‹ Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France [microforme]Chapitre 102 sur 206 · MEMOIRE DU ROY AUX SIEURS DE BEAUHARNOIS ET HOCQUART · texte numérisé non relu

MEMOIRE DU ROY AUX SIEURS DE BEAUHARNOIS ET HOCQUART

À Versailles, le 10 may 1737.

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La soumission avec laquelle la plupart des chefs Abénakis, qui avoient reçu des commissions des Anglois, ont rapporté ces commissions au Sieur Marquis de Beauharnoïis, doit donner une bonne idée de leur fidélité, et il est à désirer que ceux qui cat encore ces commissions prennent le mesme parti, ainsi qu'on l’a promis au Sieur de Beauharnoiïis. Mais il ne doit pas tout à fait se reposer sur cette démarche ; et, toujours attentif à ce qui peut se passer chez ces Sauvages, il doit, autant qu'il le pourra, empescher que les Anglois ne parviennent à leur faire accepter de nouvelles commissions, car ces sortes de liaisons sont toujours dangereuses.

Quand à la proposition que les Sieurs de Beauharnoiïs et Hocquart ont faite de faire faire un voyage en France aux chefs de ces Sauvages qui l'ont demandé, il paraît inutile à Sa Majesté d'en faire la dépense. Si cependant les Sieurs de Beauharnois et Hocquart jugeoient qu'elle fut absolument nécessaire, Sa Majesté pourroit s’y déterminer ; mais Elle leur recommande de n’entrer dans aucune espèce d'engagement avec eux sur cela sans avoir auparavant reçu des ordres.

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MEMOIRE DES SIEURS DE BEAUHARNOIS ET HOCQUART AU RO

Les Abénakis de Saint-François paroissent toujours souhaiter que quelqu'un d'eux passe en France ; ceux de l'Acadie pensent d2 mesme, mais par nos ordres les Interprètes leur ont comme d'eux mesme insinué qu'il n’estoit point à propos qu’ils en fissent la demande. Il est certain que le rapport que feroient ces Sauvages de ce qu'ils auront vu de la puissance et de la magnificence du Roy confirmeroit chez eux et chez leurs frères la haute opinion qu'ils en ont, et augmenteroit leur attachement pour les François.

LETTRE DE MESSIEURS DE BEAUHARNOIS ET HOCQUART AU MINISTRE

Québec, le 5 novembre, 1737.

Monseigneur,

Nous avons l'honneur de vous adresser le placet cy-joint par lequel les nommées Marie Anne Jordain et Marie Leamey, angloises prises autrefois en guerre par les Abénakis, nous suppliant de leur procurer des lettres de naturalité. Leur attachement à la Religion Catholique leur a fait préférer de rester en Canada, quoyque leurs familles les aient fort sollicité de retourner en la Nouvelle Angleterre. Elles ont mené une conduite très religieuse et sont sur le point de s'establir. Nous vous supplions, Monseigneur, de vouloir bien leur obtenir la grâce qu: nous vous demandons pour elles.

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