Tome It , pages 362 et
Félibien ayant écrit à Poussin vers la fin de l'année i664, celui-ci lui répondit, au mois de janvier i665, dans les termes suivants :
« Je n'ai pu répondre plus tôt à la - lettre que « M. le Prieur de Saint - Clémentin , votre frère , « me rendit quelques jours après son arrivée dans cr cette ville, mes infirmités ordinaires s'étant accc crues par un très-fâcheux rhume qui me dure « et m'afflige beaucoup. Je vous dois maintenant « r^ercier de votre souvenir , et tout ensemble
« du plaisir que vous m'avez fait de rTavoir point «, réveillé le premier désir qui étoit né en M. le « Prince d'avoir de mes ouvrages^ : il étoit trop a tard pour être bien servi. Je suis devenu trop in- « firme , et la paralysie m'empêche d'opérer. Aussi « il a quelque temps que j'ai abandonné les pince ceaux, ne pensant plus qu'à me préparer à la a mort : j'y touche du corps; c'est fait de moi.
a Nous avons N. (i) qui écrit sur les œuvres des « peintres modernes , et sur leurs vies. Son style <c est ampoulé , sans sel et sans doctrine ; il traite « de l'art de la peinture , comme celui qui n'en a « ni théorie ni pratique. Plusieurs , qui ont osé y « mettre la main, ont été récompensés par mo- « querie , comme ils ont mérité , etc. ».