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Lettre de Don Pedro De Ayala, 26 juillet

Pour le Portugal, jaloux de l'Espagne, les plans de Cabot n'avaient pas d'actualité ^ : Emmanuel dirigeait ses flottes le long des côtes d'Afrique, et méditait le grand voyage exécuté par Vasco de Gama en 1497 : avant tout il fallait doubler le " Oap des Tempêtes ^\ découvert par Barthélémy Diazdès l'année 1486... Le Portugal, plus heureux que ses voisins, allait ouvrir le vrai chemin des Indes Orientales, vid le Cap de Bonne-Espérance, le seul que les vaisseaux européens aient suivi jusqu'au percement de l'isthme de Suez par Ferdinand de Lesseps en 1869.

Quelques autres preuves viennent encore à l'appui de ma thèse, savoir que Jean Cabot resta à Venise jusqu'au retour de Colomb. Les auteurs qui adoptent la date de 1477 comme celle de son départ n'apportent que des raisons peu concluantes. Lorsque Jean Cabot quitta Venise, disent-ils, son fils Sébastien n'était qu'un jeune enfant, pêne infans, selon l'expression de Pierre Martyr *. De son côté, Sébastien a déclaré, pendant son séjour en Espagne, nous assure Ramusîo, qu'il était très jeune quand son père le conduisit en Angleterre, mais qu'il avait déjà " quelques connaissances des Humanités et de la Sphère 3.... " Comme on le voit, il n'est plus pêne infans. Plus tard, Eden, qui semble avoir été l'ami intime de Sébastien, affirme que le fils de Jean est né à Bristol^ et ose dire qu'il tient ce détail de Sébastien lui-môme *. Voilà bien une contradiction susceptible d'infirmer les deux autres témoignages ; mais Eden est seul pour affirmer le fait contre deux autres témoins qui tiennent aussi leur information de Sébastien, c.-à-d. P. Martyr et Ramusio. D'ailleurs, Sébastien est né vers 1473 ^. Il faut que ce soit à Venise, car

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