ACTE I, SCENE XII
Sans doute. Elle en fera les honneurs. Je te recommande d'avoir pour elle tous les égards, toutes les attentions... Je l'aime beaucoup.
L ABRIE.
Oui, monsieur, j'entends.
FERVAL
Mon fils ne la connaît pas; je ne lui en ai point encore parlé. Mai&.je vais la chercher à l'instant dans l'hôtel où je suis descendu, et je la lui présenterai. Tu viendras nous rejoindre ici, et nous en partirons pour aller voir ma maison.
L ABRIE.
Oui, monsieur, j'entends. Sur ce chapitre-là, vous pouvez être bien sûr... Demandez à monsieur votre fils.
Je devine le coquin... André?
ANDRÉ
Monsieur ?
Tu vas me suivre pour porter nos bagages.
ANDRÉ
Oui, not' maître.
Labrie, je te recommande ce garçon -là... Il a besoin d'être un peu formé.
LABRIE
Comment donc, monsieur! Mais il est plein de
dispositions. Il est grand, bien bâti... Nous en ferons un beau coureur.
FERVAL
Il est un peu novice.
Oh! soyez tranquille, monsieur. Demain vous ne le reconnaîtrez pas. Avec un tailleur, un homme est bientôt formé à Paris.
Adieu; je vais chercher Pauline et je reviens dans l'instant.
L A.BRIE
Ah! elle s'appelle Pauline.
FERVAL
Encore une fois, de la prudence, de la discrétion !