clos , et Jacques lui fit entendant. Quand ils furent làentrje eux deux ensemble, Jacques le Gris, tenté des tacs de rennemi, embrassa la dame et lui dit : « Dame , sacliez véritablement que je vous aime plus que moi-même ; mais il convient que j'aie mes volontés de vous. » La dame fut tout ébahie et vouit crier ; mais elle ne put, car récuy€r lui bouta un petit gand que il tenait en la bouche et la cloy, et Testraindit , car il était fort homme, de bras roide et léger, et Tabattit sur le plancher, et la viola , et en eut , contre la volonté de la dame, ses délices; et quand il eut fait, il lui dit: « Dame, si vous faites ndle mention de celle avenue, vous serez déshonorée. Taisez-vous-en et je. m'en tairai aussi , pour votre hoioneur. » La dame, qui pleurait moult tendrement, lui dit: « Ah! traître homme et mauvais , je m'en tairai ; mais ce ne sera pas si longuement que il vous besognerait. » £t ouvrit l'huis de la chambre du donjon, et vint aval, et Fécuyer après elle.

Bien montrait la dame que elle était courroucée et éplorée. Si cuidaient ses gens, qui à nul mal ne pensaient , que Técuyer lui eût dit aucunes povres nouvelles de son mari et de ses parents, pourquoi ^lefut tourmentée.

La jeune dame entra en sa chambre et s'encloy, et là fit ses regrets et ses complaintes moult tendrement. Jacques monta sur son coursier et issit hors du chastël, et retourna arrière de lès son seigneur le comte d' Alen<^n ; et fut à son lever sur le point de dix heures, et au matin à quatre heures on l'avait vu en l'hôtel du comte. Or, vous dirai pourquoi je mets ces paroles eu termes et avant, pour la grande plaidoierie qui à Paris s'ensuivit, et pour ce que la chose fut au pouvdr des commissaires du parlement examinée et inquisitée. La dame de Carrouge , à ce jour que celle dolente aventure lui fut advenue , demeura en son chas-

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tel tout égarée , et porta son ennui au plus bellement qu'elle put, ni oncques pour Flieure ne s'en découvrit à varlet ni à chambrière que elle eût , car elle véait bien et considérait que à en parler elle pût avoir plus de blâme que d'honneur. Mais elle mit bien en mémoire et en retenance lé jour et Theure que celui Jacques le Qm était venu au chastel.

Or, advint que le sire de Carrouge son mari retourna du voyage où il était allé. La dame sa femme à sa revenue lui fit trèsbonne chère; aussi firent tous ses gens. Ce jour passa , la nuit vint, le sire de Carrouge se coucha; la dame ne se voulait coucher, dont le seigneur avait grand'merveille, et l'admonestait moult de coucher; la dame se feignait , et allait et venait parmi la chambre pensant. En la fin , quand toutes leurs gens furent couchées, elle vint devant son mari et se mita genoux, et lui conta moult piteusement l'aventure qui advenue lui était; le chevalier ne le pouvait croire que elle fût ainsi. Toutefois tant lui dit la dame que il s'accorda, et lui dit : « Bien , certes , dame I mais que la chose soit ainsi que vous le me contez, je vous le pardonne, mais l'écuyer en mourra par le couseii que j'en aurai de mes amis et des vôtres ; et si je trouve en faux ce que vous me dites , jamais en ma compagnie vous ne serez. » La dame de plus en plus lui certifiait et lui affirmait que c'était pure vérité.

Oelie nuit passa; à lendemain le chevalier fit escripre beaucoup de lettres, et envoya devers les amis de sa femme aux plus esp^ ciaux et à ceux aussi de son côté , et fit tant que dedans un beief jour ils furent venus au chastel d'Argenteuil. Il les recueil- Jit sagement et les mit tous en une chambre, et puis il leur entama la matière de ce pourquoi il les avait mandés, et leur fit conter par sa femme de point en point toute la manière du fait; dont ils furent moult émerveillés. Il demanda conseil. Conseillé fut que il se traît devers son seigneur le comte d'Alençon , et lui contât tout le fait : et le fit. Le comte , qui durement aimait ce Jacques le Gris, ne voulait ce croire; et donna journée aux parties à être devant lui; et voult que la dame qui enooulpait ce Jacques fût présente, pour remontrer encore vivement la bei- Bogne de l'avenue. Elle y fut , et grand'foison de ceux de soju

