‹ Collection de manuscrits contenant lettres, mémoires, et autres documents historiques relatifs à la Nouvelle-France [microforme]Chapitre 61 sur 206 · PA · texte numérisé non relu

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eds qu'ils le faisoient juge de la justive de leur demande et lui remirent copie de ses prétendues donations à eux fuites.

Il leur répondit que les Sauvages lui avaient toujours dit qu'ils n'avaient

jamais vendu leur pays aux Anglis ni été soumis à eux ; qu'il ne connaissait rien aux écrits qu'ils lui présentaient ; que les Nauvages l'avaient toujours assuré qu'ils étoient supposés, qu'il les fallait faire venir et les convaincre devant lui que ces écrits étaient véritables.

Les Anglois lui dirent qu'on devait les croire sur leur parole n'étant pas gens à en imposer. Ils consentirent avec peine qu'on fit venir à Montréal les Sauvages de St François et de Bécancourt, disant qu'ils n'avaient pas pouvoir de traiter avec eux:

On leur demanda quel était le sujet de leur voyage puisqu'ils n'avaient pas le pouvoir de traiter de cette paix.

Ils répondirent qu'ils n'étaient venus que pour retirer leurs prisonniers, faire connaître à Monsieur de Vaudreuil Ja justice de leur cause contre les Abénakis et prendre des nouvelles de cette guerre.

Que les Sieurs Attkinson et Dudley s’en retourneraient à Baston et que le Sieur Dexter resterait à Montréal pour entrer en discussion avec les Abénakis.

Ceux-ci au nombre de sept des plus anciens de tous les villages qui représentaient toute la nation étant arrivés à Montréal le 23 avril dermier, les Anglois dirent qu'ils voulaient tous s’en retourner et qu'ils n'avaient rien à traiter avec les Abénakis. On leur représenta qu'un d’entr'eux, interprête en langue abénakise qui était allé à St François, à Bécancourt et aux Trois-Rivières pour tâcher de retirer les Anglois prisonniers qui y étaient et sa nièce qui était aux Ursulines des Trois-Rivières, avait prévenu les Abénakis que les Anglois étoient venus à Montréal sur la demande que les Anglois en avoit fait à M. de Vaudreuil. |

Ils dirent que leur interprète avoit parlé sans leur ordre. Cependant ils furent obligés de convenir qu'ils avaient prié Monsieur de Vaudreuil de les faire venir, et enfin ils consentirent a entrer en conférence avec ces Sauvages, ce qui ne se fit que le 29 avril, parce qu'ils attendirent le retour de cet interprète en langue abénaquise

{ 0) j ! | di NE 1] | ‘fl 1900 Én ï 129 ; k ni à PPS PC SE . En = a . sets 1 IS profitèrent de ce délai pendant lequel ils mirent en usage toutes les j : + 1: : x , r , e ) \ pratiques qui dépendraient d'eux pour empècher les députés des Abénaquis l Ah à leur aller parler dans leur auberge. ss #4 " # ke! . s PSS ; ; il L: Le Sieur Schult, leur émissaire, alla aussi pendant la nuit trouver ces À HA 0 . : ne ds : N | 4 Sauvages qui ne voulurent point l'écouter et lui dirent qu'ils ne parleraient 1 | que chez Monsieur de Vaudreuil. & | # | : 7 7 / » : / F4 | Cet interprète étant arrivé, les députés des Anglois et ceux des Abéna- Ë ER ‘ , - É . Lt | kis s’assemblèrent chez Monsieur de Vaudreuil. î Î # ‘3 Les Anglois firent d'abord difficulté de parler les premiers, disant qu'ils È avaient rien à dire aux Abénakis. è BA, Ceux-ci leur demandèrent pourquoi ils les avaient fait venir pulsqu ils 4 | avaient rien à leur dire. Monsieur de Vaudreuil les ayant exhorté les uns i | 42 et les autres de ne se point facher et de se parler paisiblement, les Anglois è Hit D : commencèrent et dirent aux Sauvages qu'ils ne venaient que pour de bonnes aflaires ; qu'ils avaient choisi Monsieur de Vaudreuil comme étant e. l + | | ami des deux partis et le Père des Abénaquis pour être leur médiateur et 10 ni , Se . :

v régler leur différend selon la justice. ; £ . À l Les Abénaquis répondirent qu'ils étaient bien aise de ce qu'ils ne 3

venaient que pour de bonnes affaires, et qu'ils avaient aussi prié Monsieur

% k: D 11 de Vaudreuil, leur père, d'être leur médiateur. | Les Abénaquis dirent qu'ils se plaignaient de ce que les Anglois sem pate. raient de leur terre contre tout droit et raison ; qu'ils retenaient injustement 44 des Abénakis prisonniers de guerre à Baston ct au Port Royal, et qu’ils les 1 ke avaient attaqués aussi dans leur religion ayant abattu leur église et tué le or. | Père Raslé, leur missionnaire. kr | 1 Qu'ils demandaient à être satisfaits sur ces trois articles et qu'à cet 4 ÿ effet les Anglois eussent à se retirer de leur terre et à leur rendre leurs pri- 4 LAS sonniers, rebâtir leur église et les dédommager du tort qu'us leur ont fait ni. | par la mort du Père Raslé, et des frais de la guerre. | rs o À î Les Anglois leur ayant dit de s'expliquer de quelle terre ils deman- 10 daient qu'ils se retirassent.

1 Les Abénakis répondirent que leur terre commençait à la rivière de a! Gounitogon, autrement dite la longue rivière qui est à l'ouest par delà par

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