CHARRUES
PLANCHE
Fig. 1, 2, etc. Charrue à butter les pommesde-terre. Cette charrue, en usage aux environs de Freyberg, en Allemagne, est ordinairement tirée par deux femmes, et conduite par un homme qui tient les manches. On pourrait y employer des bestiaux, et la faire servir de cultivateur pour les plantes ordonnées par rangée. À, flèche à laquelle est adapté le soc sous le n° 6. Ce même soc est représenté sous la fig. 3, vu en face lettre A, vu en dessous B, et vu de côté lettre C; le coutre F, placé en avant du soc; le double versoir, fig. 1 et 6, lettre E. La fig. 8 indique la partie intérieure des deux versoirs qui s'appuient contre une pièce de bois carrée, ou mieux triangulaire; ils sont tenus à l'écart par leur autre extrémité, avec une tra-
PREMIÈRE
verse clouée sur la flèche ainsi que sur les versoirs. On en voit la figure sous le n° 3. Les deux manches, fig. 1 et 2, sont fixés par une entaille à l'extrémité postérieure de la flèche, et liés par une bande de fer; ils sont en outre retenus par deux barres latérales en fer C. La longueur totale du soc est de 55 c. m. (20 po.); sa lame, qui se courbe en avant, et qui est en fer de lance, a 25 c. m.( 9 po. ) de long; elle a 12 c. m. (4 po 7.) dans sa plus grande largeur. Elle porte à sa partie postérieure une rainure dans laquelle entrent et s'appuient les deux versoirs, qui sont recouverts par 2 planchettes laissées en blanc dans le dessin, fig. 6 et 8. Le soc ouvre la terre, qui est rejetée sur les côtés par les versoirs.
PEANGEE "ET.
Fig. 1, 2, 3. Charrue de Norwége. Cette charrue, qu’on nomme dans le pays Falkenstener , est remarquable par la simplicité et la solidité de sa construction. Elle est légère et forme de bons labours. Elle se compose d'une flèche A, fixée au cep, fig. 3, dans sa partie antérieure par un tenon, et à son extrémité postérieure par un manche recourbé E. Le versoir C, C est fait avec deux planches qui reçoivent une inflexion bien combinée, et qui sont garnies à leur extrémité antérieure d’une
plaque de tôle. La planche inférieure est entièrement recouverte de tôle ; elles sont maintenues dans l'écartement qu’elles doivent avoir, au moyen d’une verge en fer, fig 4, lettre H. On voit dans la même figure, lettre À, la mortaise qui recoit l'extrémité de sa flèche; celleci est arrêtée par un boulon qui porte sur deux fortes plaques de fer. Le soc B reçoit dans sa partie inférieure l’extrémilé du cep. Les crochets G servent à attacher le palonnier. Les lettres O, O indiquent le cep.
PLANCHE IIT.
Fig. 1, 2. Charrue de Danemarck. Elle est d'une grande simplicité, quoique ayant un
avant-train. Sa longue flèche est fixée au cep par le moyen du manche et d’un tenon. Le ver-
soir est formé par une planche d’une courbure peu avantageuse. On voit la forme du coutre à la fig. 2.
Fig. 3. Fourchette de deux pièces pour tratner une charrue. Lorsqu'on ne peut se procurer une branche fourchue pour reposer la charrue et empêcher que le soc ne traîne sur les chemins, on emmanche deux morceaux de bois l’un dans l’autre en forme de fouche.
Fig. 4. Fourchette d’une seule pièce pour traïner la charrue. Elle sert à l'usage qui vient d’être mdiqué.
Fig. 5. Rdcloir de laboureur. Lorsqu'on laboure dans des terrains argileux, tenaces et humides , on détache avec cet instrument la terre qui adhère au versoir et aux autres parties de la charrue. Il est composé d’une petite pelle en fer armée d’un manche.
PLANCHE IV
Fig. ret2. Houe à cheval à trois socs. La première figure représente le profil de cette houe, et la figure 2 son plan. La lettre À indique la flèche à laquelle sont fixées toutes les autres pièces ; B les manches qui se rattachent à l'extrémité postérieure de la flèche, et qui sont unis par une traverse vers le milieu de leur longueur; D, O les deux socs postérieurs, qui portent deux tiges dont la partie supérieure entre dans les mortaises de la traverse E, F, et s’y attache au moyen d’écrous, dans un écartement plus ou moins considérable, selon la largeur du terrain qu’on veut labourer. Le soc, de forme triangulaire, ainsi qu’on le voit dans la fig. >, porte une tige un peu inclinée, qui est fixée contre la flèche au moyen d’une verge de fer à crochet. C, le soc antérieur situé audessous de la flèche, et soutenu comme les précédens avec une verge de fer. H, H sont deux lignes ponctuées qui indiquent les positions respectives des socs de derrière et de celui de devant. La roue en fer placée à l'extrémité de la flèche peut se hausser et se baisser au moyen des trous percés dans la bande de fer sur laquelle elle est montée. Le palonnier I est accroché par une bride au régulateur, qui se hausse ou se baisse selon qu’on veut donner plus ou moins d’entrure aux socs. Il est fixé à l'extrémité de la flèche au moyen d’un boulon autour duquel il est mobile. On l’arrête dans la position convenable avec une cheville qui passe dans l’un des trous ouvert à la tête du ré-
gulateur, et dans un autre trou correspondant qui traverse la flèche.
Cet instrument est excellent pour sarcler les plantes disposées sur des lignes droites, telles que les pommes-de-terre, le maïs, les haricots, etc. Il n’a besoin que d’un homme et d’un cheval pour être mis en activité, et la quantité de travail qu'il produit apporte une grande économie dans la main-d'œuvre. On attache quelquefois sur le derrière des socs un petit râteau qui divise la terre, et entraîne les herbes dont les racines ont été coupées. On peut disposer le même instrument à recevoir au lieu de trois socs, un soc uni garni de deux versoirs, qui, en rejetant la terre de deux côtés sur le pied des plantes, leur donnent un bon buttage.
Fig. 3. Charrue du Brabant. L'emploi de cet instrument dans un pays où l’agriculture a été portée à un haut degré de perfection, démontre ses avantages. Elle est surtout bonne pour les terres fortes, quoiqu’elle soit également employée dans les terrains sablonneux. Elle retourne bien le sol et forme des raies très-profondes. Elle se compose d’un soc A en fer forgé, qui s'ajuste au versoir B, et qui se fixe au cep C par le moyen d’un crampon. Le versoir est assujéti par des étançons en fer boulonnés sur la flèche, sur le manche et sur le cep. Ce dernier est garni de plaques de fer, afin d’empécher qu'il ne s’use trop promptement. Un plateau en bois D, maintenu contre la flèche et sur le cep, et placé du côté opposé au versoir,
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