‹ Collection de documents inédits sur le Canada et l'AmériqueChapitre 200 sur 292 · Winsor, iVor. and Orit. JJ., III · texte numérisé non relu

Winsor, iVor. and Orit. JJ., III

7. ffist, générale des Indes Occidei^taks^ trad. de Fumée, L. II, 49.

P. Bergeron ^ , à propos delà Floride, dit que " Sébastien (lisez Jean) Gàvot fut le premier qui découvrit cette partie de l'Amérique septentrionale," au nom de Henri VII, roi d'Angleterre. La même affirmation se trouve dans lesVoyages ^ de Pinkerton, avec la remarque fort judicieuse que Cabot est le premier découvreur de l'Amérique du Nord. Cela s'entend de la terre ferme, qu'il avait touchée, près d'une année avant Chistophe Colomb. Ce dernier découvrit les Antilles en 1492, mais ne toucha le sol de la Colombie, Amérique du Sud, que le 30 mai 1498. Ellis ^ affirme que ^^ Jean Cahot parvint dans ce voïage jusqu'au Cap de la Floride " et qu' " on ne peut lui refuser l'honneur de la première découverte de V Amérique SepterUrionale^\ La même opinion est soutenue par A.-G. Camus. *

Cette vaste région ne reçut le nom de Floride qu'en 1512, lorsque Ponce de Léon en prit possession au bénéfice de Ferdînand-le-Catholique. L'Espagne était probablement loin de soupçonner l'existence des droits de l'Angleterre sur tout le pays situé au sud du St- Laurent et du Cap-Breton, et désigné par Cabot sous le nom général de Baccaleos. Elisabeth ne voulut pas, comme nous l'avons vu, sacrifier les droits de sa couronne. '' Cabota, dit Hakluyt ^ in the yeere 1597 (pour 1498) had discovered ail thîs tract for the crowne of England. "

Les revendications d'Elisabeth s'étendaient à toute l'Amérique du Nord, depuis la Floride inclusivement, jusqu'au soixanteseptième degré et demi, sans tenir compte des prétentions françaises sur la vallée du St- Laurent et sur l'Acadie. Quelle joie, si elle avait pu entrevoir les triomphes des armées britanniques, en 1760 1 Ce que la diplomatie d'alors n'a pas voulu céder à l'Angleterre, le sort des combats le lui a remis, quand le drapeau français repassa les mers.

Jean Cabot étant arrivé vers le 36e™® degré, constata que les vivres se faisaient rares ; l'expédition reprit donc la route d'Angleterre, où elle n'arriva pas avant le mois de novembre ^ 1498.

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