Aniiq. 1. XVII, c. XIII, 2 et
4. Ckierre des Juifs, 1. II, c. I ; et Antiq. : 1. XVII, c. IX.
QUAND A COMMENCÉ l'ÈBE CHRÉTIENNE 558
. D'après tout ce qui vient d'être dit, il semble qu'on peut aiBrmer avec certitude qu'Hérode l'Ancien est mort au printemps de l'an de Rome 750. Notre-Seigneur n'a donc pas pu naître plus tard qu'au commencement de cette année. Essayons maintenant de montrer qu'il n'est guère possible de reculer sa naissance au delà de 749.
I. Et d'abord, d'après 8t Luc ^, ce fut l'an quinzième de Tibère que St Jean-Baptiste inaugura son ministère; lorsque tout le peuple eut été baptisé, Jésus se présenta lui-môme au baptême : il avait alors, au début de son ministère, 30 ans environ.
A quelle année de Rome correspond la 15e année du règne de Tibère ? On peut compter cette année soit à partir de la mort d'Auguste, qui arriva le 19 août 767, soit à partir de l'association de Tibère à la puissance tribunitienne, qui eut lieu vers le commencement de 765 2. Le ministère du Précurseur commença donc ou bien du 19 août 781 au 19 août 782, ou bien en 779, selon que l'on aura égard à l'un ou l'autre des commencements de Tibère. Et maintenant, combien de temps après la manifestation de Jean-Baptiste fut baptisé le Sauveur ? Il est impossible de le déterminer. Il a pu s'écouler entre ces deux événements un temps assez conMdérable : le texte grec de St Luc semble faire entendre que Notre-Seigneur ne reçut le baptême que lorsque tout le peuple fut baptisé 3. Il n'y a rien que de vraisemblable dans l'hypothèse d'après laquelle il y aurait eu entre le commencement du ministère de Jean et de celui de Jésus le même espace de temps qui sépara leurs deux naissances, c'est-à-dire 6 mois. Quoi qu'il en soit, on est fondé à placer le baptême du Sauveur ou bien en 782, ou bien, et nous verrons bientôt que nous n'avons à nous occuper que de cette dernière date, au commencement de 780, par exemple, le 6 janvier, jour où l'Eglise célèbre ce grand événement, et auquel le rattache une tradition imposante ^.
Or, remarque l'évangéliste, lorsque Jésus inaugura par le baptême son ministère public, il avait environ (quasi) trente ans. Si on a égard aux habitudes de précision chronologique qui distinguent St Luc, et à l'importance du fait dont il a l'in-