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Les Anglôis ont voulu s'emparer du terrain que les Abénakis et les Sauvages de la Rivière St Jean occupent, sous prétexte que ce terrain fait partie de l’Acadie qui leur est cédée par le Roi. Les Sauvages bien loin de se retirer leur ont répondu que cette terre leur avoit toujours appartenu et qu’ils n’en sortiraient point sujets des François, mais seulement leurs alliés.
Les Sauvages ont eu raison de dire qu'ils n'étaient que les alliés des François, Monsieur de Vaudreuil ayant toujours observé de les nommer ainsi afin de n'être pas responsable de leur conduite.
Les Abénakis, l'année dernière, 1715, ont pris plus de 20 bâtiments pêcheurs aux Anglois.
Comme cela pourroit avoir des suites, Monsieur de Vaudreuil souhaitteroit savoir quelle manière Sa Majesté veut qu'il en agisse.
On avait promis de faire bâtir une église aux Abénakis, et une pour
les Sauvages dela Rivière St Jean, cela coûteroit peu et nous attächeroit encore plus ces Sauvages.
Une des principales attentions que Monsieur de Vaudreuil à eu depuis qu'il est Gouverneur du Canada a été d'entretenir la paix avec les Sauvages et de les empêcher autant que possible d'aller commercer chez les Anglois.
I ne le peut cependant qu'en leur faisant tous les ans quelques présens et surtout qu'ils l’attendent avec impatience.
I en seroit très mal reçu s’il arrivoit sans avoir de quoi leur donner les présens nécessaires, et courroit risque de perdre la confiance qu'ils ont en lui, confiance dont il a besoin pour pouvoir terminer les différents que ces Sauvages ont entr'eux.
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