RAPPORT DE MONSIEUR BIGOT AU MINISTRE
Québec, le 6 aoust, 1750.
Les Anglois tuèrent dans le fort Saint George, il y a quelques mois des Sauvages Abénakis du village de Pana8amské. Ces derniers s'étoient plaint de cet assasinat, et on leur avoit promis justice en faisant mourir devant eux à Baston les coupables. Cette affaire étoit assoupie, les Abénakis de Pana8amské et des environs étoient si liés avec l'Arglois qu’ils ne vouloient point exiger aucune justice.
Mais nous avons fait représenter aux Abénakis de Bécancourt et de Saint François la honte qui rejaillirait sur leur nation s'ils l’aissoient ce crime impuni. Le Sieur Jomancourt mon subdélégué aux 3 Rivières et qui est adopté de ces villages, les a déterminés à prendre ce parti, le gouvernement ne pouvant paroître, de sorte qu'ils partent des 3 Rivières pour aller frapper sur l’Anglois.
Les uns sont d'avis de se joindre aux Micmacs, d'autres veulent ravager les frontières de la Nouvelle Angleterre. Le grand point est qu'ils sont en marche depuis avant hier au nombre de 160 tant Abénakis qu'Alsonquins, et que leur troupe grossira à mesure qu'ils s’approcheront des autres villages Abénakis.
Ils auroient envoyé un collier aux Iroquois du Sault pour se joindre à eux ; mais ils sont trop anglois pour faire cette démarche, et je suis persuadé qu'ils auront dépêché sur ce champ des exprès pour toute la Nouvelle Angleterre pour avertir. On a eu tort aux 3 Rivières de laisser partir ce collier.
J’avois donné ordre à Monsieur de Jonnancourt de leur faire des petits présents pour les déterminer à cette vengeance. Il en a coûté peu de chose,
Je leur ai fait donner aussi des vivres pour se rendre aux autres villages Abénakis qui sont Pana8amské et Narantsouak.
TT TR a 7 à 121
LETTRE DE MONSIEUR DE LA JONQUIÈRE AU MINISTRE
Québec, le 23 septembre, 1750.
Monseigneur,
Depuis la lettre que j'ay eu l'honneur de v dernier pour vous rendre compte du dé qui étoient détenus dans cette c de Bleury, enseigne que j'av
ous écrire le 16 juillet part de tous les prisonniers anglois olonie depuis la dernière guerre, le ois fait partir pour les conduire jusqu’ est arrivé le 27 du dit mois de juillet et françois qui étoient détenus dans la Nouv
Sieur à Orange, a ramené avec luy 18 prisonniers elle Angleterre.
Je ne sache pas qu’il y en ait d’autres fait conformément aux ordres du Roy. Le arrivé peu de temps après le dit Sieur
; ainsi l'échange respectif a été Sieur de Beaubassin est aussi
de Bleury.
Je suis avec un très profond respect, Monseigneur, Votre très humble et très obéissant serviteur,
LAJONQUIÈRE.
SUR LES EFFORTS DES ANGLOIS POUR ALIEN NATIONS SAUVAGES DU COTÉ DE IA LOUISIA ETABLISSEMENTS SUR LA BEL