TOME I
qu’elle a été adoptée d'après le dessin qu'en avait donné Michel-Ange.
Fig. 2. Charrette russe. On fait usage de
cette charrette dans quelques endroits de la Russie. Elle est remarquable par la dimension de ses roues, qui ont jusqu'à 2 m. 7 (7 pi. ) de diamètre. Les côtés de la cage son consolidés par des chaînes placées verticalement entre chaque barreau; elle reçoit un prolongement sur la partie antérieure, en ajoutant aux deux côtés quelques barreaux À moins élevés, qui servent à soutenir une plus grande charge.
Fig. 3. Charrette de montagne. On trouve cet instrument dans les montagnes de l'Espagne, et dans les lieux rocailleux. L’essieu, en tournant, donne le mouvement à la roue qui est fixée à son extrémité et qui a 8 d. m.(2
pi. 7 ) de diamètre, et 1 (4 po.) d'épaisseur.
Ces roues se font avec trois pièces de bois
d'orme; deux composent la circonférence et une la traverse : le tout assemblé par de profondes mortaises. Un trou carré, percé dans la traverse, reçoit l’essieu ; de manière que la traverse de l’une se trouve dans une position verticale au terrain, tandis que celle de l’autre lui est parallèle. Le tour est garni d'une bande de fer, ou de gros clous à tête carrée rapprochés les uns des autres. Ces roues sont trèssolides, et durent fort long-temps sans avoir besoin de réparation. Le corps de la voiture se pose sur l’essieu, et y est maintenu par deux grosses chevilles qui ne laissent à cet essieu que le jeu nécessaire pour tourner. Ces chevilles s’usent promptement, mais il est facile de les renouveler.
PLANCHE XIX
Fig. 1. Zraineau à roues. Cet instrument de transport est usité dans le Bolonais en Italie. Les roues adaptées à sa parlie inférieure en rendent le tirage moins pénible pour les ani-
maux. Sa longueur facilite le chargement ; on
peut le faire tourner avec aisance au coin des rues. Ses roues sont simples et d’une construction facile à exécuter. Elles se composent de quatre jantes liées ensemble par quatre traverses placées à équerre, droite, et tenant lieu de rayons. Elles forment au centre de la roue un carré, dans lequel se trouve fixé l’essieu. L’avant-train, indiqué par lalettreE, se compose de
deux pièces, dont la plus longue sert de timon.….
Elles sont réunies dans la partie antérieure par une cheville, et par une traverse B dans la partie qui traîne sur le sol. On adapte au milieu de cette traverse, ainsi que sur lessieu, un montant CG C percé de trous afin d'assujettir avec des cordes les fardeaux dont on charge le traîneau. Deux pièces de bois A servent à réunir le train de derrière au train de devant, et à recevoir la charge.
Fig. 2. Ærrièretrain du traineau. TL est vu par derrière, avec deux montans courbes D D, qui servent à empêcher que la charge ne touche les roues.
Fig. 3. Selle pour les chevaux de limon.
Fig. 4. Tombercau belge. Sa construction est suffisamment indiquée par l'inspection de la gravure. Le tirage se fait par le moyen de deux chaînes qui se rattachent au collier du cheval; et dans ce cas on fait usage de la selle fig. 3., qui est surmontée d’une sangle A qui sert à fixer les brancards sur le col de l’animal. Dans la Belgique, où l’on emploie souvent les bœufs, on attache les deux chaînes à une planche rembourrée B, qui porte sur le front de l'animal.
Fig. 5. Diable. On donne ce nom à un petit chariot usité à Paris pour le transport des quartiers de pierre, ou pour celui des caisses d’orangers. Il est composé de trois fortes pièces de bois liées les unes aux autres par des traverses, et d’un essieu avec deux petites roues massives. On adapte à la flèche un ou deux bâtons à angle droit, pour servir de point d'appui aux ouvriers qui tirent le chariot. On se sert quelquefois de bricoles pour ce tirage, et dans ce cas on peut employer un plus grand nombre d'ouvriers. La flèche a 3 m.(9 pi.) de long. Cet instrument est très-commode pour le transport des gros fardeaux à de petites distances.
PLANCHE XX
Fig. 1. Charrette ordinaire. Elle est en usage aux environs de Paris et dans une grande partie de la France. Elle est composée de deux timons de 4 , à 6 m. (14 à 19 pi.) de long, et de 10 à 13 c. m. (4 à 5 po.) de circonférence, qui forment en même temps le brancard et les deux côtés du fond de la charrette. Ceux - ci sont joints par quatre ou six éparts ou traverses longues de 16 d. m. (4 ’, )pi.surlesquelleson pose les planches du fond. Les ridelles ou côtés de la charrette sont faits avec des pièces de bois soutenues par quatre montans placés aux quatre extrémités.