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lignage aussi de lès elle, en la compagnie du comte d'AIençon. Si fut la plaidoierie grande et longue, et ce Jacques le Gris encoulpé de son fait , et accusé , voire par le chevalier, voire à la relation de sa femme, qui conta aussi toute l'aventure ainsi comme advenue était. Jacques le Gris s'excusait trop fort, et di* sait que rien n'en était , et que la dame lui imposait sur lui induement ; et s'émerveillait, si comme il montrait en ses paroles, de quoi la dame le bayait. Ce Jacques prouvait bien, par ceux de l'hôtel du comte d' Alençon, que en ce jour, que ce fût advenu, à quatre heures on l'avait vu au cbastel; et le seigneur disait que à dix heures il l'avait de lès lui en sa chambre^ et que c'était chose impossible avoir chevauché d'aller et de venir, et accompli le fait dont on le mettait sus, quatre heures et demie vingt-quatre lieues. £t disait le seigneur à la dame , qui voulait aider son écuyer, que elle l'avait songé. Et leur commanda de sa puissance que la chose fût anéantie, ni que jamais question ne s'en mût. Le chevalier, qui grand courage avait et qui sa femme créait, ne voult pas tenir celle opinion, mais s'en vint à Paris, et remontra sa cause en parlement contre ce Jacques le Gris, lequel répondit à son appel, et dit et prit et livra pleiges que il en ferait et tiendrait ce que parlement en ordonnerait.

La plaidoierie du chevalier et de lui dura plus d'un an et demi, et ne les pouvait-on accorder, car le chevaher se tenait sûr et bien informé de sa femme; et puisque la cause avait été tant sçue et publiée, qu'il l'en poursuivrait jusques à la mort. De quoi le comte d'Alençon avait en très-grand'haine le chevalier, et l'eût par trop de fois fait occire, si ce n'eût été ce que ils se étaient mis en parlement.

Tant fut proposé et parlementé que parlement en détermina , pourtant que la dame ne pouvait rien prouver contre Jacques le Gris, que champ de bataille jusques à outrffiace s'en ferait» et furent les parties, le chevalier et l'écuyer et la dame du chevalier, au jour de l'arrêt et du champ Jugé à Paris ; et devait être par l'ordonnance de parlement le champ mortel, le premier lundi après l'an mil trois cent quatre- vingt et sept.

En ce temps était le roi de France et les barons aussi à l'Esduse, sus l'entente de passer en Angleterre. Quand les nouvelles

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en furent venues jusques au roi qui se tenait à FEscluse , et qui jà voyait que le voyage d'Angleterre ue se ferait pas, et jà était ordonné de par parlement que telle ehose devait être à Paris , si dit que il voulait voir le ehamp du clievalier et de Téeuyer. Le duc de Berry , le doc de Bourgogne , le duc de Bourbon , le connétable de France, qui aussi grand désir avaient de le voir, dirent au roi que ce était bien raison que il y fût. Si manda le roi à Paris que la journée fât détriée de ce champ mortel , car il y voulait être; on obéit à son commandement , ce fut raison. Et retournèrent le roi et les seigneurs en France. Et tint le roi de France en ces jours ses fêtes de Noël m la cité d' Arras , et le duc de Bourgogne, à Lille. Et endementres passèrent toutes manières de gensd*armes, et retournèrent en France et chacun en son lieu, si comme il était ordonné par les maréchaux. Mais les grands seigneurs se traïrent vers Paris pour voir le champ.

Or, furent revenus du voyage de TEscluse le roi de France et ses oncles et le connétable, à Paris. Le jour du champ vint, qui fut environ Tan révolu que on compta , selon la coutumer de Rome, Tan mil quatre cent quatre-vingt-sept (1). Si furent les lices faites du champ en la place Sainte-Catherine, derrière le Temple; le roi de France et ses oncles vinrent en la place où le champ se fit, et là y eut tant de peuple que merveille serait à penser. Et avait , sur l'un des lès des lices , faits grands écharfaulx , pour les seigneurs voir la bataille des deux champions ; lesquels vinrent au champ et furent armés de toutes pièces , ainsi comme à eux appartenait , et là furent assis chacun en sa chayère. Et gouvernait le comte Valeran de Ligny et Saint- Pol, messire Jean de Carrouge; et les gens du comte d'Alençon , Jacques le Gris. Quand le chevalier dut entrer au champ , il vint à sa femme, qui là était sur la place en un char tout couvert de noir , et la dame vêtue de noir aussi , et lui dit ainsi : « Dame , sur votre information , je vais aventurer ma vie et combattre Jacques le Gris. Vous savez si ma querelle est juste et loyale. » —

(I) Froissart se trompe. SaWaat les ehain venu. Noos aTons en oatre, s«r ee

registres , du parlement, le duel fat fixé point, le témoignage de Jean le Coq , qai

d'abord au 27 novedîbre de l'année fut conseil de Jacques le Gria. Le corn-

1386, puis au samedi après Noël pro- bat eut lieu le 29 décembre.

