R. Biddle, Memoir, p
Il le fait mourir entre le 3 février et le moia de mai.
Pinkerton, Voyages , XII, 158. (U auppose que le premier voyage est
en 1494, et que Jean mourut aprëa l'obtention de la charte de 1495/6.)
2. Thévet, SingularUez de la Fratuie Antarctique^ Paris, 1558, c. 74, p. 148.
passa au service de l'Espagne en 1512 ^. Il mourut probablement à Bristol, avant Henri VII : on pourrait le prouver à Worcester, où son testament doit se trouver, s'il est mort à Bristol. Nous aurons peut-être plus de détails lorsque les " Registres domestiques " de Henri VII seront publiés. Son tombeau est •demeuré inconnu ^.
Il ne nous reste plus rien de Jean Cabot. La carte et le globe dont Tabbé Raimondo a parlé, la *'mappa-mundi" à laquelle Don Pedro de Ayala fait allusion, tout est perdu s. Cependant Juan de la Cosa a dû copier quelque chose sur la carte de Jean Cabot. De la Cosa dressa la sienne en 1500, et il y marque les découvertes des Anglais: ^'Mar descubierta per Yngleses ", et '* Cave de Ynglaterra " ^. Or personne n'a visité ces régions de 1498 à 1500, ni Portugais ni Espagnols. Une carte de Cabot, envoyée aux Deux Rois par leur ambassadeur en Angleterre, a pu seule inspirer De la Cosa ; ou bien, en traçant les côtes de l'Asie, l'auteur y a marqué à peu près les découvertes anglaises.
L'Angleterre n'a pas été reconnaissante à l'égard du découvreur : elle n'avait pas encore calculé la portée de son œuvre. Sur le moment, on n'apprécia que le mauvais succès de l'expédition de 1498, et de là le silence s'est fait autour d'un homme qui avait ouvert à son pays d'adoption des contrées lointaines et riches.
Mais l'impulsion était donnée : la marine anglaise s'est perfectionnée jusqu'au point de faire donner à l'Angleterre le titre de Reine des mers, et jusqu'à faire accumuler sur les marchés de Londres les richesses de l'Asie et de l'Amérique, en partie soumises à ses lois.
Un demi siècle plus tard, sur la foi de collectionneurs étrangers, les écrivains anglais, sans se donner la peine de référer aux pièces officielles, attribuent le fruit des voyages de Jean à Sébastien, sans laisser voir que le père leur fût connu. Il n'y a, dans toute la Puissance du Canada, qu'un coin de terre qui porte son nom : le canton '* Cabot ", traversé par le chemin Kempt et par le chemin Taché, dans le comté de Rimouski.
Lorsqu'il s'est agi, au siècle dernier, de donner à l'Amérique du Nord le nom de Cdbotia^ on avait pour but d'honorer la mémoire du fils. Il y eut scission : William Doyle voulait le