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à l'arbre, qui tourne sur un pivot adapté dans une crapaudine, et sur un tourillon fixé dans une solive supérieure. Le fond de la trémie, où sont les olives, est contenu dans un petit vase de bois oblong et sans rebord à une de ses extrémités. Il recoit, à mesure que l'arbre tourne, un mouvement de vacillation, de manière que les olives s’échappent avec régularité. Ce
mouvement se produit au moyen d'une roue dentée en forme de crémaillère, et fixée au sommet de l'arbre. Celle-ci, recevant une pièce de bois enfoncée par un de ses bouts dans la muraille, lui donne un mouvement de bas en haut, qu’elle communique, par le moyen d'une corde, au vase placé sous la trémie.
PLANCHE IIL
Fig. 1. Levier à treuil. On l'emploie en Suède pour déraciner les arbres et pour enlever les blocs de rochers qui se trouvent dans les champs. Il porte vers son extrémité un point d'appui, et est mis en action au moyen d’un treuil.
Fig. 2. Levier à point d'appui mobile. On l'emploie dans le même pays et aux mêmes usages que le précédent. A représente le point d'appui soutenu par une planche qui empêche l’enfoncement en terre. Il a un manche avec lequel on le place à volonté. B indique le levier, C une pierre qu’on soulève.
Fig. 3. Mortier en bois. Il est usité dans le canton d’Assly pour faire du gruau d'orge. Le pilon À, divisé en deux dans sa partie supérieure, afin de pouvoir être saisi plus facilement, et armé de têtes de clous à sa base, a 7 d. m. (2 pi. 2 po.) delong, et7 c.m. (3 po.) de diamètre. Il pourrait être utile à nos ménages.
Fig. 4. Mortier avec un pilon à ressorts. Ce pilon est très-commode pour diverses opérations de ménage, et fatigue moins que ceux qui ne sont pas suspendus. On attache à une poutre du plancher, ou l’on fixe dans une
muraille une perche, à l’extrémité de laquelle est attaché le pilon au moyen d’une corde.
Fig. 5. Moulin à broyer les pois, etc. On en fait usage à Rome pour broyer le café, les pois, les grains, etc. Il peut également servir pour la moutarde; il est composé d’une meule en pierre avec un trou au centre, par lequel on jette les grains. Elle est munie de deux anneaux qui servent à la sortir de la pierre dans laquelle elle tourne. On lui donne le mouvement par le moyen d’une cheville fixée à sa superficie.
Fig. 6. Moulin en porphyre. I est employé à Florence pour pulvériser les substances odorantes et médicales. La meule À, armée d’une manivelle, tourne sur un pivot représenté au centre du mortier dans la coupe de la gravure. Les parties subtiles s'élèvent moins facilement dans ce moulin que lorsqu'on les broie dans des mortiers.
Fig. 7. Meule à auge droite. C'est une meule en pierre, d’un mètre de diamètre, que les ouvriers font aller et venir dans une auge longue d'environ 4 mètres (12 pi.), en poussant la pièce de bois dont elle est traversée. On écrase ainsi le raisin dans l’état de Bareuth.
PLANCHE IV
Fig. 1. Moulin à broyer les os. Les débris des os de la coutellerie de Thiers, département du Puy-de-Dôme, sont employés à l’engrais des terres, après avoir été broyés dans ce moulin. Il se compose d'un arbre A, mu
par un courant d’eau, et qui porte à son centre un anneau d'acier taillé en râpe, ainsi qu'on le voit en D. On établit immédiatement au-dessus de celte ràpe une traverse percée d'un trou C, dans lequel on place les os. On
les presse contre la râpe par le moyen d'un tampon qui est attaché au levier, lettre B. Il suffit pour cela qu'un ouvrier appuie la main à l'extrémité du levier, qui est fixé à la traverse par l’un de ses bouts.
Fig. 2. Pilon mécanique. Il est établi sur un chässis formé de six montans, et d’une plate-forme qui lui sert de base. Les deux preimiers montans portent une lanterne avec sa manivelle qu'un homme met en mouvement.
Les deux montans du milieu soutiennent une roue dont les dents circulaires reçoivent le mouvement de la lanterne. La roue porte sur l'une de ces surfaces six ou huit chevilles qui élèvent et laissent tomber alternativement le pilon. Celui-ci glisse dans une coulisse pratiquée au côté intérieur des deux derniers montans. On place au-dessous du pilon un mortier de fer.
Fig. 3. Moulin à bras. Il est composé de deux meules en pierre, l’une inférieure et immobile, et l’autre supérieure et tournante. Elles sont traversées l’une et l’autre, ainsi qu'on le voit dans la coupe du moulin, par un axe qui porte, à sa partie supérieure, une lanterne. Celle-ci s’engrène avec une roue dentée qui reçoit le mouvement par le moyen d'une manivelle. Le même axe porte un croisillon qui est fixé dans la partie inférieure de la meule tournante, et qui sert à élever ou à abaisser celle-ci à volonté; ce qui se fait en tournant l’écrou placé à côté de la meule, et fixé à l'extrémité du montant, qui, étant attaché à la traverse qui porte l'axe, la fait élever ou baisser selon qu’on tourne l’écrou. Ce moulin fort simple, et qu'on peut faire construire
partout, est employé dans les fermes de l’'Andalousie pour broyer diverses espèces de grains à l'usage des hommes et des bestiaux. On lui donne les dimensions proportionnées aux besoins. On a figuré le plan de la partie supérieure de ce moulin, afin qu'on pût mieux juger sa construction.
Fig. 4. Masse pour écraser le plätre. C’est une pierre carrée qui a 3 d. m. (11 po.) sur chacun de ses côtés, et 2 ou 3 (8 à 11 po.) en hauteur. On y adapte un manche de bois, qui sert à la faire agir. On la fait passer successivement, sans la soulever en totalité, sur le plâtre répandu dans une aire. Cette manière de pulvériser le plâtre, en usage dans le département d’Indre-et-Loire, est bien préférable à la méthode absurde et contraire à la santé des ouvriers qu’on emploie à Paris.
Fig. 5. Moulin à plätre. C'est une meule verticale mue par un manége. Elle tourne sur un plateau où l’on met le plâtre. Celui-ci tombe, à mesure qu'il est écrasé, dans une auge circulaire , construite en maçonnerie.
Cette bonne machine est employée dans le royaume de Valence. La meule verticale a 5 et 7, d. m. (18 à 19 po.) de diamètre, et 44 c. m. (15 à 16 po.) d'épaisseur. Le plateau a 15 d. m.(4 pi. et 7) de diamètre, et 3 et 7, d. m. (13 po.) d'élévation. Il porte, à son centre, une crapaudine dans laquelle tourne le pivot du montant, auquel est fixé le levier qui traverse la meule. L’auge circulaire a 5 d. m.(18 po.) de large. La muraille extérieure de l'auge a 2 d. m.(7 po. et %) d'épaisseur.
PLANCHE V
Fig. 1. //oulin à meule verticale pour broyer le chanvre. 1 se compose d'un plateau traversé par un arbre montant, autour duquel tourne la meule verticale, et qui est mue, dans sa partie inférieure, par une roue à eau. Des ouvriers étendent le chanvre ou le lin-sur le plateau, et le disposent de manière qu’il su-
bisse successivement l’action de la meule.
Celle-ci doit avoir des cannelures profondément tracées dans le sens de la circonference, afin de faciliter le broiement des brins de chanvre. En usage chez un particulier du Puy-de-Dôme.
Fig. 2. Moulin à meule conique pour broyer
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