‹ Collection de machines, instrumens, ustensiles, constructions, appareils, etc., employés dans l'economie rurale, domestique et industrielleChapitre 38 sur 75 · TOME. IL · texte numérisé non relu

TOME. IL

sert pour placer sa serpe, les joncs à lier les branches d'arbres, et autres instrumens dont il a besoin. Elle porte un crochet long de 10 AVEA)C-An-

Fig. 4. Serpe à hachetie. On Temploie en Toscane, et elle est bien combinée pour la confection de différens travaux de la campagne, et peut tenir lieu de plusieurs autres instrumens. Les vignerons taillent la vigne avec le bout de la serpe, et ils abattent le vieux bois avec la hachette. On s’en sert pour faconner les échalas, émonder les arbres, couper du bois, tailler l'olivier, les müriers, etc., et même pour remuer la terre, avec le plat de l'extrémité de la lame. Le manche, recourbé à son extrémité, en facilite le maniement.

Fig. 5. Ciseaux pour la taille des branches d'arbres. Les manches ont 25 c. m. (9 po.) de long, et la partie tranchante des lames en a 28 (10 po. ’;). Leur largeur moyenne est de 3 c. m. (1 po.)

CHE à

Fig. 6. Pot pour abriter les plantes. C'est un pot ordinaire ouvert sur la moitié de sa circonférence, avec lequel on abrite contre l’ardeur du soleil les plantes délicates ou nouvellement transplantées.

Fig. 7. Panier à palissader. Les jardiniers de Montreuil, près Paris, qui en font usage, le fixent sur le devant du corps au moyen d’une sangle. Ils y mettent les clous et les loques de draps avec lesquelles ils palissadent les espaliers. Il a 15 c. m. (5 po.) de profondeur.

Fig. 8. Cordeau à nœuds. Il porte des nœuds espacés de 3 c. m. (1 po.), qui servent à régler la distance qu’on veut mettre entre les rangées des plantes que l’on confie à la terre. Les piquets ont 25 c. m. (9 po.) de hauteur.

Fig. 9. Melon suspendu par une corde. On conserve dans le royaume de Valence les me-

lons à chair blanche et à peau verte, jusqu'au mois de mai et de juin, en les suspendant aux plafonds des appartemens.

Fig. 10. Serpe à crochet. On en fait usage dans les départemens de l’ouest, pour la taille des arbres et des haies. La lame a une longueur de 3 d.m. (11 po.) et une largeur de 7 ©. m. (2 po. 7 lig.) La douille a une longueur de 7 c. m. et un diamètre de 3 à 4 c.m. (1 po. 7.). Le crochet a 13 c. m. de longueur, et son écartement de la lame est de 4 c. m.

(1 po. ). Le manche varie de 1 à 3 mètres (3 à 9 pi.) de longueur. Le crochet sert à enlever les branches coupées, ou à repousser dans la haie celles qui doivent la garnir.

Fig. 11. Zoise de jardinier. Klle a 2 mètres de long. On garnit ses extrémités en métal, et on trace sur l’un des côtés les divisions décimales, qui servent à régler les distances dont on a besoin,

PLANCHE VII

Fig. 1. Herse pour ramasser le foin. Lorsqu'on veut ramasser le foin étendu sur la prairie, on emploie dans quelques parties de la Hollande une herse ou râteau à deux rangées de dents, tirée par un cheval, et on forme ainsi de petits tas, que l’on réunit en employant l'instrument fig. 3.

Fig. 2. Lin mis en fermentation. On a l'habitude dans le Cémonais, de compléter le rouissage en formant des tas avec des bottes de lin, quelques heures après qu'on les a retirées de l’eau. On dresse les bottes les unes contre les autres, et on les recouvre avec d’autres bottes en forme de toit. On laisse le lin dans cet état pendant un à trois jours, jusqu’à ce qu'il commence à s'échauffer; ce qu’on reconnaît en pénétrant avec le bras par la partie supérieure. Dans tous les cas, on le retire au bout de cinq jours, et on le fait sécher en déliant les bottes, qu’on plante verticalement sur le sol.

Fig. 3 et 4. Chdssis à trois parties pour ramasser le foin. Lorsqu'on a ramassé le foin

avec la herse ou double râteau, et qu’on en a formé de petits tas, on réunit tous ces tas avec le châssis ployant, aux extrémités duquel on attelle deux chevaux. Les opérations du fanage et la rentrée des foins s’exécutent très-promptement au moyen de ces instrumens.

