‹ Collection de mémoires relatifs à l'assainissement des ateliers, des édifices publics et des habitations particulières, t. 1Chapitre 53 sur 77 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Description du petit fourneau à coupelle.

La fig. 1 de la planche 22 représente le petit fourneau à coupelle complet; il est composé, comme on le voit, d'une cheminée ou tuyau de tôle a, et du fourneau h qui est fait en terre cuite. Ce petit fourneau n'a que o™, 44*5 de hauteur, et o'",i84 de largeur. Il est formé de trois pièces, d'un dôme c fig. 5 et 6, d'une pièce intermédiaire d, qui comprend ce que l'on nomme ordinairement le laboratoire et le foyer, et d'un cendrier e qui sert en même temps de base au fourneau. La pièce principale a la forme d'une tour creuse ou d'un cylindre creux aplati également de deux côtés opposés, parallèlement à l'axe; de telle manière que toute

section horizontale est elliptique. I^e pied qui le supporte est un cône tronqué, aplati de même sur deux de ses côtés, ayant par conséquent pour bases deux ellipses de diamètres différents : la plus petite doit être égale à celle du fourneau, afin que le pied se raccorde bien avec lui.

Le dôme, qui forme voûte au-dessus du foyer, a de même sa base elliptique , tandis que l'orifice supérieur par lequel sort la fumée conserve la forme cylindrique. Nous allons entrer dans quelques détails sur chacune de ces parties.

De la cheminée.

La cheminée du petit fourneau que l'on voit ( fig. 3 et 4) est faite, comme nous l'avons déjà dit, en tôle ordinaire. C'est un tuyau de o^jOy de diamètre, ayant un de ses bouts un peu élargi, et rendu légèrement conique pour pouvoir l'emboîter exactement sur la partie supérieure c du dôme. A la réunion de la partie conique et de la partie cylindrique du tuyau, se trouve placée une petite galerie en tôle y, dont la figure 3 représente le plan , destinée à recevoir des coupelles neuves , qui s'y échauffent assez fortement pendant le travail pour pouvoir être ensuite introduites sans danger d;ins la moufle, lorsqu'elle est portée à la chaleur rouge : on voit à quelques centimètres au-dessus de cette galerie une petite porte à coulisse g, par laquelle on peut, si on le trouve plus commode, introduire le charbon dans le fourneau; et au-dessus de cette porte on a placé en h une clé , ou soupape qui sert à régler le tirage du fourneau. L'expérience nous a prouvé que , pour porter aisément la moufle à la température nécessaire pour passer les essais d'or et d'argent, il fallait donner à ce tuyau environ o'°,56 de hauteur, depuis la galerie où se placent les coupelles jusqu'à son extrémité supérieure.

Du dôme.

I/ouverture circulaire /, fig. 6 et 7 , qui est percée sur le devant de cette pièce, sert à intr oduire le charbon dans le foyer. On s'en sert aussi lorsqu'on désire voir dans quel état est l'intérieur du fourneau, ou lorsque l'on veut ranger ou faire tomber le charbon autour de la moufle. Cette ouverture se ferme pendant le travail avec le bouchon de terre cuite , dont on voit la face en n, fig. 2 , et la coupe en n, fig. 7. La partie supérieure du dôme , qui est légèrement conique, sert à fixer sur le fourneau le tuyau de tôle , au moyen duquel on établit le tirage nécessaire.

an —

Du foyer.

Le foyer, qui est vu sous différents aspects aux fig. 5 , 6 et 7, présente cinq ouvertures. La principale, qui est celle de la moufle, est placée en / sur le devant, à la partie supérieure; environ au tiers de la hauteur du foyer : elle se ferme avec la porte demi-circulaire que l'on voit de face en m, fig. 2, et dont la coupe se trouve en m, fig. 7. C'est au-devant de celte ouverture que se trouve placée la tablette sur laquelle on fait avancer ou reculer la porte de la moufle. La lettre q des fig. 5 , 6 et 7 indique la vue de face et de côté et la coupe transversale de cette tablette qui est en terre cuite, et qui fait corps avec le fourneau. Le dessus doit être exactement de niveau avec le sol de la moufle. Au-dessous se trouve une fente horizontale o qui est percée au niveau du dessus de la grille , et qui sert à introduire la baguette de fer, fig. 9, destinée à faire tomber de temps en temps dans le cendrier les cendres qui encombrent les trous de la grille. Cette ouverture se bouche à volonté avec le petit coin de terre cuite représenté en A, fig. 2, et dont on voit la coupe en k, fig. 7.

A droite et à gauche, vers le bas , un peu au-dessous de la grille , sont percés, comme on le voit enpp' , fig. 5 et 7 , dans le sens du grand diamètre de l'ellipse , deux trous égaux dont nous ferons connaître dans la suite l'usage.

Sur le derrière du fourneau se trouve la fente verticale r, fig. 7 et 8, qui sert à placer le support en terre cuite, que l'on voit en s, fig. 7, et qui est destiné à soutenir en cas de besoin le fond de la moufle.

On voit en u, fig. 7, la coupe de l'encastrement et de la petite tablette où s'emboîte et sur laquelle repose la moufle.

La fig. 22 représente le grille du petit fourneau vue en plan, et la fig. 2 1 la représente vue horizontalement ; ces deux figures font voir quelles sont les dimensions de l'ellipse qui détermine la forme générale du fourneau, quelle est l'épaisseur de la grille, et comment on l'a rendue plus solide en y fixant tout autour et vers la moitié de son épaisseur un fil de fer bien tendu qui sert, lorsque la grille se fend, à empêcher la séparation des morceaux. On voit en ( la rainure dans laquelle est logé ce fil de fer. Les trous qui sont percés dans cette grille ont la forme de cùnes tronqués, ayant leur grande base en bas, pour que les cendres puissent plus aisément tomber dans le cendrier. La lettre v de la fig. 7, qui représente la coupe de la grille , indique la forme de ces trous : cette

grille est portée par une petite banquette faisant corps avec le fourneau, comme on le voit en x, fig. 7.

Du cendrier.

La pièce de terre cuite qui sert de cendrier au fourneau, est destinée en même temps à l'élever à la hauteur convenable, afin qu'en le posant sur une table ordinaire, l'essayeur puisse, étant assis, suivre aisément l'essai qui passe dans la moufle.

Le cendrier n'a que deux ouvertures, l'une elliptique pratiquée à la base supérieure, et par laquelle les cendres tombent; et l'autre demicirculaire qui se trouve placée sur le devant du cendrier, au niveau de son fond. Cette ouverture, que l'on voit en j", fig. 1, 2, 5, 6 et 7, forme la porte du cendrier; elle sert à l'introduction de l'air sous la grille du fourneau, et à retirer les cendres qui s'y accumulent. Elle se ferme au besoin avec la porte j, fig. i"^*^, dont la coupe se voit en z, fig. 7.

Pour donner plus de solidité au fourneau, on doit le garnir de cercles de fer (i ) serrés à vis, ou avec de bonnes clavettes, placées aux extrémités de chaque pièce, comme on le voit en a a' a', fig. 5 et 8.

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