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CONCLUSION

Il est temps de mettre un terme à cet examen nécessairement aride du système de Rosmini. Nous ne l'ignorons pas, bien d'autres conséquences des mêmes principes prêteraient flanc à une juste et sévère critique ; mais il est clair que de nouvelles remarques entraîneraient ce travail au delà des bornes d'un simple article de revue. Quelque incomplète qu'elle soit, cette étude pourra peut-être, dans une mesure suffisante, aider le lecteur à discerner le vrai sens des propositions récemment condamnées, et à toucher du doigt l'énorme gravité des erreurs qu'elles renferment. Ces théories, du reste, ont déjà été l'objet de réfutations victorieuses, dont nous n'avons pu être qu'un écho très affaibli.

Le rosminianisme n'est plus. Parle décret du 14 décembre, il a reçu le coup de mort. Coup fatal et décisif: que d'espérances encore vives en ont été atteintes et pour jamais anéanties !

Comme toutes les doctrines que couvre un nom célèbre, l'erreur rosminienne avait groupé autour d'elle un vigoureux essaim de défenseurs ardents et d'amis dévoués. Ces amis et défenseurs du philosophe de Rovereto se recrutaient surtout dans les rangs du clergé de l'Italie Septentrionale. De nobles vérités mêlées aux notions fausses, le talent, les" vertus du maître, la nécessité incontestable d'une révolution dans les études, tout semblait concourir à maintenir dans l'illusion ces esprits enthousiastes, singulièrement épris d'un homme et d'une cause qu'ils croyaient être le salut du monde.

Rosmini, de plus, ayant été fondateur et directeur vénéré d'une société religieuse, n'était-il pas naturel que chacune de ses paroles retentît avec force dans l'âme de ses enfants, et que ceux-ci, séduits, égarés par l'amour filial, s'obstinassent jusqu'au bout à défendre la gloire doctrinale de leur père ?

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