‹ Collection de documents inédits sur le Canada et l'AmériqueChapitre 187 sur 292 · J. Winsor, Nar. and CritH., III · texte numérisé non relu

J. Winsor, Nar. and CritH., III

4. Le mot Bacalaos s'écrit encore de plusieurs autres manières.

5. Lettre de Lorenzo Pasqualigo, 23 août, 1497. Traduction de J. Winsor {Nar, athd Cnt Hist III, p. 63) : ** The Veuitian . . brought to the King certain snarës'set to catch game, and a needle for making nets. . . • Saw no^ human beings. "

Enfin, résumons les faits et poursuivons notre voyage.

Jean Cabot, le 24 juin 1497, touche la côte nord-ouest du Cap- Breton et lui donne le nom de lïerra primûm viata. De ce point, il se rend à l'Ile St- Jean, où il arrive le même jour, e) die qui est sacerDivo Joanni Baptistse.

Que se passe-t-il ensuite ?....Un marchand de Londres, Pasqualigo, dont nous aurons à parler plus tard, est le seul qui nous laisse entrevoir la route suivie par Jean Cabot, son compatriote. D'après lui. Cabot côtoya le rivage l'espace de 300 lieues ^.

M. Brevoort croit et affirme que notre navigateur fit le tour du golfe St-Laurent «. De son côté, Frederick Kidder, en 1878, ^ va jusqu'à tracer sur la carte l'itinéraire de Cabot dans le golfe St- Laurent. La preuve citée par ces auteurs est indiquée par Pasqualigo. Suivant ce dernier, Cabot ne trouve plus en ces endroits les marées semblables à celles qu'il a vues à Bristol, et il s'étonne de constater entre la marée haute et la marée basse une différence de niveau petite auprès de ce qu'il a remarqué en Angleterre. * Un autre fait qui semble certain, c'est que Jean Cabot a dû se mettre en quête du passage de Chine, après avoir quitté l'Ile St- Jean, puisque tel était le but de son voyage : et si, réellement, il a côtoyé l'espace de 300 lieues, il faut que ce soit au sud du golfe St- Laurent, ou bien autour du même golfe. Or nous avons la certitude que Jean Cabot ne côtoya pas les rivages des Etats-Unis à son premier voyage, quoique la carte produite par Zurla dise le contraire *. M. Stevens ^ vers 1870, soutenait même que Jean Cabot n'était jamais allé au sud du St- Laurent. Il se trompe. Pendant le second voyage, nous verrons le découvreur se rendre jusqu'à la Floride. L'argument de Stevens n'est pas fort. On se contentait, selon lui, de reproduire, à la place des Etats-Unis, la carte de l'Asie faite par Marco-Polo ; et la preuve, c'est que Portolano, tris Jwnnête homme^ dit Stevens, aima mieux laisser wn, hlanc en cet endroit que de faire de la mauvaise copie.

1. Lettre de L. Pasqualigo. J. Winsor, Nar. ai\d Crit, H. y III, 53.

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