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Je crois facilement que les Sauvages sont capables de nier ce qu'ils ont fait, quelque publie et juste qu'il soit ; mais en même temps cela ne peut rien ôter des titres qu'ont semblables terres. Et je ne suis pas de votre opinion pour croire qu'un traité n’a point de lieu si par la suite la nation le désavoue. Je suis sûr qu'il en est tout autrement selon les droits des gens et suivant l'usage de tous les gouvernements du monde civilisé.
Tous les traités, stipulations et transactions faits et conclus par des plénipotentiaires ou députés de la nation.
Les gouvernements qui les envoient sunt obligés de les tenir et observer; or ceci est manifeste et de tout temps.
Lorsque ce gouvernement a reçu les soumissions de ces Sauvages et qu'il a traité avec leurs députés quelques uns de leurs chefs étaient présents et faisaient voir le pouvoir qu'ils avoient de familles, c’est bien mauvois et bien injuste à eux après cela de vouloir faire croire qu'on les a forcés à faire ces traités ou soumissions.
Ils vous ont aussi mal informé lorsqu'ils vous ont dit que je leur avais promis de les aller voir l’année dernière. Au contraire je leur fis dire par un exprès que quelques uns des principaux de ce gouvernement iraient à Arowsick pour les voir et leur parler d’affaires, ce qu'ils firent; mais n'y trouvant aucan sauvage, ils s'en revinrent.
À l'égard de leur insolente lettre, je ne vous en dirai rien ici, vous en ayant fait un assez ample détail dans ma dernière.
Je vous suis fort obligé du salutaire avis que vous me donnez d'une guerre avec ces Sauvages. J'en sais tous les hazards, les malheurs et les dépenses. Je vous assure, Monsieur, que je n'ai aucune envie d'avoir guerre avec eux, à moins qu'ils n'y forcent le Gouvernement, Tout ce que je désire à présent et ce à quoi je suis bien résolu est de soutenir et défendre tous les habitants de ce gouvernement dans leurs droits et possession contre les injures et les insultes des Sauvages. J'espère qu'avec l'assistance et la bénédiction de Dieu j'y réussirai. J'ai les ordres du Grand Roy mon maitre positives pour soutenir toutes les Garnisons et tous les établissements Anglois dans cette partie de la Province.
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Vous dites que les Abénakis sont sous la protection du Roy de France Si ce sont ceux de Norridgerroch c’est la première fois que j'en ai oui dire que les François aient prétendu à une telle chose.
Je puis encore moins concevoir sur quoi ils seraient fondés. S'ils aiment mieux l'alliance et la protection des François, volontiers, qu'ils aillent s'établir en Canada. Je suis bien sûr que le lieu de leur résidence à présent, c’est à dire Norridgeroch, dépend de la Grande-Bretagne ; et suivant ceci ils ont continué de se mettre sous la protection de Sa Majesté par des traités solennels dans ce gouvernement, et ils reçoivent des marques de Sa bonté Royale. Vous pouvez être assuré que je ne m'embarrasserai jamais des Sauvages de Canada ou d'autre Gouvernement François. J'espère que vous en ferez de même avec moi.
Vous parlez de Monsieur Bellisle qui semble ne s'être point trouvé avec les Sauvages, mais vous gardez un grand silence au sujet de Monsieur de Croisel officier François et sous vos ordres qui étoient cependant à la tête des Sauvages à Arowsick.
Cela même selon votre lettre n'était point conforme au traité de paix et à l'union qui est entre les deux couronnes.
À l'égard de Monsieur de St Castin, avant même de recevoir votre lettre, j'avois, du consentement de l'assemblée générale de cette province, ordonné qu'on le laissât retourner chez lui; mais cela après une humble soumission et sur la parole qu'il donna qu'il en agirait mieux par la suite avec ce gouvernement pour lui personnellement et les Sauvages de Penosbcott ; vous pensez que de l'avoir envoyé chercher est une faute dont on ne peut se justifier, Il pensait Iui-même le contraire et a reconnu par un écrit de sa main qu'en venant à Arowsick avec les Sauvages, il a donné à ce gouvernement une juste occasion de le faire venir pour en reudre compte.
Pour le Père Rallé, missionnaire chez les Sauvages, je serais bien aise si par ses sermons il les svait rendus meilleurs qu'ils ne l'étaient auparavant qu'il y fût; mais tout ce que j'ai à lui dire et à vous dire aussi de lui, Monsieur, c'est que Norridgeroch, qui est sa mission, est dépendante des
territoires du Roy George, et que suivant un arrêt du parlement de la