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PROPOSITIONS DE R08MINI

plus ' purement idéal, mais subsistant et vivant. La première, cachant sa personnalité, montre seul^aent son objectivité ; mais qui voit la seconde (qui est le Verbe), même per specidîim et in œnigmate^ voit Dieu.

XXX VIII. Dieu est l'objet de la vision béatifique en tant qu'il est l'auteur des œuvres ad extra.

XXXIX. Les traces de sagesse et de bonté qui brillent dans les créatures sont nécessaires aux Bienheureux ; car ces traces rassemblées dans l'exemplaire éternel sont la partie de cet exemplaire qui leur est accessible, et elles sont le thème des louanges qu'ils adressent éternellement à Dieu.

XL. Dieu ne pouvant, même par la lumière de gloire, se communiquer totalement aux êtres finis, n'a pu révéler et communiquer son essence aux Bienheureux que de la façon qui convient aux intelligences finies; c'est-à-dire que Dieu se manifestée eux conformément à la relation qu'il a avec eux, comme Créateur, comme Providence, comme Rédempteur, comme Sanctifi* cateur.

Joseph Mancini, Notaire de la S. Inq, R, et Univ.

XXXVIII. Deu8 est objectum visionis beatiôcœ, in quantum est auctor operum ad eoctra. (Teodicea, n. 672.)

XXXIX. Yestigia sapientise ac bonitatis quse in creaturis relucent, sunt comprehensoribus nocessaria ; ipsa enim, in setemo exemplari collecta, sunt ea IpsiuB pars quae ab illis videri possit (che è loro accessibile), ipsaque argumentum preebent laudibus, quas in œtemum Deo Beati concinunt. {Ibid. n. 674.)

XL. Cum Deus non poasit, nec per lumen gloriœ, totaliter se communicare «utibuB finitis, non potuit essentiam suam comprehensoribus revelare et communicare, nisi eo modo qui finitis inteliigentiis sit accommodatus : scilicet Deus se illis manifestât quatenus cum ipsis relationem habet ut eorum creator, provisor, redemptor, aanctificator. (Ibid. n. 677.)

Joseph Mancini, S. Bom. et Univ. Inq.

Notarius.

Le sujet de cette dissertation n'a pas le mérite de la nouveauté. Que Ton ouvre une histoire du Canada, le nom de Cabot s'y rencontre dès les premières pages. Mais que de variantes d'un auteur à l'autre I — Les uns parlent de Jean, les autres ne voient que Sébastien, Puis viennent les contradictions sur les dates et sur les courses aux plages inconnues, sur le lieu du débarquement. A qui l'honneur de la découverte doit-il être donné ?.... Tout cela est discuté, nié, affirmé.... si bien, que le lecteur ahuri reste sous une impression presque nécessairement fausse.

Aujourd'hui, je voudrais rendre à César ce qui appartient à César, et à Jean Cabot le juste tribut d'hommage qu'il mérite.

A part la question individuelle, les voyages de Jean Cabot se rattachent à une page très intéressante de notre histoire, la dispute relative à la possession des terres baignées par les eaux du golfe Saint- Laurent, dont les Français et les Anglais revendiquent la priorité.

C'est un fait avéré que, dans les revendications, on a toujours donné comme premier argument la priorité de découverte et de prise de possession. Est-ce à tort ou à raison? Il me suffit de constater le fait avec John Hopkins ^. ** At the time of the settlement of America, it was a recognized principle of the law of the nations that the discovery of an uncivilized country by the subjects ofany european power gave to that power a title to the country, the only difficulty being the question as to what constituted discovery, or what nation was the discoverer. This principle was the foundation of the right of the crown of England."

Sir George Peckham, chevalier, Edward Haies, dont les mémoires se trouvent dans la collection Hakluyt, ^ en appellent aux découvertes de Cabot pour soutenir les prétentions de la reine Elizabeth sur l'Amérique du Nord, tandis que les Français ne peuvent prouver aucune prise de possession antérieure à l'année 1504. »

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