Fig. 5. Échardonoir à crochet tranchant. Il est usité dans quelques-uns de nos départemens. Sa lame porte un crochet tranchant, et une extrémité en forme de pelle.

Fig. 6. Binette à lames et à dents. Ce petit instrument est très-bien calculé pour biner, pour remuer la terre, et pour arracher les plantes et les racines qui croissent dans les jardins.

Fig. 7. Échardonoir à échancrure simple.

Sa lame à 15 c. m. (5 po.) de long, et sa douille autant. Le manche a 13 d. m. (4 pi.) Il est employé comme le précédent. L’échancrure sert à retirer les chardons lorsqu'ils sont coupés.

Fig. 8. Plantoir à deux dents ferrées. Il est composé de deux tiges unies à leur sommet

par une poignée transversale de 45 c. m.

de long, et par une traverse dans la partie inférieure. On en fait usage en Belgique pour planter dans une terre meuble les choux, le colzat. On a représenté cet instrument vu en face et sur le côté; il est garni à ses extrémités de lames de fer fixées par des clous, ainsi qu’on l’a représenté dans le dessin. Celles qui sont percées sur les côtés les plus larges ont à

leur sommet 6 d. m.(22 po.), et les autres seulement 3 d. m. (11 po.) Les portions qui ont la forme d’un coin sont de 28 c. m.

(10 po.) de longueur; leur distance moyenne est de 16 c. m. (6 po.) La longueur totale de l'instrument est de 92 c. m. (3 pi.) On chausse la terre avec le pied après avoir mis la plante dans les trous qu’on vient de faire.

PLANCHE VIIT.

Fig. 1. Manière d’écobuer la terre. L’écobuage des terres a trouvé un grand nombre de contradicteurs. La pratique qui a lieu en Catalogne depuis un temps immémorial prouve que cette méthode, lors même qu'elle est pratiquée annuellement, est un grand moyen de procurer la fertilité au sol. On écobue la terre tous les ans dans quelques parties de la Catalogne, et dans d’autres tous les trois ou quatre ans , surtout dans les terrains argileux. Et cette opération, dispendieuse dans un pays où le bois est cher, procure chaque année de bonnes récoltes.

Après avoir labouré un champ, on place de distance en distance de petits fagots de broussailles, autour desquels on ramasse la terre avec l'instrument représenté fig. 2; on jette ensuite avec cet instrument, sur les fagots, les plus grosses mottes, et puis les plus petites ; enfin on recouvre le tout de terre, en se servant d'une large houe. Pendant le temps de la combustion on jette de nouvelle terre sur ces monceaux, nommés formigas. Ils ont ordinairement 1 m.(3 pi. 1 po.) de diamètre à leur base, sur 5 d. m. (1 pi. 6 po.) d'élévation. On en fait aussi de forme oblongue. On répand la terre sur 1e champ lorsqu'elle a été brûlée, et on donne un labour avant d’ensemencer. La terre ainsi préparée est aussi fertile que si elle eût été bien fumée. C’est une pratique importante qui demande à être tentée, et dont l'introduction parmi nous pourrait fertiliser des terres qui restent improductives par défaut de fumier.

Fig. 2. Houe à huit dents.Elle est employée pour l'écobuage.

Fig. 3. Rames pour les tomates. On les établit avec quatre roseaux liés à leur sommet.

Les tomates, les courges, etc., étant élevées au-dessus du sol, mürissent plus facilement.

Usité en Espagne.

Fig. 4. Rames pour les pois. On plante en terre deux piquets fourchus, sur lesquels on pose une traverse; on enfonce en terre, à une certaine distance des côtés de cette traverse, des lattes qui viennent s’y appuyer, et après lesquels grimpent les haricots ou les pois. C'est la manière de les ramer dans quelques parties de l’Allemagne.

Fig. 5. Culture d’asperges. On emploie dans le royaume de Valence, pour faire blanchir les asperges, des portions de canne ( arundo donax L.) qui sont ouvertes par un bout, et fermées par un nœud conservé à l’autre extrémité. Lorsque les asperges sont élevées hors de terre à la hauteur de 1 d.m. # (5 po. %), on les fourre dans la canne, qui défend tout accès à l’air et à la lumière. C’est ainsi qu’on les fait blanchir. Les morceaux de canne, longs de 2 d. m.(7 po. .), sont taillés en biseau, afin qu’on puisse les enfoncer plus facilement.

