Matt. II, 19 et seqq
3. Ex. IV, 19 niortui sunt enim ornnes qui quserebant aniinazn tuaro.
Cf. Yan Steenkiste. : Conimentar. in Matt, : h. 1.
A l'argument fondé sur le dénombrement universel et le massacre des Innocents, en a été ajouté un autre, qui a joui pendant quelque temps d'une grande faveur, et dont le docteur Sepp a été un des plus ardents défenseurs ^. C'est celui qui est tiré de l'époque où serait apparue l'étoile des Mages. D'après les calculs de plusieurs savants modernes, il y eut en 747, à trois reprises différentes, une conjonction de deux planètes, Jupiter et Saturne, qui simulaient un seul corps lumineux d'une très vive clarté. C'est précisément ce corps surprenant de grandeur et d'éclat qui serait l'étoile du Messie, A la première conjonction, qu'ils aperçurent vers l'Orient, les Mages se seraient mis en route pour la Judée ; la seconde conjonction se serait accomplie pendant leur voyage ; et c'est au moment où ils quittèrent Jérusalem qu'ils auraient vu vers le sud les deux planètes réunies pour la troisième fois, dans la direction même du lieu où ils se rendaient, et paraissant en quelque sorte suspendues au-dessus de Bethléem.
Si cette hypothèse était fondée, évidemment la question serait tranchée, et la date de l'avènement de l'Homme-Dieu serait hors de toute discussion. Malheureusement il est difficile de voir que ce fameux phénomène sidéral, qui parut en 747, réponde aux données de l'Evangile sur l'étoile du Christ. D'après le texte sacré, l'étoile ^' allait devant les Mages, jusqu'à ce que, venant au-dessus du lieu où était TEnfant, elle s'y arrêta." 2 Mais comment concevoir qu'un de ces globes qui roulent dans le firmament marche devant des voyageurs, s'arrête sur une maison en particulier et leur désigne ainsi l'endroit qu'ils cherchaient ? Il est bien plus vraisemblable et plus simple de croire, avec la plupart des interprètes, que l'étoile des Mages n'était qu'un météore resplendissant, formé par une opération miraculeuse, dans la région de l'atmosphère. Et en conséquence, l'argument fondé sur la célèbre conjonction sidérale de 747 paraît dépourvue de toute valeur.
Reste maintenant à répondre à une objection directe contre l'an 749. Cette année, dit-on, semble trop rapprochée de la mort d'Hérode. Entre cet événement et la naissance du Sauveur, il faut placer le voyage et l'adoration des Mages, la fuite et le séjour en Egypte, et le massacre, à Bethléem, de tous les enfants mâles au-dessous de deux ans. Comment cela a-t-il pu s'accomplir entre le 25 décembre 749 et le commencement d'avril 750 ?