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<• Monseigneur , dit la dame , il est ainsi ; et vous combattez salement, ear la querelle est bonne. » — « Au nom de Dieu soit, » dit le cheyaller. A ces mots le chevalier baisa sa femme, et la prit par la main , et puis se signa , et entra au champ.

La dame demeura dedans le char couvert de noir, et en grands oraisons envers Dieu et la vierge Marie , et en priant humblement que à ce jour par leur grâce elle pût avoir victoire selon le droit qu'elle avait. Et vous dis qu'elle était en grands transes, et n'était pas assurée de sa vie ; car si la chose tournait à déconûture sus son mari , il était sentencié que sans remède on Tedt pendu , et la dame arse. Je ne sais, car je n'en parlai oncques à li , si elle s'était point plusieurs fois repentie de ce que elle avait mis la chose si avant, que son mari et elle avait mis en ce grand danger , et puis finablement il en convenait attendre l'aventure.

Quand ils eurent juré , ainsi comme il appartient à champ faire , on mit les deux champions Fun devant l'autre , et leur fut dit de faire ce pourquoi ils étaient là venus. Ils montèrent sur leurs chevaux, et se maintinrent de premier moult arrément , car bien connaissaient armes. Là, avait grand'foison de seigneurs de France , lesquels étaient venus pour eux voir combattre. Si joutèrent les champions de première venue , mais rien ne se forfirent. Après les joutes ils se mirent à [ûed et en ordonnance pour parfaire leurs armes , et se combattirent moult vaillamment ; et fut de premier messire Jean de Carrouge navré en la cuisse , dont tous ceux qui l'aimaient ea furent en grand effroi , et depuis se porta-t-il si vaillamment que il abattit son adversaire à terre , et lui bouta une épée au corps*, et Toccit au champ, et puis demanda si il avait bien fait son devoir. On lui répondit que oui. Si fut Jacques le Gris délivré au bourreau de Paris qui le traîna à Montfaucon , et là fut-il pendu.

Adonc messire Jean de Carrouge vint devant le roi, et se mit à genoux. Le roi le fit lever et lui fit délivrer mille francs , et le retint de sa chambre , parmi deux cents livres de pension par an que il lui donna toute sa vie. Messire Jean de Carrouge remercia le roi et les seigneurs, et vint à sa femme et la baisa , et puis allèrent à l'église Notre-Dame faire leurs offrandes , et puis

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retournèrent à leur hôtel. Depuis ne séjourna guères messire Jean de Garrouge en France, mais se partit, et se mit an chemin avecques messire Boucingault fils qui fut au bon Boncingault , et avecques messire Jean des Bordes et messire Loys de Giac ; ces quatre emprirent de grand'volonté d'aller voir le saintsépulcre et l'Amourat Baquin , dont il était en ce temps trèsgrandes nouvelles en France. Et en leur compagnie y fut aussi Robinet de Boulogne , un écuyer d'honneur du roi de France, et lequel, eu son temps , a fait plusieurs beaux voyages.

Les chroniqueurs contemporains ont tous parlé de ce duel. Nous citerons parmi eux Juvénal des Ursins et le religieux de Sainl-Denis, lesquels ne croient pas, comme Froissart, à la culpabilité de Jacques le Gris. « Vaincu et gisant à terre, dit le religieux de Saint-Denis , Jacques fut à plusieurs reprises sommé par soù vainqueur d'avouer la vérité; il persista dans ses dénégations, et fut néanmoins condamné à étr& traîné au gibet , suivant l'usage des duels. Ainsi une crédulité irréfléchie, en produisant une funeste erreur, devint la cause du plus injuste des combats. C'est ce qu'on reconnut plus tard , par les aveux d'un homme qui s'accusa de cet infâme attentat, au moment où l'on venait de prononcer contre lui une sentence de mort. La dame de Carrouge, songeant à la faute dont elle s'était rendue coupable , se retira du monde après là mort de son mai'i , et fit vœu de chasteté perpétuelle (1). »

(I) Liv. VII, chap. Il , traduction de ii^usiissimum duellum exeitaviU Quod

M. Bellagaet, t. I, p. 467. Voici le texte posttnodum omnibus notum fuit ^eoper

du cbroniqnear : Et gvamvis sic vietus judieium ad mortem eondemnato, qui

subjaeensy et de verilate fatenda pluries adtUterium nefandum commuerai, çûod

interrogatus a victore, casum penitus attendens prcsfaia domina, et euipam

denegcuset » cui patibulum iamen , secuH' animo reijolvens, inde post mortem

dum eoMuetudinem duellorum , adjudi' mariti reelusa e/fecta , voto se perpettue

caturj trahendus. Sic mater erroris, no- eontinenti4e obtigavii, verca consilii, rtpentina crudelitas

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