Fig. 6. Couteau à couper les asperges. C'est avec cet instrument que les cultivateurs des environs de Paris coupent la tige des asperges à 7 ou 8 c. m. (2 à 3 po.) au-dessous de la superficie du sol. La lame, longue de 5 d. m.

(1 po. ‘z), a dans la partie courbe de son extrémité des dents inclinées vers le manche.

Elle est épaisse de 4 à 5 m. m. (2 bg.), et large de 2 c. m.(9 lig.), et de 2 74 (x1 lig.) dans la partie dentée.

Fig. 7. Levier à crochet pour arracher les perches dans les cultures de houblon. C’est un bâton de bois plus ou moins long, auquel s’adapte, au moyen d’un anneau, un crochet den-

telé. Lorsqu'on veut arracher les perches de houblon fortement enfoncées en terre, on les saisit par le pied avec le crochet, en posant sur le sol l'extrémité du levier , alors la perche se détache facilement de terre avec un léger effort.

PLANCHE IX

Fig. ret 2. Culture des coteaux escarpés. Le déboisement des coteaux et des hautes montagnes a enlevé à la culture une immense quantité de terrain qu’on se refuse de planter de nouveau, à cause des dépenses et du long espace de temps nécessaire à la jouissance. Nous avons indiqué dans la série qui concerne la culture du vin, comment on peut rendre à la culture les terrains pierreux et peu couverts de terre. Nous présentons ici les moyens employés dans la Toscane et dans l'état de Lucques pour empêcher la dégradation des montagnes dont le sol plus ou moins argileux ou sablonneux renferme peu ou point de pierres. Le voyageur étonné admire les abondantes récoltes suspendues sur un terrain qui semblait condamné au ravage des eaux pluviales et à la stérilité.

La fig. r représente une montagne ou un coteau dans son état naturel, avec les ravins produits par les eaux pluviales. La fig. 2 donne l'aspect de cette même montagne disposée en terrasse de gazons, plantée d'arbres fruitiers, et propre à la culture des céréales et autres produits. Après avoir déterminé la portion de la montagne qu’on veut mettre en culture, et en supposant que le sommet A A soit trop escarpé ou trop aride, on creuse, en suivant horizontalement les contours de cette montagne, un fossé ou canal B B, destiné à recevoir les eaux qui descendent des parties supérieures, et à empêcher la dégradation du sol inférieur. On donne l'écoulement à ces

eaux par un ou plusieurs fossés C C, etc. qui les portent dans le canal inférieur D D. On augmente les fossés et on leur donne une direction plus ou moins droite, selon la conformation du terrain, ou selon la quantité d’eau qui doit s’écouler.

On forme ensuite au bas de la montagne, le long du fossé O O, une terrasse en gazon, à laquelle on donne plus ou moins de hauteur, ou plus ou moins de largeur, selon la pente plus ou moins rapide de la montagne; de sorte que ces terrasses E E n'aient pas moins de 6. d. m. (22 pou.), ni plus d’un mètre (3 pieds). On creuse au pied de chaque terrasse un fossé qui porte les eaux surabondantes dans les canaux latéraux C C. La pente des terrasses doit être de 3. d. m. (9 po.) sur 6. d. m. de hauteur. La terre qui provient des fossés sert à élever les terrasses supérieures. On termine l'ouvrage en continuant à creuser des petits fossés dans les parties supérieures, et à relever des terrasses en gazon. L'espace compris entre une terrasse et l’autre

se nivelle peu à peu, soit par l'effet du labour,

soit par celui des pluies, et l'on tient les plateaux plus ou moins inclinés, selon que le sol est plus ou moins sablonneux, et qu’on veut donner plus ou moins d'écoulement aux eaux.

Ainsi les eaux pluviales ne lavent ni ne dégradent le terrain, et l’on obtient sur les plateaux différentes récoltes, et du fourrage sur le penchant des terrasses.

ARR RD LA AAA A A/S AE D LA LR RAT LAS AR AAA URL SAR LR LR TE A A A A AR A A A Te

Page 1