J. Winaor, Nar. aiuL cHL fl"., III, p. 8 et seq
nom de Sebaatia au lieu do Cabotia (1770). Dans le cas où, de ces deux noms, le dernier surtout eût fini par être accepté, Tapplication n'aurait pas été plus juste que celle d^ Amérique donnée aux décpuvertes de Christophe Colomb : on méconnaissait de même le véritable découvreur. ^
Il n'y a pas un titre officiellement conféré à Jean Cabot. On a vu qu'il était appelé, ou se faisait appeler, ** grand amiral " * ; mais le titre n'est pas donné par le roi : du moins, les preuves font défaut. Jean Cabot a-t-il été fait chevalier ? — Campbell lui donne le titre de *' Sir John Cabot ^ . — Campbell, comme plusieurs autres, n'a pour preuve que Vinscription placée sur le portrait de Séb<Mtien fait par Holbein. On y lit ces mots : Effigies. Sébastian! Caboti.
Angli. Filîi. Johannis. Caboti. Vene ti. militis. aurati. Primi. invent toris. Terrœ novse sub Henrico VII. Angl lœ Rege.*
Purchas croit que mUitia aurati se rappor^^e à Sébastien et l'appelle Sir Sébastian Cabot. Campbell l'applique au père et dit '* Sir John Cabot ". — " Tous se trompent, dit Biddle : le vrai mot latin pour rendre l'expression chevalier à cette époque n'est pas miles auratua^ mais eques aurcUus^ et cette dernière expression est celle que l'on trouve usitée dans tous les documents contemporains ". Il finit par nier que Jean et Sébastien aient été chevaliers.
Pour ma part, j'accepte le sens qu'il donne aux mots miles et eqibes. — Eques est le titre honorifique de la basse noblesse, équivalent de Ecuyer, — tandis que le mot miles est celui de la haute noblesse. Il est peu probable que Jean Cabot ait jamais obtenu ce titre, vu les circonstances malheureuses où il a fini sa carrière. D'ailleurs, sur les manuscrits **Cotton"5, où l'on trouve les noms et les armes de ceux qui ont été faits chevaliers au temps des