‹ Collection de machines, instrumens, ustensiles, constructions, appareils, etc., employés dans l'economie rurale, domestique et industrielleChapitre 49 sur 75 · ANIMAUX · texte numérisé non relu

ANIMAUX

PLANCHE PREMIÈRE

Fic. 1. Entrave, billot suspendu au cou. On met des entraves aux animaux, soit pour les contenir ou les arrêter dans leurs mouvemens lorsqu'ils sont trop fougueux, soit pour Les empêcher de s'écarter au loin, de franchir les haies ou les clôtures. Lorsque les taureaux sont méchans, et qu’on craint qu’ils ne poursuivent les hommes, on leur suspend au cou un gros billot qui les empêche de courir, de manière qu'il est facile de se soustraire à leur poursuite.

Fig. 2. Muselière courbe à piquans. On en fait usage en Holiande pour guider les bœufs quilabourent ou qui conduisent des charrettes. Un seul homme peut, par ce moyen, conduire un attelage avec des rênes qu’on fixe aux anneaux de la muselière. Elle est en fer, armée sur les côtés de petites pointes, et d'une forme demi-circulaire; elle pose sur le museau des bœufs, où elle est fixée par deux cordes, dont l’une embrasse la partie moyenne de la tête, et l’autre s'attache derrière les cornes.

Fig. 3. Bandeau pour retenir les animaux.

Ce bandeau doit être employé pour arrêter la fougue des bestiaux de toute espèce, qui peuvent se jeter sur les hommes ou se nuire entre eux. On en met aussi en Hollande sur les yeux des vaches, des chevaux, des béliers et des brebis qu’on fait paître dans les champs autour des habitations, afin qu'ilsne s’écartent pas, et qu'ils ne puissent franchir les barrières peu élevées.

Fig. 4. Entrave fixée au cou et à la jambe.

On emploie cette espèce d’entrave dans les dé-

partemens du Puy-de-Dôme et du Cantal, pour contenir les chevaux qu’on abandonne dans les pâturages. Elle fatigue moins ces animaux que celles qui les prennent par les deux jambes; ils se promènent et ils pâturent librement, sans pouvoir courir, ni franchir les haies ni les barrières. On passe dans Le cou du cheval un collier fait avec une pièce de bois ; il est attaché, par le moyen d’une chaîne ou d’une corde, à un bracelet également en bois, dans lequel on fait entrer une des jambes de devant; on fixe le collier et le bracelet par le moyen d’une baguette qui porte un bouton à l’une de ses extrémités et un trou à l’autre : ce qui se fait au moyen d’un cuir qu’on passe dans le trou.

Fig. 5. Muselière à simple cran. Klle est usitée en Italie lorsqu'on ferre ou qu'on traite des chevaux indociles : elle est de fer, et porte un anneau qu’on accroche aux crans de la crémaillère, de manière à pouvoir serrer plus ou moins les naseaux du cheval.

Fig. 6. Muselière droite à piquans. Elle est formée par une pièce de bois armée de pointes de fer et de deux anneaux aux extrémités; une corde fixée à l’un des anneaux passe dans l’autre, et sert de rêne au conducteur, qui la tire selon qu'il veut diriger les bœufs. La muselière reste suspendue par le moyen d’une corde qui va se rattacher derrière les cornes de l'animal. Cette muselière, usitée en Toscane, est très-défectueuse, en ce qu’elle presse toujours de ses pointes le museau des bœufs.

Celle de la fig. 2 est bien préférable.

PLANC

Fig. 1. Sellette pour empécher les chèvres de franchir les clôtures. Il est bon de faire connaître, dans un moment où l’on s'occupe de multiplier la race des chèvres du Thibet en France, un des moyens qu'on peut employer avec avantage pour prévenir les dégâts occasionés par ces animaux. Nous avons vu pratiquer ce moyen dans quelques parties des petits cantons de la Suisse. On leur met sur le corps une sellette composée de deux pièces de toile grossière sur lesquelles on fixe deux planchettes, qui sont soutenues par une courroie placée sur le corps de l'animal, et par deux sangles, dont l’une embrasse la poitrine et l’autre le derrière. Deux montans en bois, attachés à la partie intérieure des planchettes, sont traversés à angles droits par une autre pièce de bois. Le tout offre une résistance à la chèvre lorsqu’elle s'efforce de traverser les haies et les clôtures, et ne lui permet pas de passer outre. On pourrait maintenir par ce moyen peu coûteux, un certain nombre de chèvres dans les pâturages enclos.

Fig. 2. Entraves en bracelet. Elles sont formées par deux bracelets en bois qui s'ouvrent et se ferment par le moyen d’une cheville, ainsi qu'il a été expliqué à la fig. 4, pl. 1. Les bracelets, qui se mettent ordinairement aux jambes de derrière, sont réunis par une chaîne,

Fig. 3. Entrave oblongue. C'est une pièce de bois flexible que l'on amincit aux extrémités, après en avoir creusé la partie moyenne. En la repliant sur elle-même, on a une entrave qu’on ouvre pour prendre la jambe du cheval, et qu'on ferme au moyen d’une ficelle. Elle a 4 d. m.(1 pi: 3 po.) de long, sur une épaisseur de 5 c. m. , (2 po.) On en fait usage en Toscane.

Fig. 4. Entrave en bracelet pour les oies.

Lorsqu'on veut empêcher que les oies ne s'écartent trop loin des habitations, on leur met à la pate une petite entrave qui se fixe par le moyen d'une cheville. Les petits propriétaires

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