PP PAR
HNURE
le chanvre. Pour le construire, on forme une aire en maçonnerie avec un rebord, et un pavé un peu plus élevé à la circonférence qu’au centre. Ce pavé est composé de pierres polygones irrégulières, de manière à laisser des interstices qui facilitent le broiement des brins de chanvre. On établit, au centre de l’aire, un arbre montant, avec une lanterne qui s’engrène dans une roue mue par l’eau ou à l’aide d’un manége; on adapte, au pied de cet arbre, un crochet auquel est attachée une meule conique qui tourne avec l'arbre, et qui porte, dans toute sa longueur, des cannelures circulaires. Deux femmes sont occupées à étendre sur l'aire des bottes de chanvre, à les retourner et à les secouer. En usage en Italie.
Fig. 3. Broie à pièces de rapport. Cet instrument usité dans le département des Landes, est d’une facile construction. On adapte sur un banc deux planchettes A, percées d’un trou. On à 3 planches C, que l’on place successivement entre les deux planchettes. On pose d’abord la première, puis la double planche B, réunie par un manche; ensuite entre celle-ci une des trois planches, et enfin la dernière sur le côté opposé. On fait passer une cheville dans les trous de toutes ces plan-
ches, et cette réunion forme la broie. On la fait agir en soulevant à la main le manche qui porte la double planche; les trois autres restent posées sur le banc, et sont contenues par les deux chevilles.
Fig. 4. Routoir pour le chanvre. Cette figure représente le plan des fosses usitées en Lombardie pour rouir à la fois de grandes quantités de chanvre. La coupe est figurée sous la lettre A. On creuse une grande fosse dont on revêt les bords un peu inclinés avec des planches soutenues par des pieux, afin d’empêcher que le sol ne s'éboule. On plante dans la fosse trois rangées de pieux à une distance les uns des autres de 17 d. m. (5 pi. 3 po.), observant entre les deux intervalles du milieu une distance de 25 d. m.(7 pi. et % )et de 14 (4 pi. 3 po.) entre les intervalles des côtés. Trois trous pratiqués dans la partie supérieure des pieux servent à mettre des chevilles qui retiennent, dans une position plus ou moins élevée, les bâtons destinés à contenir les tas de chanvre qu’on dépose dans la fosse, et à les empêcher de surnager, ainsi qu’on le voit dans le plan et dans la coupe A. On attache quelquefois, au lieu de chevilles, des pièces de bois qui vont d’un piquet à l’autre, comme on l'a représenté dans la rangée du milieu.
PLANCHE VI
Fig. 1. Moulin à cidre à maie simple. La maie est formée par des madriers, que l’on soutient par trois forts tréteaux ou par des solives. Elle est un peu creusée intérieurement, et elle porte une gouttière pour l'écoulement du suc des pommes. On fixe au centre un montant avec un anneau attaché au cône qui sert à écraser les pommes.Ce cône en pierre est garni d'un axe, auquel on attelle l'animal qui doit le faire tourner; l’ouvrier qui surveille Le cheval a soin de ramasser les pommes avec le rabot représenté sur la maie, et de les ramener sous le cône. Ce moulin peut servir à divers usages économiques dans une ferme ; on l’emploie