R. Biddle, Memoir
J. Winsor, Nar. and Ont H. III, 57.
7. Pierre Martyr, De Novo Orbe, Dec. III, lib. VI p. 267: ** t^ndens cum hominibus tercentum adseptentrionem."
Gomara (traduct. de Fumée, éd. 1577, Livre 2, c. 39) : *' Il (Sébastien) mena avec soi trois cents hommes. . . "
royal autorise le navigateur à n'enrôler que des volontaires ; il n'y a pas un mot qui se rapporte au choix de criminels. Hakluyt, en reproduisant le manuscrit de Pabyan, n'en dit pas davantage.
Jean Cabot avait encore avec lui son fils Sébastien. L'ambassadeur d'Espagne, De Ayala, assure que l'expédition devait rentrer au port en septembre.
La mer se montra inclémente, et l'un des navires, en grande détresse, dut relâcher en Irlande: il s'y trouvait à bord un moine Augustin (Blackfriar) nommé Buel. Cabot continua son voyage avec les quatre autres navires *.
La flotille, si nous en croyons Pierre Martyr et Ramusio, cingla vers le nord- ouest, à la recherche du Cathay. Longtemps ils suivirent la côte du Labrador, courant vers l'océan arctique. Mais au mois de juillet, selon Pierre Martyr, et le 11 juin, d'après Ramusio 2 , Cabot rencontra des glaces qui étaient de nature à fatiguer ses navires; les jours avaient une durée presque continuelle, ce qui lui fit redouter la longueur des nuits à' certaine époque de l'année. Pour ne pas s'exposer à de tels dangers avec un personnel aussi nombreux, Cabot vira de bord bien convaincu qu'il n'y avait pas de passage de ce côté. Pierre
Martyr 3 donne le même récit: " tendens ad septentrionem,
donec etiam Julio mense vastas repererit glaciales moles pelago natantes : et lucem ferè perpetuam, tellure tamen libéra gelu liquefacto: " quare coactus fuit, uti ait, vêla vertere et occidentem sequi." Les mêmes détails sont narrés dans Ramusio * et Gomara^. " Les jours estoient fort longs quasi sans nuict, et " pour ce peu qu'y en avoit encor estoiët elle fort claire. C'est ** une chose certaine qu'à 60 degrez les jours sont de 18 heures. *' Gavoto sentant le froid, et voyant la rudesse de ce quartier, " tourna vers Ponent, se rafreschissant à Baccaleos." Gomara est le seul auteur qui mentionne un arrêt à Baccaleos.
Il semble prouvé que Jean Cabot navigua en longeant les côtes du Labrador, car Ëden^ fait cette remarque: '^ Cabot told me that this ice ia of fresh water." Cependant il n'est pas facile de dire l'endroit précis où le marin changea sa course. Gomara ^
1. J. Winsor, Nar. and Orit, K, III, 57. Lettre de Ih A^la, 25 juil. 1498.