Fig. 2. Représente l'élévation de la charrette précédente, vue par derrière. À est une des tréselles qui servent à empêcher l’écartement des ridelles. On en place une à chaque extrémité de la charrette.
Fig. 3. Guimbarde. Sa construction est analogue à celle de la charrette ordinaire. Elle est beaucoup plus longue, et elle est garnie en avant et en arrière de cornes pour retenir la paille, le foin, ou autres objets dont on la charge à une certaine élévation. En usage dans les fermes aux environs de Paris.
Fig. 4. Tombereau ordinaire. On a supprimé la roue antérieure pour laisser voir les pièces qui composent la caisse. Cette caisse est faite en planches, afin de la rendre propre au transport des terres, graviers, légumes, etc.
Fig. 5. Élévation du côté postérieur du tombereau précédent. Ce côté s'ouvre et se ferme
u moyen d'un assemblage en planches, qu’on retient avec un épart et deux chevilles.
PLANCHE XXI
Fig. 1. Haquet fardier. | est employé à Paris pour le transport des poutres et des troncs d'arbres. C’est une longue charrette sans ridelles que l’on charge par dessous en soutenant les poutres avec une chaîne et des cordes. La poutre À est suspendue au moyen d’un rouleau et d’une chaîne B, fig. 2, et d’un levier C qui passe entre la chaîne et le rouleau. Elle est également suspendue à l'extrémité postérieure par des cordes fixées sur l'extrémité du levier.
Fig. 2. Plan du haquet fardier. On voit audessous la poutre suspendue par la chaîne et les cordes.
Fig. 3. Haquet à bascule. Cette espèce de charrette est usitée pour le transport des ton-
neaux. Elle est composée d’un brancard mobile, au-dessus duquel est placé un moulinet A, qui sert à serrer la corde qui retient les tonneaux. Les deux poulins ou pièces longitudinales qui forment le corps du haquet, sont taillés à plan incliné sur leur face supérieure, ainsi qu'on le voit sous la lettre B, fig. 4. Le brancard est attaché au corps du haquet au moyen d'un boulon de fer avec ses écrous, de manière que le haquet fait la bascule, et se baisse sur le derrière pour faciliter le chargement.
Fig. 4. Plan du haquet à bascule. L'inspection de cette figure facilitera l'intelligence de celle qui précède.
PLANCHE XXII
Fig. 1. Charrette à cage légère. Elle a un plancher dont les montans latéraux sont faits avec des bâtons très-espacés. Elle est traînée
par un seul cheval, et est employée au trans: port des objets volumineux, tels que pailles, fagots, fumiers, etc.
Fig. 2. Roue d'une seule pièce percée de | à fixer le centre de gravité, lorsque le char-
quatre trous. On en fait usage en Angleterre pour les charrettes destinées au transport du charbon de terre.
Fig. 3. Tombereau léger. Les deux bords latéraux sont surmontés d’une galerie propre à retenir une forte charge. Il est généralement usité en Angleterre.
Fig. 4. Charrette légère en gondole. Les deux côtés longitudinaux sont fermés par des pièces de bois, qui se prolongent et se relèvent aux deux extrémités, de manière à pouvoir augmenter la charge au besoin. Ces pièces sont affermies l’une à l’autre et sur le corps de la voiture avec des barres de fer à boulon. La partie inférieure est garnie de planches sur les côtés, pour mieux contenir les petits objets. On la renverse sur le derrière au moyen d’une bride A percée de trous; il suffit pour cela d’enlever la cheville qui la retient. Cette bride sert aussi
gement est fait. Ce moyen ingénieux mérite
‘être imité. Une chaîne fixée sur le brancard empêche que la charrette ne se renverse sur le derrière. On adapte à l'extrémité du timon ur joug à collier B pour les bœufs. Elle est usitée en Angleterre pour le transport des moissons, des fourrages, du fumier, etc.
Fig. 5. Charrette couverte. On en fait usage en Belgique pour le transport des grains et des autres denrées qu’on veut garantir de la pluie. Les côtés et le toit sont garnis en toile peinte à l'huile.
Fig. 6. Tombereau à trois roues. La caisse, soutenue par deux roues, s'unit à un châssis de forme ovale, au centre duquel on fixe la roue de devant, qui est ordinairement plus petite que les deux autres, On l’emploie aux environs de Bruges pour le transport des fumiers et autres objets.